Œuvres complètes de H. Rigault, Volume 1

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L. Hachette, 1859
 

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Page 117 - Il n'ya que les grands cœurs qui sachent combien il ya de gloire à être bon. Ne me laisse point en un désert où il n'ya aucun vestige d'homme...
Page 42 - Quand on entend dire à Montaigne qu'il ya plus de différence de tel homme à tel homme , que de tel homme à telle bête , on a pitié d'un si bel esprit ; soit qu'il dise sérieusement une chose si ridicule, soit qu'il raille sur une matière qui d'elle-même est si sérieuse. Y at-il un homme si stupide qui n'invente du moins quelque signe pour se faire entendre ? Y at-il une bête si rusée qui ait jamais rien trouvé?
Page 437 - François a été dans tous les temps, même lorsqu'il étoit barbare, vain, léger et sociable. Il réfléchit peu sur l'ensemble des objets ; mais il observe curieusement les détails, et son coup d'œil est prompt, sûr et délié : il faut toujours qu'il soit en scène, et il ne peut consentir, même comme historien, à disparoître lout-à-fait. Les mémoires lui laissent la liberté de se livrer à son génie.
Page 74 - Une écluse du canal qui joint les deux mers, un tableau du Poussin, une belle tragédie, une vérité découverte, sont des choses mille fois plus précieuses que toutes les annales de cour, que toutes les relations de campagne.
Page 183 - C'est un effet de son insouciance d'être sûr dans le commerce de ne se permettre ni redites, ni tracasseries. Si on se les permet à son égard, il les oublie ou les dédaigne. Il doit être plus gai qu'un autre, parce qu'il est constamment en état d'épigramme contre son prochain. Il est dans le vrai, et rit des faux pas de ceux qui marchent à tâtons dans le faux.
Page 98 - Ne vous y trompez pas, s'écrie-t-il en s'adressant aux persécuteurs, vos triomphes sont plutôt ceux du déisme que ceux de la vraie foi. Je voudrais que vous entendissiez ceux qui n'ont d'autre religion que celle de l'équité naturelle. Ils regardent Votre conduite comme un argument irréfutable; et lorsqu'ils remontent plus haut, et qu'ils considèrent les ravages et les violences sanguinaires que •votre religion catholique a commises pendant six ou...
Page 81 - Donc un nouveau labeur à tes armes s'apprête; Prends ta foudre, Louis, et va comme un lion Donner le dernier coup à la dernière tête De la rébellion.
Page 511 - COMME un vain rêve du matin, Un parfum vague, un bruit lointain, C'est je ne sais quoi d'incertain Que cet empire ; Lieux qu'à peine vient éclairer Un jour qui, sans rien colorer, A chaque instant près d'expirer, Jamais n'expire. Partout cette demi-clarté Dont la morne tranquillité Suit un crépuscule d'été, Ou de l'aurore, Fait pressentir que le retour Va poindre au céleste séjour, Quand la nuit n'est plus, quand le jour N'est pas encore...
Page 13 - Les cloches dans les airs , de leurs voix argentines , Appelaient à grand bruit les chantres à matines , Quand leur chef * , agité d'un sommeil effrayant , Encor tout en sueur, se réveille en criant. Aux élans redoublés de sa voix douloureuse , Tous ses valets tremblants quittent la plume oiseuse : Le vigilant Girot 3 court à lui le premier.
Page 256 - Jamais, dit-il, on n'aperçut mieux à quel point le catholicisme empreint dans les âmes le sentiment de la liberté, sans néanmoins altérer le principe nécessaire de la soumission au pouvoir légitime, qu'à l'époque trop peu connue de la Ligue, l'une des plus belles de notre histoire...

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