Petite bibliothèque des théatres, contenant un recueil des meilleures pieces du théatre françois, tragique, comique, lyrique & bouffon, depuis Porigine des spectacles en France, jusqu'à nos jours, Volume 1

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Au Bureau de la Petite bibliotheque des théatres, 1783
 

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Page 82 - Puisses-tu rencontrer, soit en paix, soit en guerre, Toute chose contraire, et sur mer, et sur terre. Que le Tage et le Pô contre toi rebellés Te reprennent les biens que tu leur as volés ; Que Mars faisant de Rome une seconde Troie Donne aux Carthaginois tes richesses en proie. Et que dans peu de temps le dernier des Romains En finisse la race avec ses propres mains...
Page 36 - Si, pour y prendre part, il vous en restait moins. Ne m'étant pas permis d'empêcher vos misères, Je ferai, pour le moins, qu'elles vous soient légères, Et, si je ne le puis, j'aurai soin, en tout cas, Que de nouveaux malheurs ne les aggravent pas Et qu'on vous traite en reine et non en captive.
Page xi - ... noirs, on s'avisa de faire des chandeliers avec deux lattes mises en croix, portant chacun quatre chandelles, pour mettre au devant du théâtre.
Page 18 - Rendez à mon esprit ses clartés coutumières Et ne permettez pas que mon cœur endormi Fasse des vœux secrets pour son propre ennemi, Ni que mes passions aujourd'hui me réduisent A vouloir le salut de ceux qui me détruisent. Mais je réclame en vain cette faible raison, Puisque c'est un secours qui n'est plus de saison Et qu'il faut obéir à ce Dieu qui m'ordonne De suivre les conseils que sa fureur me donne. Je ne puis ignorer qu'à ce même moment Que je passe ma vie avec tant de tourment...
Page 35 - Madame, je sais bien que c'est renouveler Ou croître vos ennuis que de vous en parler, Et qu'il me siérait mieux d'avoir la bouche close Que de vous consoler du mal que je vous cause. Mais vos Dieux et les miens, à qui rien n'est secret, Savent qu'en vous perdant je vous perds à regret, Et qu'en quelque façon mon bonheur m'importune Pour ce qu'il ne me vient que de votre infortune. Mais puisque le Destin, pour montrer qu'il vous hait, N'a pas laissé la chose au gré de mon...
Page 64 - Je suis Romain , Porsenne ; Et tu vois sur mon front la liberté Romaine. J'ai , d'un bras que l'honneur a toujours affermi , Tâché, comme ennemi, de perdre l'ennemi ; Et maintenant qu'un sort plein d'horreur et de blâme , M'expose à la fureur que j'allume en ton âme , Je n'ai pas moins de cœur pour souffrir, pour mourir > Que j'en ai témoigné pour te faire périr.
Page 79 - Elle est morte, et ma main, par cet assassinat, M'a voulu rendre quitte envers votre Sénat : Si la reconnaissance aux bienfaits se mesure, Cette seule action le paie avec usure ; Par cet acte, témoin de votre cruauté, J'ai mis dans le tombeau l'amour et la beauté; Enfin, par cette mort qui fait votre assurance, Vous n'avez plus de peur et moi plus d'espérance.
Page 79 - II ne faut qu'observer le deuil qui me transporte Pour croire assurément que Sophonisbe est morte. Elle est morte, et ma main, par cet assassinat, M'a voulu rendre quitte envers votre Sénat : Si la reconnaissance aux bienfaits se mesure, Cette seule action le...
Page 7 - Quoique ce régal nous semblât très-bon , nous ne pûmes dire adieu à cet excellent homme , sans pleurer de le voir si maltraité de la fortune , surtout dans sa vieillesse , et, accablé d'infirmités.
Page 35 - C'est par-là qu'on le pousse, ou qu'on retient ses pas, Selon qu'il est utile au bien des Potentats. Mais les Rois, méprisant ces pleurs et ces bassesses, Doivent être au-dessus de toutes ces foiblesses. Ils ont des bons succès les présages en eux, Selon qu'ils sont puissans ou qu'ils sont courageux.

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