Revue encyclopédique, Volume 51

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Page 103 - O ma Sophie, il me resterait donc un espoir de vous toucher, de vous sentir, de vous aimer, de vous chercher, de m'unir, de me confondre avec vous, quand nous ne serons plus ! S'il y avait...
Page 66 - La nomination des pairs de France appartient au Roi. Leur nombre est illimité : il peut en varier les dignités, les nommer à vie ou les rendre héréditaires, selon sa volonté.
Page 102 - Cela serait, que le sentiment et la vie n'en dépendraient pas. Ce qui a ces qualités les a toujours eues et les aura toujours. Le sentiment et la vie sont éternels. Ce qui vit a toujours vécu, et vivra sans fin.
Page 103 - Ceux qui se sont aimés pendant leur vie et qui se font inhumer l'un à côté de l'autre ne sont peut-être pas si fous qu'on pense. Peut-être leurs cendres se pressent, se mêlent et s'unissent. Que sais-je? Peut-être n'ontelles pas perdu tout sentiment, toute mémoire de leur premier état.
Page 182 - Sa coiffure> si singulière pour nous aujourd'hui dans les gravures du passage du pont d'Arcole, était alors toute simple parce que ces mêmes muscadins, après lesquels il criait tant, en avaient encore de bien plus longues; mais son teint était si jaune à cette époque, et puis il se soignait si peu , que ses cheveux mal peignés, mal poudrés, lui donnaient un aspect désagréable. Ses petites nlains ont aussi subi la métamorphose; alors elles étaient maigres, tangues et noires. On sait à...
Page 514 - Ce ne sont plus , comme dans les siècles précédents , quelques accents délicats et purs, quelques retours heureux à l'antiquité , de l'analyse et de l'éloquence; c'est la poésie elle-même qui a paru. Mais contemplez ceux à qui nous la devons , sondez le fond de leur cœur : ne voyezvous pas que leur front est empreint de tristesse et de désolation ? C'est le doute qui les assiège et qui les inspire, comme il inspira Goethe et Byron.
Page 510 - Et si des hommes je passe à l'univers, si je porte mes regards vers l'infini, je trouve encore le doute, toujours le doute. Dès mon enfance, j'ai ouvert vos livres, ô Philosophes! je m'en suis nourri vingt ans. Jamais Babel ne vit une plus grande confusion et tant de discorde. Au milieu de tous vos systèmes, rien n'est certain pour personne que l'incertitude de toute chose. Le que sais-je? de Montaigne...
Page 506 - Mais, de pas en pas, à quelle nuit profonde nous sommes arrivés ! Ainsi, quand on s'élève au sommet d'une haute montagne, il semble que l'œil, plus près des étoiles, va jouir d'une éclatante lumière et de ravissants spectacles; mais, arrivé au sommet, on est tout étonné de se trouver dans les ténèbres, et le soleil qui brille dans cette obscurité nous envoie une lumière qui nous blesse. La terre est changée ou plutôt bouleversée, car l'inégalité suivant la naissance n'est plus...
Page 101 - Supposer qu'en mettant à côté d'une particule morte, une, deux ou trois particules mortes, on en formera un système de corps vivant, c'est avancer, ce me semble, une absurdité très forte, ou je ne m'y connais pas.
Page 503 - Et qu'on ne croie pas que je veuille faire de ce moyen âge une peinture agréable et fausse. Je dirai, au contraire, que ce qui a fait imaginer ces grandes et sublimes fables du christianisme, c'est la souffrance horrible des hommes à cette époque. Plus la condition des hommes était mauvaise, plus leur foi dans le ciel équitable devait être grande. Le ciel et la terre se correspondaient et se suppléaient ; l'un était la conséquence, la déduction sentimentale et logique de l'autre : tous...

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