Chefs-d'œuvre des auteurs comiques: Destouches, Fagan, Boissy. 1860

Couverture
Firmin Didot Frères, 1843

À l'intérieur du livre

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 174 - Je me jette à vos pieds, et je vous la demande. LYCANDRE. J'entends. La vanité me déclare à genoux Qu'un père infortuné n'est pas digne de vous '. Oui, oui, j'ai tout perdu par l'orgueil de ta mère, Et tu n'as hérité que de son caractère. LE COMTE.
Page 65 - Oui, morbleu ! dont j'enrage. Qu'est-ce qu'un philosophe ? Un fou, dont le langage N'est qu'un tissu confus de faux raisonnements; Un esprit de travers, qui, par ses arguments, Prétend, en plein midi, faire voir des étoiles; Toujours après l'erreur courant à pleines voiles, Quand il croit follement suivre la vérité ; Un bavard, inutile a la société,
Page 136 - Cher comte, serviteur. LE COMTE , à Pasquin. Cher comte ! Nous voilà grands amis, ce me semble. LISIMON. Ma foi, je suis ravi que nous logions ensemble. LE COMTE, froidement. J'en suis fort aise aussi. LISIMON. Parbleu, nous boirons bien. Vous buvez sec, dit-on ? Moi, je n'y laisse rien ' Je suis impatient de vous verser rasade,
Page 23 - pourriez m'éblouir par vos charmes, . Pour rendre tout égal, ne conviendrez-vous pas De choisir une nuit pour vider nos débats ? Vous riez? CÉLIANTE. Oui, je ris, quoique fort en colère. Cette saillie est bonne, et ne peut me déplaire '. (Elle rit plus fort.) DAMON. Je suis ravi de voir, par votre procédé, Que notre différend sera
Page 157 - signé ; Qu'immédiatement après sa signature, Elle pourrait aller à sa bonne aventure. Sur cela, force pleurs, évanouissement. Isabelle et Lisette avec gémissement L'ont vite secourue, et par cérémonie Toutes trois à présent pleurent de compagnie. Car qu'une femme pleure, une autre pleurera , Et toutes pleureront tant qu'il en surviendra. LE COMTE. Ainsi notre projet souffre de grands obstacles.
Page 193 - à l,ycandre. Et moi, de mon côté, je veux que ma famille Puisse donner un rang sortable à votre fille : Car avec de l'argent on acquiert de l'éclat ; Et je suis en marché d'un très-beau marquisat, Dont je veux que mon fils décore sa future. Dès ce soir, monsieur Josse, il faudra le conclure. Allez
Page 190 - Aussitôt qu'à Paris ton père arrivera. LE COMTE. Mon père, dites-vous ? Il ne faut point l'attendre: Jamais en ce pays il ne pourra se rendre. La goutte le retient au lit depuis six mois. LISETTE, à part. Mon frère, en vérité, ment fort bien quelquefois. LE COMTE. Mais nous irons le voir après le mariage.
Page 116 - SCÈNE PREMIÈRE. LISETTE. Dois-je me réjouir? dois-je m'inquiéter? Ce que m'a dit Lycandre est bien prompt à flatter Mon petit amour-propre ; et pourtant plus j'y pense, Et moins à son discours je trouve d'apparence. Le bonhomme, à coup sûr , s'est diverti de moi. Mais non, il m'aime trop pour me railler. Je croi Démêler sa
Page 138 - Vous en mordrez vos doigts, ou je ne suis qu'un sot. Pour un faux point d'honneur perdre votre fortune ? LE COMTE. Mais si... LISIMON. Toute contrainte, en un mot, m'importune. L'heure du dîner presse ; allons, veux-tu venir ? Nous aurons le loisir de nous entretenir Sur nos arrangements ; mais commençons par boire.
Page 26 - LE MARQUIS. Je demeure confus. LE BARON. Mais dans vos procédés je ne puis vous comprendre ! Vous avez pour cet homme une amitié bien tendre ; Et, portant à son cœur le coup le plus mortel Par un aveu choquant autant qu'il est cruel, Vous voulez faire entendre à sa flamme jalouse Que

Informations bibliographiques