Éphémérides du citoyen, Volumes 1 à 2

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Feltrinelli Reprint, 1770
 

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Page 139 - Récapitulation des cinq différentes manières d'employer les capitaux. J'ai compté cinq manières différentes d'employer les capitaux ou de les placer d'une manière profitable. La première est d'acheter un fonds de terre qui rapporte un certain revenu. La seconde est de placer son argent dans des entreprises de culture en affermant des terres dont les fruits doivent rendre, outre le prix du fermage, l'intérêt des avances et le prix du travail de celui qui consacre à leur culture ses...
Page 168 - ... des profits des classes laborieuses, cependant, comme ces profits viennent toujours de la terre, puisque tous sont payés ou sur le revenu, ou sur les frais qui servent à produire le revenu, il est évident que les capitaux viennent de la terre tout comme le revenu, ou plutôt qu'ils ne sont que l'accumulation de la partie des valeurs produites par la terre que les propriétaires du revenu ou ceux qui le partagent peuvent mettre en réserve chaque année, sans l'employer à leurs besoins.
Page 145 - ... pas plus fort que le revenu des terres qu'ils achèteraient. Si donc les emprunteurs veulent avoir de l'argent, ils seront obligés d'en payer un loyer plus fort. Si l'intérêt de l'argent devient plus haut, on aimera mieux le prêter que de le faire valoir, d'une manière plus pénible et plus...
Page 144 - Les différents emplois des capitaux rapportent donc des produits très inégaux ; mais cette inégalité n'empêche pas qu'ils n'influent réciproquement les uns sur les autres, et qu'il ne s'établisse entre eux une espèce d'équilibre, comme entre deux liqueurs inégalement pesantes, et qui...
Page 116 - C'est donc une erreur de croire que l'intérêt de l'argent dans le commerce doive être fixé par les lois des princes ; c'est un prix courant, fixé comme celui de toutes les autres marchandises. Ce prix est un peu différent suivant le plus ou moins de sûreté qu'a le prêteur de ne pas perdre son capital ; mais, à sûreté égale, il doit hausser ou baisser à raison de l'abondance et du besoin...
Page 166 - Les salariés, et surtout les entrepreneurs des autres classes, recevant des profits proportionnés à leurs avances, à leurs talents, à leur activité, ont, quoiqu'ils n'aient point de revenu proprement dit, un superflu au delà de leur subsistance, et presque tous, livrés à leurs entreprises, occupés à accroître leur fortune, détournés par leur travail des amusements et des passions dispendieuses, épargnent tout leur superflu pour le reverser dans leur entreprise et l'augmenter.
Page 124 - ... sommes, serait plus dangereuse encore. Dès que les travaux se sont partagés au point que chacun se trouve naturellement fixé à un seul genre d'entreprise, qu'un cultivateur ne fait que du blé, tandis que l'autre ne fait que du vin ; qu'un manufacturier ne fabrique que des étoffes de laine, lorsque...
Page 129 - L'intérêt a dix pour cent des avances primitives est l'autre tiers. Par exemple, si les avances annuelles sont deux mille, les reprises totales sont trois mille, parce que les avances primitives font cinq fois deux mille ou dix mille, qui doivent donner mille d'intérêt, à dix pour cent. Troisièmement, la proportion qui règne entre les avances annuelles et le produit net étant une fois donnée comme second élément fondamental, un calcul très simple vous donne la production totale annuelle....
Page 122 - Claffe jlèrïle , par les artiftes 6c fabriquants ; c'eft là ce qui conftime leur profit. Il eft telle façon , dont l'effet eft de faire confommer^, par ces agents de la Clafle ftérile , pour dix fois , &. même cent fois plus de productions naturelles en façonnant , que ne vaut la matiere premiere , fur laquelle ils s'exercent ; telle eft, par exemple, une belle piece de dentelle. Il en eft de même quant aux ventes que fait la Clafle Jlirile à la Clafle productive , jufqu'à concurrence du...
Page 137 - L'esprit d'économie * dans une nation tend à augmenter sans cesse la somme de ses capitaux, à accroître le nombre des prêteurs, à diminuer celui des emprunteurs.

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