Petite bibliothèque des théatres, contenant un recueil des meilleures pieces du théatre françois, tragique, comique, lyrique & bouffon, depuis Porigine des spectacles en France, jusqu'à nos jours, Volume 55

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Au Bureau de la Petite bibliotheque des théatres, 1788
 

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Page 29 - Qui combat des cruels doit l'être encor plus qu'eux : Envers des inhumains se montrer généreux , C'est par l'impunité les enhardir au crime. Tout votre camp, seigneur, qu'un même esprit anime, Vous parle par ma voix, et demande à grands cris Un sang qui doit venger votre mère et mon fds.
Page xi - Il avait un autre objet, dont il rend compte dans sa préface. « Je voulais tracer le >} portrait d'un grand homme tel que j'en conçois » l'idée; d'un homme qui joignît aux qualités » brillantes des héros la justice et l'humanité; » d'un homme , en un mot , qui fût grand pour » le bien des hommes, et non pour leur mal
Page 4 - Oui, sans se réparer, toujours s'affoiblissant, ses lauriers, sous lesquels il faudra qu'il succombe, sont un vain ornement qu'il prépare à sa tombe. Ah ! Pour s'unir à vous par un secret traité, lorsque Rome à vos vœux offre la liberté... Noricus...
Page 91 - M'entraîne... Cependant , j'entends , avec effroi, Dans le fond de mon cœur, une voix qui me crie : « Arrête, malheureux ! tes jours sont-ils à toi?... » O de nos actions incorruptible juge, Conscience !... Mais quoi ! sans espoir, sans refuge , Voir ma femme , mon fils languir dans le besoin ! Auteur de leur misère, en être le témoin ! Endurer le mépris, pire que l'infortune!
Page 26 - De la même fureur crains d'être aussi la proie. Un misérable qui se noie , S'attache, en périssant, au plus foible roseau. Crains que je ne t'entraîne aussi dans mon naufrage. Si tu savois, ô ciel , à quel excès nouveau M'a porté cette nuit du jeu l'aveugle rage ! Ma femme... Ah ! je suis confondu... Moi qui comptois un jour perdu Le jour que je passois loin d'elle , De toute cette nuit elle ne m'a point vu ! J'ai passé cette nuit cruelle , Dans les convulsions d'un malheur obstiné , A...
Page 66 - II pousse un cri , s'élance; et, plus prompt que l'éclair, Aux yeux de Noricus il fait briller le fer, Le plonge dans son sein ; la pointe étincelante Perce de part en part, et sort toute sanglante. Noricus à ses pieds roule en se débattant , Le fer reste engagé dans son sein palpitant : Le bras de Spartacus se trouve sans défense; Et ce grand homme alors cédant avec constance...
Page 68 - Un asyle ! en est-il qu'auprès de mon époux? Guiscard à ma vertu réservoit cet outrage ! Avez-vous oublié qu'un nœud sacré m'engage , Et que l'honneur me fait un austère devoir De ne jamais oser vous parler ni vous voir; Que je ne dois songer qu'à bannir de mon âme Le souvenir trop cher d'une première flamme; Que nous devons nous fuir ; et qu'épouse d'Osmont Votre amour désormais n'est pour moi qu'un affront ? GUISCAHB.
Page 46 - Noricus, je confesse, à ma honte, que tantôt, emporté d'une chaleur trop prompte, j'ai par un mot cruel blessé votre grand cœur ; mais, non moins que du mien, jaloux de votre honneur, je viens publiquement réparer cet outrage. Tous ces chefs assemblés vous rendront témoignage qu'ici je désavoue un aveugle transport : vous avez vaillamment secondé mon effort, quand du poste attaqué je me suis rendu maître ; et si j'ai réussi, je ne le dois, peut-être, qu'aux attaques déjà deux fois...
Page 26 - ... il n'en est point dont l'idée puisse porter un trouble plus salutaire dans le cœur de ceux en qui les passions n'ont pas étouffé tous les sentiments de la nature. Cette menace peut encore arrêter le joueur effréné, qui s'est familiarisé avec les idées du désespoir et de la mort; elle peut effrayer celui qui ne sait plus craindre pour lui-même. Nous devons donc à M. Saurin un drame intéressant et moral, une pièce qui n'est point une tragédie mise sous des noms vulgaires, un ouvrage...
Page 19 - J'ai déja ruiné le rival que j'abhorre... Dans le cœur de sa femme il faut le perdre encore... Le perdre... la gagner... c'est mon double projet. Des deux côtés suivons ma trame : Mon bonheur seroit imparfait, Si l'amour... Oui... déja dans l'esprit de la femme Adroitement j'ai glissé le poison, Et j'espère bientôt... Quelqu'un vient... C'est Leuson. Son esprit pénétrant me met en défiance : 11 m'impose par sa présence , Et je ne le vois pas d'un œil bien affermi.

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