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1867 ), sous le titre de : la Liberté d'émission et le Crédit libre.

Au numéro 7, un tableau nous fait connaître que les centimes additionnels communaux se sont élevés en 1866, à 68,650,853 francs, et les centimes provinciaux à 40,687,641 francs. Cette matière se trouve développée et examinée dans une série d'articles très-instructifs, qui nous montrent que la péréquation de l'impôt n'existe pas plus en Italie qu'en France ou ailleurs.

Gaceta economista. Elle continue sa campagne vigoureuse, et, il faut bien l'espérer, fructueuse, contre le protectionisme. Nous nous abstenons de donner les titres des articles écrits pour ce but, articles dans lesquels les bons arguments se marient souvent avec l'esprit, ce dont les lecteurs ne doivent pas se plaindre. Nous devons même nous borner à une simple mention des Estudios sobre la crisis economica de D. Luis Marie Pastor, qui ont été imprimées à part et que nous savons étre entré les mains de la plupart de nos lecteurs. Nous nous contentons de reproduire quelques renseignements, qui ne sont pas sans intérêt.

SITUATION AU COMMENCEMENT ET A LA FIN DE 1866, des

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Le numéro du 28 février 1867 de la Gaceta renferme un résumé des opérations des Sociétés de crédit de Barcelone et autres, duquel il résulte que l'actif de ces Sociétés s'est sensiblement élevé. Ajoutons, en finissant, que les rédacteurs de la Gaceta se tiennent parfaitement au courant des faits économiques qui se passent dans le monde entier, et cela, malgré la situation géographique — et politique - de l'Espagne.

MAURICE BLOCK.

CORRESPONDANCE

CARACTÈRE DE L'ENSEIGNEMENT ÉCONOMIQUE EN SUISSE,

Monsieur le Rédacteur, Je viens de lire, dans le dernier numéro de votre journal, un article fort instructif de M. Reybaud (1), et j'y ai admiré une fois de plus le talent que cet auteur possède à un degré si éminent de jeter du charme et de l'intérêt sur toutes les matières qu'il traite, quelque arides et ingrates qu'elles puissent être par elles-mêmes. Cependant, je vous demande la permission de rectifier une erreur que M. Reybaud a commise et qui tendrait à donner une fausse idée des institutions d'enseignement supérieur de mon pays.

« Dans les cantons suisses qui parlent la langue allemande, dit M. Rey. baud et où l'enseignement économique est en vigueur, des chaires ont été instituées pour la doctrine généralement reconnue à côté et en surcroit de la doctrine particulière des Allemands. C'est ainsi que M. Cherbuliez professe à Zurich et M. Anatole Dunoyer à Berne. S'il ne s'agissait que de nuances insignifiantes, ces cours faits en français seraient une superfétation; ils n'ont de raison d'être et d'utilité que dans la supériorité de la méthode et une orthodoxie moins sujette à contestation. » Cette assertion est, en ce qui me concerne, complétement inexacte.

Notre école polytechnique n'est point une institution de la Suisse allemande; c'est une institution férédale, par conséquent mixte, dans laquelle les trois langues nationales de la Suisse sont mises, en droit, sur un pied d'égalité. En fait, j'ai seul été appelé, dès la fondation de l'écolo, à y enseigner l'économie politique et je suis demeuré seul chargé de cet enseignement pendant les onze premières années. L'idée de superfetation, si elle était admissible, ne s'appliquerait donc pas à mon enseignement; elle s'appliquerait plus à celui de mon collègue allemand, M. Boemert, qui n'a été appelé que l'année dernière.

Du reste, cette tendance des économistes allemands, que M. Reybaud critique avec raison, et que j'avais déjà signalée et rattachée à ses véritables causes dans mon Précis de la science économique (2), n'est guère aperçue et comprise que des personnes qui ont fait une étude spéciale de l'économie politique, et je ne crois pas que la pensée d'appeler un représentant de la doctrine généralement reconnue, comme correctif de la tendance allemande, soit entrée pour rien dans la nomination de M. Dunoyer à l'université de Berne. On a voulu simplement procurer aux élèves de la partie française du canton de Berne un enseignement fran

(1) Les dissidents de l'économie politique. – Le Docteur List. (2) Vol. I, p.33 et suiv.

çais. C'était dans le même but qu'on avait, quelque' temps auparavant,
créé dans cette université une seconda chaire de droit romain et qu'on
y avait appelé un jeune savant très-distingué de la Suisse française,
M. Alphonse Rivier, qui l'occupe encore actuellement.
Agréez, etc.

A. E. CHERBULIEZ.
Zurich, le 25 mars 1867.

SOCIÉTÉ D'ÉCONOMIE POLITIQUE

Réunion da 5 avril 1867.

OUVRAGES PRÉSENTÉS. – L'Ouvrier de huit ans, par M. Jules Simon. – L'Éducation

homicide, par M. V. de Laprade.- La commune de Venise, par M. Bembo.- Élude sur la condition privée de la femme, par M. Gide.- Histoire de l'impôt en France, par M. Clamageran. - Des privilégies de l'ancien et du nouveau régime, par M. d'Esterno. – L'Économie politique avant les physiocrates , par M. Horn.Traité des opérations de bourse, par M. A. Courtois. – L'État et la main-morte, par M. Pascal Duprat. - Du droit de propriété, par M. Clapier. – Le mouvement coopératif dans le midi de la France, par M. Flotard. – Premières notions d'économie politique, de M. Joseph Garnier, traduction italienne par M. Genesi. – Caisses syndicales, par M. Horn. – Bibliothèque populaire de Versailles, par M. G. Renaud.

Deux brochures de M. Gosset. COMMUNICATIONS. — Médaille offerte à M. Bénard par les négociants de Lyon et de Rouen. DISCUSSION. — Légitimité et effets des coalitions et des grèves. LETTRES de MM. A. Boutowski et d'Esterno sur le même sujet.

M. H. Passy, membre de l'Institut, un des présidents de la Société, a présidé cette réunion à laquelle avaient été invités : lord Houghton, membre de la chambre des lords, président de la Société de statistique de Londres; M. A. Boutron, professeur de philosophie à Auxerre, lauréat de l'Académie des sciences morales et politiques dans le concours relatif à la rente foncière, et M. J. Siegfried, négociant, un des promoteurs de l'école de commerce de Mulhouse (1), et à laquelle assistait M. Boutowski, directeur du commerce à Moscou, et un des membres associés à l'étranger.

M. le sécrétaire perpétuel a présenté les ouvrages suivants, parmi lesquels plusieurs sont des études importantes par des membres de la Société :

(1) Donateur, conjointement avec son frère, d'une somme de 100,000 fr. pour cette nouvelle institution, patronée par la Société industrielle de Mulhouse, et dirigée par M. A. Penot, secrétaire de cette Société.

L'Ouvrier de huit ans (1), énergique et chaleureux plaidoyer contre le travail excessif des enfants, par l'auteur de l'Ouvrière, de l'Ecole, etc., M. Jules Simon, membre de la Société.

L'Education homicide (2), autre éloquent plaidoyer, par M. Victor de Laprade, membre du l'Académie française, pour réclamer une meilleure éducation physique en faveur de la jeunesse lettrée.

Il Comune di Venezia nel triennio 1863, 1864, 1865 (3) — La commune de Venise pendant les trois années 1863-65, rapport du comte Bembo qui a rempli les fonctions de podesta (maire) pendant cette dernière période de l'occupation autrichienne. — Cet important document fait suite à un autre rapport relatif aux années 1860-62 (4). On doit aussi à M. P.-L. Bembo une étude sur les institutions de bienfaisance de la province de Venise.

Etude sur la condition privée de la femme dans le droit ancien et moderne (5), par M. Paul Gide, agrégé à la Faculté de droit de Paris et membre de la Société. — Ce beau travail a été couronné par l'Académie des sciences morales et politiques sur le sénatus-consulte velléien.

Histoire de l'impôt en France (6), par M. Clamageran, docteur en droit, membre de la Société. C'est la première partie d'une étude de longue haleine, comprenant trois époques peu explorées sous le rapport de l'impôt, l'époque romaine, l'époque barbare et l'époque féodale. Elle es: précédée d'une savante introduction sur la méthode historique appliqu... à l'étude de l'impôt.

Des Privilégiés de l'ancien régime en France et des privilégiés dr. veau (7), par M. d'Esterno, membre de la Société d'économie tainer et de la Société centrale d'agriculture. – C'est une attaque pasa en trois livres contre les institutions de crédit privilégies pat yra des intérêts agricoles, par une plume d'agronom que preuve de savoir et de talent.

L'Économie politique avant les physiocrates (8,- -membre de la société, — une des deux études equir.

(1) Paris, Lacroix, Verboeckhoven, 1867 !.
(2) Paris, Dentu, 1867; in-8 de 152 page:
(3) Venise, Naratovich, 1866 ; 1 vol. zra" .
(4) Venise, Naratovich, 1859 ; 1 vai gali
(5) Paris, Durand et Pedone-Laure Thr
(6) Paris, Guillaumin, 1867. 1*-* - =
(7) Paris, Guillaumin, 1867 1 -
(8) Paris, Guillaumin. 480.. .
30 SÉRIE, T. VI. — 49 orele

démie des sciences morales et politiques, dans le concours relatif à Boisguillebert (prix Léon Faucher), — qui met en lumière les services d'un des ancêtres de la science économique et la situation économique de son temps.

Traité élémentaire des opérations de Bourse (1), par M. Alph. Courtois, membre des Sociétés d'économie politique de Paris et de Lyon, un des hommes qui connaissent le mieux ces affaires, soit au point de yue technique, soit au point de vue économique et moral.

L'État et la main-morte de la loi sur les biens de l'Église (2), vive critique de projet du dernier ministère italien, par M. Pascal Duprat, ancien membre de la Constituante.

Du Droit de propriété (3), à propos de la loi du 14 juillet 1866, sur les droits d'auteur, par M. Clapier, ancien député de Marseille, membre de la société, qui a voulu insister sur l'importance du respect de la notion fondamentale du droit pour la stabilité des sociétés.

Le Mouvement coopératif à Lyon et dans le midi de la France (4). L'auteur, M. Eugène Flotard, docteur en droit, vice-président de la Société d'économie politique de Lyon, un des fervents coopérateurs de ce mouvement, n'a pas voulu faire une euvre de discussion et de doctrine, mais l'histoire d'une période d'action de vingt-cinq à trente ans, et des diverses entreprises qui se sont produites. A consulter par les hommes d'étude.

Compendio degli elementi di economia politica (5), traduction en italien des Premières notions ou Abrégé des éléments de l'économie politique, de M. Joseph Garnier, par M. Genesi (Carlo).

Caisses syndicales (6). Exposé par M. J.-E. Horn d'une nouvelle combinaison dans laquelle seraient appliqués les principes d'union, d'assurance et de contre-assurance, dont M. Duhautbourg est le promoteur, sous le patronage d'un comité dans lequel on lit les noms de MM. Michel Chevalier, Batbie, Léon Say, Horn, Ducuing, membres de la société. Plusieurs questions de crédit sont nettement discutées dans cet exposé.

Société de la bibliothécaire populaire de Versailles (7), rapport au nom

(1) Paris, Garnier frères, 1867; 1 vol. in-18 do 244 pages. (2) Florence, 1867; in-18 de 76 pages.

(3) Lu à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Marseille ;Marseille, Barlatier-Peissat, 1867; in-8 de 37 pages.

(4) Paris, Noirot, 1867; in-8 de 430 pages.
(3) Florence, Aredi Botta, 1867 ; in-12 de 146 pages.
(6) Paris, Guillaumin; in-8 de 16 pages.
(7) Paris, Guillaumin, 1867; in-8 de 16 pages.

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