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quides , d'un très-beau bleu, à odeur ammoniacale; elles dégagent cette odeur quand on les chauffe avec de la potasse, il se dépose du bi-oxyde de cuivre, et l'acide du sel reste combiné avec la potasse. Enfin le borate, l'oxalate etc., sont blanc-bleuâtres et insolubles.

Caractères chimiques des solutés de cuivre.

Les préparations cnivreuses sont solubles dans l'ean (sul. fates, acétates, nitrates, chlorures, etc.), ou le deviennent par l'intermédiaire de l'acide nitrique (cuivre, oxydes, carbonates, phosphates, arsénites), leurs dissolutions, de couleur vertbleuâtre, ou d'un bleu plus ou moins foncé, ont une saveur styptique, cuivreuse, particulière , et offrent les réactions suivantes.

10 Acide sulfhydrique et sulfhydrates. Précipité brunnoir (sulfure de cuivre). Ces réactifs s'arrêtent à 1/60,000.

2° Potasse, soude, ammoniaque et leurs carbonates. Précipité blanc-bleuâtre (hydrate de bi-oxyde de cuivre), insoluble dins les deux premiers réactifs , soluble dans l'ammoniaque et son carbonate, auxquels, il donne une couleur d'un très-beau bleu, brillante (sel de cuivre ammoniacal). Pour obtenir ces deux caractères, ces derniers réactifs ne doivent être verses que peu à pen. Ils s'arrê:ent à environ 1/14,000.

3o Cyanure jaune de potassium et de fer. Précipité brunmarron, insoluble dans l'acide chlorhydrique (cyanure de fer et de cuivre). Il s'arrête à 1180,000.

4. Une lame de fer bien décapée, plongée dans une dissolution cuivrique préalablement acidulée, se couvre d'une couche rougeâtre ou cuivreuse. On peut constater aussi cette réaction en déposant une goutte du soluté sur une lame de fer, sur un couteau, un canif, une clef, aussi bien décapés, et non huileux. La réaction s'arrêterait , d'après M. Devergie, à 1/6,000. Cette estimation est probablement au-dessous de la vérité, car M. Orfila a trouvé ce réactif aussi délicat que

le cyanure jaune de potassium ct de fer. D'après M. Boutigny, on peut apprécier, à l'aide de ce réactif, des quantités de cuivre insensibles aux réactifs précédents.

5° Enfin nous citerons encore, 10 le phosphore, qui, plongé dans une dissolution cuivrique, se couvre immédiatement d'une couche de cuivre , qu'il serait facile d'isoler en liquéfiant le phosphore dans l'eau à 45 degrés ; 2° le zinc, qui en précipite le cuivre sous forme d'un enduit noir; 3° les arsénites, qui les précipitent en vert pré; les arséniates, les phosphates, les oxalates, en blanc bleuâtre; le chromate de potasse, en jaune-rougeâtre. Ces précipités sont en général solubles dans l'ammoniaque ou l'acide azotique. On caractériserait l'espèce de préparation par les réactions propres aux acides.

De tous ces réactifs, les plus importants sont : l'ammoniaque, le cyanure jaune de potassium et de fer, et la lame de fer. A la rigueur, la reaction par le ser serait suffisante, comme caractéristique, puisqu’on obtient le cuivre en nature. Pour démontrer que c'est du cuivre qui s'est déposé sur le fer, on lave la partie tachée, on la dessèche au papier joseph, et on y verse quelques gouttes d'ammoniaque, qui, au contact de l'air, forme un ammoniure de cuivre, coloré en bleu, lequel, évaporé à siccité, laisse un résidu qui, dissous dans un peu d'eau acidulée, offre les réactions cuivriques. On pourrait encore détacher la couche de cuivre avec la pointe d'un canif, dissoudre les parcelles dans l'acide azotique, évaporer à siccité et séparer le bi-oxyde de cuivre de l'oxyde ferrique par l'ammoniaque, etc.

Lorsque la dissolution est trop étendue pour donner les réactions caractéristiques, il faut la concentrer, ou bien encore précipiter le cuivre à l'état du sulfure par l'acide sulflydrique, transformer ce sulfure en sulfate, en le chauffant avec l'acide azotique, évaporer à siccité, reprendre le résidu par de l'eau acidulée, et constater ensuite les réactions caracéristiques.

Préparations cuivreuses et matières organiques. Les sels cuivriques solubles (acétate, nitrate, sulfate) sorment, avec la plupart des matières organiques, et surtout avec les liquides sucrés, albunineux, caséeux, astringents, les tissus organiques, soit immédiatement, soit après un contact plus ou moins prolongé, des composés insolubles , ei, au bout d'un certain temps, il n'existe plus de cuivre dans les parties lignides. M. Lefortier expose à l'air 30 centigra..). de sulfate de cuivre, dissous dans 1 litre % d'eau, avec une portion du tube inicstival; un nois après, la liqueur était incolore et n'offrait plus les réactions cuivriques, tandis que les intestins ont donné du cuivre. M. Orfila introduit dans un estomac 4 gram. environ de verdet préalablement mêle à de la viande, à un blanc d'auf, à de la soupe, et enSouit le tout en terre dans une boite de sapin ; neuf nois après, le mélange donne, par ébullition dans l'eau, des liqueurs non cuivreuses, et les parties solides, traitées à froid

par

l'acide ly. dro chlorique étendu, cèdent ce niétal à cet acide. Ces résultats cependant doivent varier selon les proportions relatives de preparation cuivreuse et de matière organique, la durée de l'expérience, etc.

Les liquides organiques sont colorés en bleu ou en vert, par les préparations cuivieuses solubles, et donnent : le lait, un coagulum verdâtre; l'infusé de thé, un précipité lloconneur jaune rougeaire ; l'albumine , l'eau sucrée, un dépôt bleuâtre ; le bouillon , la gelatine ne sont troubles, ni à chaud, ni à froid; le vin prend une teinte violacée et conserve sa transparence; mais, an bout d'un certain temps, il se forme un dépôt brunâtre. Les tissus solides, mous, immergés dans une solution cuivreuse, se colorent en vert, en bleu, et Soi ment aussi des composés insolubles, d'où l'eau ne peut enlever completement le cuivre, même à chaud. Les opinions sont partagées sur la nature de ces composés. D'après MM. F. Rose , Christison, etc, ils ser,jent formés de matière organique et d'osyde de cuivre, d'après Mitscherlich, d'albumine et de sei cuivrique neutre, si le sel est en excès, et basique, si c'est au contraire l'albumine (il a expérimenté avec l'albumine et le sullate). M. Lassaigne pense que ces précipités sout composer

de sel cuiv rique et de matière organique en proportion définie comme ceux qui résultent de l'action du sublimé. Quoi qu'il en soit, ces précipités peuvent se dissoudre dans les dissolutions albumineuses, cuivrigues, alcalines, ou leur céder quelques-uns de leurs composanis. Les acides lactique, acelique, chlorhydrique etc , l'ammoniaque en séparent l'oxyde de cuivre.

Les oxydes, les carbonales, les phosphates, les borates, les arsénites et arséniales, etc., quoiqne insolubles, peuvent cependant se rencontrer dans les parties liquides des vomisse. menis, décomposés qu'ils sont par les acides de l'estoniac, des aliments, avec lesquels il forment des sels solubles; c'est ce que démontrent les expériences intéressantes de M. Leforlier. 60 à 70 centigr. (12 a 14 grains) soit de proloxyde, de bioxyde anhydre, de carbonate, de phosphale ou de sousphosphate, préalablement bien lavés, et mêlés ou non à des niatières organiques, étant donnés à des chiens; un quart d'heure ou une demi heure après, il survint des voniissements. Les parties liquides, colorées en bleu, offraient les réactions des sels de cuivre, ainsi que les matières solides. Avec le protoxyde les matières des vonijssements ne se coloraient en bleu qu'après leur exposition à l'air, et, environ vingt-quatre heures après, la transformation en bi-oxyde était complère, M. Leforlier, ayant mis à digérer ces préparations insolubles avec une tranche de bouf et de l'eau distillée, a obtenu des résultats différents. Les réactions étaient bien moins promptes et à peine marquées avec le proto et le deutoxyde; le premier n'éiajt pas même coinplétement bi-oxydé après vingt-quatre heures. Avec le carbonate, le sous-phosz hale, elle était nulle soit à chaud, soit à froid; avec le phosphate neutre, la réaction était aussi intense qu'avec les matières des vomissements, ce qui dépend de ce que ce sel est transformé par l'eau en sel acide soluble et en sous-se!. Les acides de l'estomac, des aliments, jouent donc un rôle important dans l'empoisovnenient par parations cuivreuses insolubles, et, si ce n'est peut-êire le sulfure, toutes sont ainsi ranienées à l'état soluble.

les préAnalyse. Les préparations cuivreuses, qu'elles aient été données a l'état soluble ou insoluble, peuvent donc se trouver en dissolution dans les parties liquides des matières des vomissements, et à l'état de mélange ou de combinaison dans les matières solides, les tissus du tube intestinal, etc. Il faut d'abord, 10 constater leur caractère physique et suriout la saveur et la coloration en bleu ou en vert de ces matières, en se rappelant toutefois que cette couleur n'est pas spéciale aux préparations cuivreuses , quelle peut dépendre de la bile, des matières vertes des végétaux, ou autres matières colorantes; 2o examiner si sur le tube intestinal, dans les matières suspectes, dans les dépôts des liqueurs, ne se trouvent point une poudre, des fragments ou de petits flocons blanc-bleuâtres, verdâtres ou bleus, qu’on isolerait, soit par le triage, soit par les lavages, afin de les soumettre séparément à l'analyse : à cet égard il suffirait de les dissoudre dans un peu d'acide acétique, ou nitrique etc., pour constater ensuite les réactions caractéristiques des sels de cuivre. 3° après ces opérations préliminaires, on délaye les matières dans de l'eau distillée, si elles ne sont pas assez liquides, et après macération préalable, et même après ébullition, on filtre, on concentre la liqueur, et on les essaye par l'ammoniaque, le cyanure jaune de polassium et de fer et la lame de fer. Si les réactions ne sont pas nettes, caractéristiques, précipitez le cuivre à l'état de sulfure par un courant de gaz sulfhydrique; chauffez le sulfure, préalablement lavé, avec deux fois son poids d'acide azotique, pour détruire la inatière organique, et le convertir en sulfate; évaporez à siccité; reprenez le résidu par l'eau et constatez ensuite les réactions cuivriques. Christison propose de calciuer le sulfure , afin de le dépouiller plus complétement de matière organique, et Mitscherlich de le faire deflagrer avec du nitre. Mais ces manipulations, dans la plupart des cas, sont inutiles. On agirait de même sur les liquides colorés, le vin, le cafe, ctc.

Quant aux dépôts , aux matières solides, au tube intestinal, aux liquides épais, visqueux, chargés enfin de beaucoup de matière organique (lait, bouillon, liquides albumineux), il

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