Dictionnaire du patois de Lille

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Vanackere, 1856 - 155 pages
 

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Une référence pour le patois Lillois.
Comporte des éléments sur la prononciation, et donne la définition d'environ 300 mots.

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Page viii - ... seulet Ce seroit un très grant dangier. Par quoy ne le fault estranger Qu'il ne soit jour et nuyt veillé , Et , s'il dort , qu'il soit reveillé , Et qu'il n'ayt livre ne livret : Car cela du tout l'enyvroit Et lui troubloit l'entendement.
Page xi - Enfin Desrousseaux vint, et le premier à Lille Dans le chant populaire introduisit le style, Assouplit notre accent sous de moins rudes lois, Et réussit à rendre aimable le patois.
Page xiii - Je demande si le dictionnaire concordant des patois d'une langue ne serait pas un des plus beaux monumens qu'on pût élever à la lexicologie. Je connais tel de ces singuliers idiomes qui fournirait à l'explorateur habile p'usde curiosités et de richesses que cinquante de nos glossaires.
Page 79 - GROS-JEAN, jeu des rues. Gros-Jean poursuit d'abord tout seul ses adversaires, à cloche-pied, toutefois, après leur avoir demandé la permission de sortir. Chaque prisonnier qu'il fait augmente sa famille; la poursuite collective qu'entreprend Gros-Jean avec sa femme et ses enfants a lieu en faisant la chaîne par les mains réunies. Les adversaires cherchent à briser cette chaîne à coups de poing; c'est aussi à coups de poing qu'on reconduit à son poste la famille Gros-Jean débandée . Gros-Jean...
Page 82 - C'est, suivant Le Duchat, une contraction de habillon, habit. En français, haillon est une barraque d'ardoisier (Nap. Landais), c'est du mauvais état des toiles qui flottent au vent que vient le mot haillons , vêtements déchirés. Quoi ! n'ya point den tout m' naïon Drochi, des sorlés àvot point?
Page vi - Decottignies d'une philosophie usuelle. » Et M. Monselet donne le dialogue entre un mari et une femme, intitulé : Pasquille plaisante en patois de Lille', dans laquelle il reconnaît une mélancolie et une douceur qu'on ne rencontre pas, dit-il, dans toutes les œuvres de Brûle-Maison. On ne s'étonnera pas des citations nombreuses que j'ai empruntées à cet auteur, qui, par lui-même et par ses satellites, renferme dans son œuvre toute l'école patoise.
Page 84 - ... où le roi se arrêta plus que à autres : « Sire, » sire-, rendez-vous. » Le roi, qui se vit en dur parti et trop efforcé de ses ennemis, et aussi que la défense ne lui valoit rien , demanda , en regardant le chevalier : « A qui me rendrai-je? à qui? » Où est mon cousin le prince de Galles? Si je le «véois, je parlerois.
Page 8 - a le son de c dur ou k. Il ne se fait pas sentir à la fin de coq, on prononce co, ainsi qu'on le prononçait dans l'ancien français, comme le prouve le mol codindc.
Page 135 - Chaque fois qu'une chose abonde, on dit qu'il y eu aura pour ter tins et pour tertous. TERTOUS-SES, adj.— Tous. On prononce teurtous, teurtousses. « Par transposition de très- tous, composé de tous et » de la particule très, qui communique aux adjectifs « une valeur superlative ; il est dans RABELAIS et dans » MONTAIGNE. » (P. LEGRAND. Dict. du Patois de Lille.) C'est le mot trétous employé dans un grand nombre de provinces de France : Ne sommes-nous pas cousins, cousines, Ne sommes-nous...

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