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ZAIRE. Séigneur, si vous m'aimiez ; si je vous étois chere;

OROSMANE. >

Si vous Têtes? Ah Dieu!

ZAIRE.

Souffrez que Ton diffère...! Permettee que ces nœudspar vos mai n s assemblés...

OROSMANE.
Que dites-vous, 6 Ciel! Est-ce vous qui parlez
Zaïre?

ZAIRE.
Je ne puis soutenir sa colère.
OROSMANE.

Zaïre î

ZAIRE. , II ra'est affreux, Seigneur, de vous déplaire, Excusez ma douleur... non, j'oublie i la fois Et tout ce que je fuis & tout ce que je dois, Je ne puis soitenir cet aspect qui me tue, 'i" Je ne puis.... ah! souffrez que loin de votre vue Seigneur ; j'aille cachet rues larmes, mes ennuis, Mes vœux, mon désespoir, & Thorreur où je suis.'

Mérope iaterrogeant un jeune homme qui est Ion fils, fans qu'elle le sache,' s'attendrit au récit de ses avanmres , & laisse échapper des pleurs; Euriclès lui dit:

Eli ! Madame, d'oú vient que vous versez des larmes:

M E R O P E, te le dirai-je? hélas ! tandis qu'il m'a parlé, Sa voii m'atrendrissoit,tout mon coear s'est troublé. Cresfonte.... ô Ciel !... j'ai cru... que j'en rougis de honte!

Oui, j'ai cru démêler quelques traits de Cresfonte. Jeux cruels du hazard , en qui me montrez-vous Une si fausse image, & des rapports si doux? Affreux ressouvenir 1 quel vain songe m'abuíc? '. M E R O P £ lui demande ensuite:

. En quel lieu le Ciel vous fit-il naître? EG YSTHE.

En'Elide.

M E R O P E. .. Qu'entends je! en Elide ! ah ! peut être..'

L'Elide.... répondez.... Narbas vous est connu;
Le nom d'Egyste au moins, jusqu'à vous est venu.
Quel étoit votre état, votre rang, votre pere?

Que tout ce désordre exprime bien les rnouvemens que la nature excitoit alors dans l'ame de cette tendre mere!

I/interruption est aussi d'usage dans la . Comédie.

Madame PERNELLE, dam l'Imposteur. Mille caquets, divers s'y font en moins de rien,

Et comme l'autre jonr un Docteur dit fort bien ^
C'est véritablement la Tour de Babylone,
Car chacun y babille, & tput du Iqng de l'aune;
Et pour.conter l'histoire ou ce point l'engagea....

Voilà-t-il pas, Monsieur, qui ricane déja i
Allez chercher vos fous qui vous donnent à rire?
Et fans...... Adieu, ma Bru, je ne veux pins riea

dire.

ÇE RONTE à Arlstt, dans le Méchant. Tenez, voilà Cléon, il ponrra vous apprendre, S'il veut, des procédés que je ne puis comprendre.

C'est de mon amitié raire bien peu de cas

Je fors.... car je dirois ce que je ne veux pas.

MENECHME à Aram'mtht, dans Regnard.

En vérité, Madame, il faut que je vous dise..... Qoe je suis fort surpris... & que dans ma surprise..; le trouve surprenant.... je ae m'attendois pas A voir ce que je vois.... car enfin vos appas , Quoiqu'un peu.... dérangés.,., pourroient bien m* confondre,

Si d'ailleurs.... Par ma foi, je ne fais que répondre» De fOifécratiort.

L'Obsécration est une figure par la* quelle on demande une grâce avec un empressement plein d'ardeur.

L'arc consiste à présenter à ceux qu'on veut fléchir, tous les objets les plus capables de les émouvoir & de les attendrir.

Exemple

Prière de PhìloUete à NéoptoUme, .

» O mon fils ! je te conjure par les mâ» nés de ton pere ,;par ta mere, par tout ce » que tu as de p' us cher fur la terre, de ne » me pas laisser seul dans les maux que tu » vois. Je n'ignore pascombien je te ferai » à charge; mais il y auroit de la honte à f* m'abandonner : jette-moi à la proue, à » la poupe , dans la fentine même, par» tout ou je t'incommoderai le moins. »I1 n'y a que les grands coeurs qui fa» chent combien il y a de gloire à être » bon : ne me laisse point en un désert *> où il n'y a aucun vestige d'homme; » mene-moi dans ta Patrie ou dans l'Eu» bée qui n'est pas loin da Mont Oeta, » de Trachine , & des bords agréables » du Fleuve Sperchius : renvoie-moi à » mon pere. Hélas ! que je crains qu'il ne »ïfoit mort! Je lui avois mandé de m'en» voyer un Vaifleau : ou il est mort, ou » ceux qui m'avoient promis de lui dire a» ma misère ne t'ont point fait. J'ai reP cours à toi, ô mon fils ! Souviens-toi

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