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ses en négociant un échange avec la Banque d'Angleterre. L'argent que nous avons expédié à Londres a été remplacé par de l'or, dont la présence et la distribution par voie d'escompte ou de remboursement de nos billets nous a permis de ne pas employer, sans réalisation de la prime dont elle est actuellement l'objet, une partie de notre encaisse argent. En songeant à l'accord parfait des mesures que nous avons combinées avec la Banque de Londres, à l'action si directe et si sûre qu'elles ont exercée, nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir pu si cordialement les concerter.

Une négociation analogue a été entamée à Saint-Pétersbourg : elle a rencontré des difficultés qui en rendent aujourd'hui le succès problématique.

Au surplus, l'amélioration successive de nos encaisses depuis quelques jours ne laisse à la réalisation de cette opération qu'un intérêt secondaire.

$4. — Des avances sur effets publics, chemins de fer et autres valeurs. — Les opérations de cette nature présentent pour cette année un chiffre un peu moins élevé que celui de l'année dernière.

Indépendamment du crédit ouvert aux Compagnies de chemins de fer, il a été avancé:

Sur effets publics F. 214,828,000

Sur actions et obligations de chemins de fer » 431,455,300

Sur obligations du Crédit foncier » 5,668,500

Total des avances » 651,551,800

En 1859, les avances sur diverses natures de valeurs s'élevaient à F. 684,227,700

Diminution pour 1860 F. 32,675,900

Le solde de ce compte était, au 24 décembre dernier, de 118,466,100 francs. Il est aujourd'hui, 31 janvier, de 106,548,000 francs.

J5. — Des réserves métalliques. — Les encaisses de la Banque ont subi, dans l'exercice qui vient de s'écouler, une diminution presque constante. Au 26 décembre 1859, premier jour des opérations de 1860,

Les encaisses étaient de F. 573,039,800

Le 26 janvier 1860, de 526,000,000

Le 9 août, elles ont remonté à » 549,150,000

pour redescendre à » 411,370,900

Elles sont aujourd'hui, 31 janvier 1861, de » 354,193,500

J 6. — De la circulation des billets au porteur. — La circulation des billets émis par la Banque centrale et ses succursales s'élevait, au 24 décembre 1860,

à F. 749,408,800

Le maximum, au 20 juillet, était de » 801,184,500

Le minimum, au 21 mars, de » 704,288,900

Le chiffre aujourd'hui, 31 janvier, est de » 787,989,800

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§ 7. — Des mouvements généraux des espèces, des billets et des vfrements dans la Banque centrale. — L'ensemble de ces mouvements est inférieur au chiffre de l'année 1859.

Il s'élevait, pour cette année, à F. 25,222,162,000

Il no s'élève, pour 1860, qu'à 24,121,90^600

Différence F. 1,100,260.400

La diminution porte sur chaque nature, savoir:

Espèces F. 127,296,400

Billets . » 397,639,700

Virements » 575,324,300

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§ 8. — Des effets au comptant. — Le nombre des effets au comptant encaissés en 1860 dépasse encore celui de l'année précédente.

En 1859, il s'est élevé à 1,024,000 effets pour une somme de F. 1,375,500,000

En 1860, il s'élève à 1,164,600 effets pour une somme

do F. 1,584,300,000

Augmentation pour 1860, 140,600 effets pour une somme

de F. 208,800,000

§ 9.— Des comptes courants de Paris.— En 1859, le maximum des comptes

courants a été de F. 306,250,800

Le minimum de > 138,822,300

En 1860, le maximum, au 31 août, était de » 220 205,700

Le minimum, au 23 janvier, de » 134,480 800

Les comptes courants de la Banque et des succursales

ont donné, en 1860, un maximum, au 26 janvier, de. . F. 174,452,500

Un maximum, au 30 août, de 255,977 700

§ 10. — Des billets à ordre tirés de la Banque centrale sur les succursales, et vice versa. — Une augmentation dans l'importance du mouvement de cette' nature d'opération s'est produite cette année comparativement à l'année dernière. — En 1859, les billets à ordre délivrés par la Banque centrale et ses succursales s'élevaient à 486,028,000 francs.

Eu 1860, les billets délivrés par la Banque centrale se sont élevés à F. 211,711,000

Ceux délivrés par les succursales, à » 300,345,000

Total » 512,056,000

Augmentation pour 1860 F. 26,028 000

S il. — Du service des recettes en ville et dans la banlieue (effets au corn

tant compris). — Ce service est des plus utiles au commerce, mais des plus dispendieux pour la Banque; il se développe constamment.

En 1859, le nombre d'effets encaissés s'était élevé à 2,378,000, représentant une somme de F. 3,658,000,000

En 1860, il s'élève à 2,684,000 effets représentant une somme de F. 3,933,000,000

Soit, pour 1860, 306,000 effets en plus pour 278 millions.

La plus forte recette depuis que la Banque existe a été celle du 31 octobre dernier. Elle était de 88,190 effets, pour 91,753,000 francs.

Elle a été confiée aux soins de 120 garçons de recette et auxiliaires qui, dans cette journée, ont dû, pour opérer leurs recouvrements, franchir le seuil de 35,600 domiciles. A l'intérêt de cette indication, nous pouvons en ajouter une plus complète encore, et dire que, du 1er janvier au 31 décembre 1860, le nombre des effets recouvrés à Paris a été de 2,750,449, représentant une somme de 3,970,969,315 fr. 2îc. ; que le relevé des domiciles visités le 15 et le 30 (leur nombre n'a de réelle importance que deux fois par mois) accuse 638,716 domiciles et 23,750 journées consacrées à les parcourir.

( 12. — Des effets en souffrance dans la Banque centrale. — Le compte des effets en souffrance se soldait, au 24 décembre 1859, par un crédit de 3,678 fr. 70 c, passé le même jour au compte de « Proflts'et Pertes. »

Dans le 1" semestre 1860, il a été débité, tant pour frais relatifs à d'anciennes créances que pour effets tombés en souffrance, d'une somme de F. 5,298 80

Il a été recouvré, pendant le 1er semestre, sur d'anciennes créances F. 36,712 06

Solde créancier passé à « Profits et Pertes, » le 24 juin. . F. 31,413 26 Les effets tombés en souffrance pendant le 2' semestre s'élèvent à F. 275,927 25

il a été recouvré sur ces créances .... F. 45,776 82 Sur des créances anciennes » 41,124 77

Total F. 86,901 59 ci. 86,901 50

Le compte restait débiteur, au 24 décembre 1860, de . . F. 189,024 66 Il se trouve réduit aujourd'hui, 31 janvier, à » 163,324 39

$13. — Du service de la caisse des dépôts de titres. — Le nombre des titres, déposés en caisse au 24 décembre 1859 s'élevant à 1,295,000 pour une valeur de 794 millions, était, au 24 décembre 1860, de 1,427,700 pour une valeur de 801 millions. — En 1859, les succursales ont transmis à la Banque centrale 800,204 coupons, représentant 9,614,000 francs à encaisser dans diverses Compagnies.— En 1860, le nombre de ces coupons s'est élevé à 952,700, pour une somme de 10,505,000 francs. — Soit une augmentation de 152,000 coupons pour une somme de 891,000 francs.

Ç 14. — Des succursales. — Le capital employé dans les succursales par l'escompte du papier de commerce, prêts sur effets publics, sur actions et obligations de diverses natures, etc., etc., s'élevait, en

1*59, à F. 3,566,993,000

à quoi il convient d'ajouter les billets à ordre et virements. » 284,035,000

Soit F. 3,851,046,000

Pour 1860, il s'élève à 3,931,856,000

C'est donc, pour l'année 1860, une augmentation de. F. 80,810,000

Les quatre succursales ci-après désignées, qui tiennent depuis longtemps le premier rang en ordre d'importance d'opérations, ont maintenu cette position avec accroissement de chiffres pour les deux premières : Marseille et Bordeaux.

Lyon et Lille présentent une légère diminution.

Ainsi, les opérations de Marseille s'élevaient, en 1859, à F. 469,067,000

Elles s'élèvent, pour 1860, à. 535,387,000

Augmentation pour 1860 F. 66,320,000

Bordeaux, en 1859 F. 268,862,000

— en 1860 290,452,000

Augmentation pour 1860 F. 21,690,000

Lyon, en 1859 F. 312,946,000

— en 1860 » 282,243,000

Diminution pour 1860 F. 30,703,000,

Lille, en 1859 F. 261,568,000

— en 1860 » 232,519,000

Diminution pour 1860 F. 29,049,000

Cinq succursales présentent des pertes, savoir:

Agen, fr. 15,831 ; BasUa, 3,136; —Brest, 6,900; — Carcassonne, 4,767; Laval, 728. — Total, 31,362 fr.

La première de ces succursales, Agen, n'a commencé à fonctionner que le 12 septembre 1860, et n'a pu conséquemment couvrir ses frais. Il y a lieu d'augurer favorablement de Brest, dont les opérations ont commencé en janvier 1860, car ses bénéfices dans l'année ont permis, toutes ses dépenses payées, même les frais de transport d'espèces, de réduire à 6,900 fr. ses frais de premier établissement s'élevant à 13,814 fr. 03 c.

J 15. — Des dépenses de la Banque centrale et de* succursales. — Les dé

penses ordinaires de la Banque centrale se sont élevées à. F. 2,751,754 76 Celle des succursales à » 2,995,482 56

Total F. 5,747,237 32

Non compris les frais de transport d'espèces et ceux relatifs à la souscription aux obligations de chemins de fer.

S 16. — Des dividendes. — Le dividende du 1" semestre 1860 a été

de F. 68

Celui du 2e semestre de » 72

Soit pour l'année F. 140

autant de fois distribués qu'il y a d'actions, c'est-à-dire 182,500 fois. Aujourd'hui ces 182,500 actions sont possédées par 13,767 actionnaires.

143,820 actions sur 182,500 appartiennent à des propriétaires qui ont la libre disposition de leurs biens; la différence est répartie entre mineurs, interdits, femmes mariées et établissements publics : elle est plus ou moins immobilisée pour des causes diverses.

Extrait du rapport de M. Bnyvet, an non dea Censeurs.

Comme les années précédentes, fidèles observateurs des règles établies par les statuts, les censeurs ont assisté à toutes les réunions des comités et du conseil général, et pris part, dans la limite de leurs attributions à toutes les délibérations. — Us ont reconnu qu'aucune dépense n'a été votée par le Conseil sans être justifiée par les besoins du service. — Us ont assisté et pris part à toutes les vérifications ordonnées par les règlements.

La vérification des portefeuilles, tant de la Banque centrale que des succursales, leur a permis de constater que les règles imposées par les statuts, pour l'escompte du papier de commerce, ont été rigoureusement observées par les comités d'escompte, et que ces comités ont continué à accueillir le papier du petit commerce avec autant de faveur que les autres valeurs.

Les vérifications de la caisse des dépôts de titres, faites avec la plus scrupuleuse exactitude, ont donné lieu de reconnaître que l'ordre le plus parfait continue à régner dans cette partie délicate du service, qui engage d'une manière si grave la responsabilité de la Banque.

Au 24 décembre dernier, cette caisse renfermait, 1,427,702 titres représentant une valeur de F. 801,401,800

«au 24 décembre 1858, elle contenait 1,295,355 lit. pour » 794,161,700

Augmentation : 132,347 titres. — Valeur. . . F. 7,240,100 Les produits de ce service, pour droits de garde et commission sur versements, ont été de F. 362,860 81

Et pour commissions payées aux succursales par les déposants qui y touchent leurs arrérages, de F. 13,284 12

Total. . . '. F. 376,144 93

Les frais à déduire de 155,479 »

2' Série, T. xxx. — 15 avril 1861. 8

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