Mémoires d'outre-tombe, Volume 12

Couverture
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Mémoires d'Outre-Tombe (1) Livre I à XIV.

Avis d'utilisateur  - chartel - Babelio

Kalliope, dans une critique précédente sur ce même site, s’irritait du côté pleurnichard de Chateaubriand. Malgré l’exagération de la remarque je ne peux qu’y souscrire. Il est vrai que le chantre du ... Consulter l'avis complet

Mémoires d'Outre-Tombe (1) Livre I à XIV.

Avis d'utilisateur  - Sly - Babelio

Chateaubriand l’un des plus grands écrivains de son époque nous dévoile dans cette première partie de ces mémoires la première partie de sa vie. La composition des Mémoires d'outre-tombe est le fruit ... Consulter l'avis complet

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 304 - ... madame de Chateaubriand, douée de tout l'esprit, et même de plus d'esprit qu'il n'en faut dans le monde, savait en outre tenir la conversation la plus sérieuse et dire son mot dans les questions les plus élevées. Elle n'était dépaysée sur aucun terrain : j'en ai eu plus d'une preuve. Lorsqu'elle venait à entrer dans le cabinet de M. de Chateaubriand au moment où nous débattions les sujets les plus graves, elle ne s'en effrayait point et ne manquait jamais d'y prendre part et d'y placer,...
Page 28 - Je pourrais en rejeter la faute sur ma jeunesse, sur le délire des temps, sur les sociétés que je fréquentais. Mais j'aime mieux me condamner; je ne sais point excuser ce qui n'est point excusable.
Page 28 - Mes sentiments religieux n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui. Tout en avouant la nécessité d'une religion, et en admirant le Christianisme, j'en ai cependant méconnu plusieurs rapports. Frappé des abus de quelques institutions et des vices de quelques hommes, je suis tombé jadis dans les déclamations et les sophismes.
Page 29 - Le souvenir de mes égarements répandit sur ses derniers jours une grande amertume : elle chargea, en mourant, une de mes sœurs de me rappeler à cette religion dans laquelle j'avais été élevé. Ma sœur me manda le dernier vœu de ma mère : quand la lettre me parvint au delà des mers, ma sœur elle-même n'existait plus ; elle était morte aussi des suites de son emprisonnement. Ces deux voix sorties du tombeau, cette mort qui servait d'interprète à la mort, m'ont frappé.
Page 406 - ... Quelquefois, c'étaient des digressions sur les lieux dont il parlait et sur les voyages qu'il avait faits. « C'est ainsi que nous avons relu toutes ses œuvres dont il avait à cœur de donner une dernière édition et dont il m'indiquait les passages qu'il voulait modifier. Il ne lui a pas été donné de réaliser ce projet, qui le préoccupait et dont il parlait souvent. « Ceux de ses héritiers qui ont eu la grande édition du Génie du christianisme, qui devait se trouver dans le placard...
Page 260 - Châteaubriant ; qui , renonçant d'abord à toute sorte de vanités et de plaisirs, pour vaquer dans une triste et laborieuse viduité aux affaires de sa famille , et contenant, sous les lois d'une austère vertu...
Page 299 - Chateaubriand, si toutefois l'on peutdirequeM. de Chateaubriand eût une bibliothèque. Lui-même il ne faisait pas grand cas d'un livre quand il n'en avait pas besoin. Il n'était pas de ceux qui, sans se tuer à lire, aiment néanmoins à faire de belles collections et se plaisent au luxe distingué d'une riche bibliothèque. Il comprenait, il honorait ce luxe; mais il ne se le donnait pas : c'est un luxe coûteux. Je ne crois même pas qu'il ait jamais eu une édition bien complète de ses œuvres....
Page 337 - On la voyait entrouvrir la porte et venir doucement comme une ombre, courbée quelque peu, regardant de côté, portant elle-même sa chaufferette ou une grande jatte en cuir bouilli dans laquelle elle coupait du pain pour ses petits oiseaux. « M. de Chateaubriand en prenait l'occasion de l'appeler la fée aux miettes. « "Oui, disait-elle : « C'est moi, c'est moi, c'est moi ! Qui suis la Mandragore !... Et qui chante pour toi.
Page 29 - ... reléguée. Le souvenir de mes égarements répandit sur ses derniers jours une grande amertume : elle chargea, en mourant, une de mes sœurs de me rappeler à cette religion dans laquelle j'avois été élevé.
Page 252 - Puisqu'il lui a plu de me révoquer ce «qu'il m'avoit donné si libéralement, je les lui «rends, et lui renvoie en lingots d'or. Quant aux « devises, je les ai si bien empreintes en ma pensée, « et les y tiens si chères, que je n'ai pu permettre «que personne en disposât et jouît, et en eût de « plaisir que moi-même '. » Si nous en croyons Voltaire, la mauvaise éducation de Louis XIV auroit privé ce prince des leçons . . .' s' .

Informations bibliographiques