Chansons de Béranger

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L. Hauman et cie., 1836 - 664 pages
 

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Page 609 - Chateaubriand, pourquoi fuir ta patrie , Fuir son amour, notre encens et nos soins ? N'entends-tu pas la France qui s'écrie : Mon beau ciel pleure une étoile de moins...
Page 227 - Vous vieillirez, ô ma belle maîtresse; Vous vieillirez, et je ne serai plus. Pour moi le temps semble, dans sa vitesse, Compter deux fois les jours que j'ai perdus. Survivez-moi ; mais que l'âge pénible Vous trouve encor fidèle à mes leçons , Et bonne vieille, au coin d'un feu paisible, De votre ami répétez les chansons. Lorsque les yeux chercheront sous vos rides Les traits charmans qui m'auront inspiré, Des doux récits les jeunes gens avides Diront : Quel fut cet ami tant pleuré?
Page 417 - ... brillaient dans la bataille Ces habits bleus, par la victoire usés ! La liberté mêlait 'à la mitraille Des fers rompus et des sceptres brisés. Les nations, reines par nos conquêtes, Ceignaient de fleurs le front de nos soldats. Heureux celui qui mourut dans ces fêtes! Dieu, mes enfants, vous dorme un beau trépas!
Page 266 - Oui, voilà les rives de France; Oui, voilà le port vaste et sûr, Voisin des champs où mon enfance S'écoula sous un chaume obscur. France adorée! Douce contrée! Après vingt ans enfin je te revois; De mon village Je vois la plage, Je vois fumer la cime de nos toits.
Page 315 - J'ai mon drapeau dans ma chaumière. Quand secouerai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs ? Il est caché sous l'humble paille Où je dors, pauvre et mutilé, Lui qui, sûr de vaincre, a volé Vingt ans de bataille en bataille ! Chargé de lauriers et de fleurs, Il brilla sur l'Europe entière. Quand secouerai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs...
Page 293 - En vain l'Anglais a mis dans la balance L'or que pour vaincre ont mendié les rois, Des siècles entends-tu la voix ? Honneur aux enfants de la France ! Dieu, qui punit le tyran et l'esclave, Veut te voir libre, et libre pour toujours. Que tes plaisirs ne soient plus une entrave : La Liberté doit sourire aux amours.
Page 228 - Les traits charmants qui m'auront inspiré , Des doux récits les jeunes gens avides Diront : Quel fut cet ami tant pleuré? De mon amour peignez, s'il est possible, L'ardeur, l'ivresse , et même les soupçons , Et, bonne vieille, au coin d'un feu paisible, De votre ami répétez les chansons. On vous dira : Savait-il être aimable? Et sans rougir vous direz : Je l'aimais. D'un trait méchant se montra-t-il capable?
Page 500 - Quel beau jour pour vous ! Mais quand la pauvre Champagne Fut en proie aux étrangers, Lui, bravant tous les dangers Semblait seul tenir la campagne. Un soir, tout comme aujourd'hui, J'entends frapper à la porte ; J'ouvre, bon Dieu! c'était lui, Suivi d'une faible escorte. Il s'asseoit où me voilà, S'écriant : oh ! quelle guerre ! Oh ! quelle guerre ! — Il s'est assis là, grand'mère ! Il s'est assis là ! J'ai faim, dit-il, et bien vite Je sers piquette et pain bis.
Page 107 - J'aime qu'un Russe soit Russe, Et qu'un Anglais soit Anglais. Si l'on est Prussien en Prusse , En France soyons Français.
Page 213 - T'ai-je imprégné des flots de musc et d'ambre Qu'un fat exhale en se mirant? M'at-on jamais vu dans une antichambre T'exposer au mépris d'un grand? Pour des rubans la France entière Fut en proie à de longs débats ; La fleur des champs brille à ta boutonnière : Mon vieil ami, ne nous séparons pas. Ne crains plus tant ces jours de courses...

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