OEuvres de Descartes, publiées: Les principes de la philosophie

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F. G. Levrault, 1824
 

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Page 82 - De plus , l'entendement ne s'étend qu'à ce peu d'objets qui se présentent à lui; et sa connaissance est toujours fort limitée : au lieu que la volonté en quelque sens peut sembler infinie, parce que nous n'apercevons rien qui puisse être l'objet de quelque autre volonté, même de cette immense qui est en Dieu , à quoi la nôtre ne puisse aussi s'étendre...
Page 65 - ... je pense, donc je suis ne soit vraie... ». Principes, I, 7. « ...lorsque j'ai dit que cette proposition : je pense, donc je suis, est la première et la plus certaine qui se présente à celui qui conduit ses pensées par ordre...
Page 78 - ... c'est pourquoi nous ne nous soucierons pas de répondre à ceux qui demandent si la moitié d'une ligne infinie est infinie, et si le nombre infini est pair ou non pair, et autres choses semblables, à cause qu'il n'ya que ceux qui s'imaginent que leur esprit est infini qui semblent devoir examiner telles difficultés.
Page 93 - Mais, parce qu'entre les choses créées, quelques-unes sont de telle nature qu'elles ne peuvent exister sans quelques autres, nous les distinguons d'avec celles qui n'ont besoin que du concours ordinaire de Dieu, en nommant celles-ci des substances, et celles-là des qualités ou des attributs de ces substances.
Page 88 - J'appelle claire celle qui est présente et manifeste à un esprit attentif; de même que nous disons voir clairement les objets lorsque étant présents ils agissent assez fort, et que nos yeux sont disposés à les regarder; et distincte, celle qui est tellement précise et différente de toutes les autres, qu'elle ne comprend en soi que ce qui paraît manifestement à celui qui la considère comme il faut.
Page 103 - ... ya quelque difficulté à séparer la notion que nous avons de la substance, de celle que nous avons de la pensée et de l'étendue : car elles ne diffèrent de la substance que par cela seul que nous considérons quelquefois la pensée ou l'étendue sans faire réflexion sur la chose même qui pense ou qui est étendue.
Page 22 - Ainsi toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique , et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences...
Page 93 - Lorsque nous concevons la substance, nous concevons seulement une chose qui existe en telle façon qu'elle n'a besoin que de soi-même pour exister. En quoi il peut y avoir de l'obscurité touchant l'explication de ce mot : N'avoir besoin que de soimême; car, à proprement parler, il n'ya que Dieu qui soit tel, et il n'ya aucune chose créée qui puisse exister un seul moment sans être soutenue et conservée par sa puissance. C'est pourquoi on a raison dans l'école de dire que le nom de substance...
Page 504 - ... à l'extérieur, qui n'aient toutefois rien de semblable en la composition de leurs roues : ainsi il est certain que Dieu a une infinité de divers moyens, par chacun desquels il peut avoir fait que toutes les choses de ce monde paraissent telles que maintenant elles paraissent, sans qu'il soit possible à l'esprit humain de connaître lequel de tous ces moyens il a voulu employer à les faire.
Page 17 - Ainsi en considérant que celui qui veut douter de tout, ne peut toutefois douter qu'il ne soit pendant qu'il doute, et que ce qui raisonne ainsi en ne pouvant douter de soi-même, et doutant néanmoins de tout le reste, n'est pas ce que nous disons être notre corps, mais ce que nous appelons notre Ame, ou notre pensée ; j'ai pris l'être ou l'existence de cette pensée pour le premier Principe...

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