Carnage et culture: les grandes batailles qui ont fait l'Occident

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Flammarion, 2002 - 600 pages
La supériorité militaire de l'Occident, depuis l'Antiquité, semble reposer sur une conception particulière de la guerre et de la mort. Car l'issue d'une guerre ne dépend pas toujours du nombre de combattants, de la connaissance du terrain, ou même de la stratégie des chefs militaires. A l'analyse tactique ou géopolitique, Victor Davis Hanson oppose une théorie quelque peu iconoclaste : la victoire, sur le champ de bataille, tient à la cristallisation de valeurs économiques, politiques et culturelles. Ce sont l'individualisme, la démocratie, le rationalisme et l'esprit d'entreprise qui firent plier, en maints endroits du monde, les armées ennemies. Ce fut encore l'Occident qui accoucha des conceptions les plus radicales et tes plus meurtrières de la guerre : la guerre " juste " ou la guerre d'anéantissement, par exemple. A travers le récit de neuf batailles décisives (Salamine, 480 avant J.-C. Gaugamèles, 331 avant J.-C. ; Cannes, 216 avant J.-C. ; Poitiers, 732 Tenochtitlan, 1520-1521 ; Lépante, 1571 ; Rorke's Drift, 1879 ; Midway, 1942 et Tet, 1968), Victor Davis Hanson explore les multiples facettes d'une suprématie guerrière inégalée. Profondément polémique, cette histoire de la " supériorité " occidentale permet de lire en filigrane son envers le plus sombre : le cannibalisme politique et religieux des Européens au fil des siècles.

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