Philologie française: ou Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique, littéraire, contenant un choix d'archaïsmes, de néologismes, d'euphémismes, d'expressions figurées ou poétiques, de tours hardis, d'heureuses alliances de mots, de solutions grammaticales, etc., pour servir à l'histoire de la langue française, Volume 1

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Fréquemment cités

Page 269 - L'ambition dans l'oisiveté, la bassesse dans l'orgueil, le désir de s'enrichir sans travail, l'aversion pour la vérité, la flatterie, la trahison, la perfidie, l'abandon de tous ses engagements, le mépris des devoirs du citoyen, la crainte de la vertu du prince, l'espérance de ses faiblesses, et, plus que tout cela, le ridicule perpétuel jeté sur la vertu, forment, je crois, le caractère du plus grand nombre des courtisans, marqué dans tous les lieux et dans tous les temps.
Page 148 - Les vents retenaient leurs haleines. On entendait dans les bois , au fond des vallées , au haut des rochers , de petits cris , de doux murmures d'oiseaux qui se caressaient dans leurs nids , réjouis par la clarté de la nuit et la tranquillité de l'air.
Page 547 - Le terme de parti par lui-même n'a rien d'odieux , celui de faction l'est toujours. Un grand homme et un médiocre peuvent avoir aisément un parti à la cour, dans l'armée, à la ville, dans la littérature. On peut avoir un parti par son mérite, par la chaleur et le nombre de ses amis, sans être chef de parti. Le maréchal de Catinat, peu considéré à la cour, s'était fait un grand parti dans l'armée sans y prétendre.
Page 477 - Elle aperçoit Henri, se détourne, et soupire. Auprès d'elle est l'Orgueil, qui se plaît et s'admire; La Faiblesse au teint pâle, aux regards abattus, Tyran qui cède au crime et détruit les vertus...
Page 391 - ... tout ce que l'on peut croire du droit des peuples et de celui des rois, qui ne s'accordent jamais si bien ensemble que dans le silence.
Page 167 - L'inconstance de son naturel se marque par l'irrégularité de ses actions ; elle marche, elle s'arrête, elle court, elle bondit, elle saute, s'approche, s'éloigne, se montre, se cache ou fuit, comme par caprice et sans autre cause déterminante que celle de la vivacité bizarre de son sentiment intérieur; et toute la souplesse des organes...
Page 240 - La nature est le trône extérieur de la magnificence divine ; l'homme qui la contemple, qui l'étudié, s'élève par degrés au trône intérieur de la toute-puissance; fait pour adorer le Créateur, il commande à toutes les créatures ; vassal du ciel, roi de la terre, il l'ennoblit, la peuple et l'enrichit ; il établit entre les êtres vivants l'ordre, la subordination, l'harmonie ; il...
Page 175 - Si une horloge n'est pas faite pour montrer l'heure, j'avouerai alors que les causes finales sont des chimères; et je trouverai fort bon qu'on m'appelle cause- finalier, c'est-à-dire un imbécile.
Page 372 - On me présenta force remèdes, dequoy je n'en receuz aucun, tenant pour certain que j'estoy blessé à mort par la teste. C'eust esté sans mentir une mort bien heureuse; car la foiblesse de mon discours me gardoit d'en rien juger, et celle du corps d'en rien sentir.
Page 644 - Platon, assis sur le trépied des Muses, verse de furie tout ce qui luy vient en la bouche, comme la gargouille d'une fontaine, sans le ruminer et poiser, et luy eschappe des choses de diverse couleur, de contraire substance et d'un cours rompu.

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