Histoire des idées sociales avant la révolution française; ou, Les socialistes modernes: dévancés et dépassés par les anciens penseurs et philosophes, avec textes à l'appui

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Guarin, 1846 - 219 pages
 

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Page 153 - On dirait qu'un petit nombre d'hommes, après s'être partagé la terre, ont fait des lois d'union et de garantie contre la multitude, comme ils auraient mis des abris dans les bois pour se défendre des bêtes sauvages. Cependant, on ose le dire, après avoir établi les lois de propriété, de justice et de liberté, on n'a presque rien fait encore pour la classe la plus nombreuse des citoyens. Que nous importent vos lois de propriété, pourraientils dire?
Page 120 - Hors de la société, l'homme isolé, ne devant rien à personne, a droit de vivre comme il lui plaît; mais dans la société, où il vit nécessairement aux dépens des autres, il leur doit en travail le prix de son entretien; cela est sans exception. Travailler est donc un devoir indispensable à l'homme social. Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon.
Page 198 - ... conclus que l'inégalité produit tous les maux, parce qu'elle les dégrade, les humilie, et sème entre eux la division et la haine. Si j'établis des citoyens égaux, qui ne considèrent, dans les hommes, que les vertus et les talents, l'émulation se tiendra dans de justes bornes.
Page 120 - Il n'est point juste que ce qu'un homme a fait pour la société en décharge un autre de ce qu'il lui doit; car chacun , se devant tout entier, ne peut payer que pour lui, et nul père ne peut transmettre à son fils le droit d'être inutile à ses semblables...
Page 59 - On se console , on s'assiste , on se fortifie l'un l'autre. Dieu voulant établir la société, veut que chacun y trouve son bien, et y demeure attaché par cet intérêt. C'est pourquoi il a donné aux hommes divers talents. L'un est propre à une chose, et l'autre à une autre, afin qu'ils puissent s'entre secourir comme les membres du corps , et que l'union soit cimentée par ce besoin mutuel.
Page 86 - d'où vient donc cette différence de rangs et de
Page 200 - ... être bien sûr de son éloquence et de son adresse à manier des sophismes , pour oser se flatter qu'on persuadera à un manouvrier qui n'a que son industrie pour vivre laborieusement dans la sueur et dans la peine , qu'il est dans le meilleur état possible : que c'est bien fait qu'il y ait de grands propriétaires qui ont tout envahi , et qui vivent délicieusement dans l'abondance et les plaisirs. Comment convaincra-t-on le cultivateur qu'il vaut autant n'être que le fermier d'une...
Page 199 - Ouvrez toutes les histoires, vous verrez que tous les peuples ont été tourmentés par cette inégalité de fortune. Des citoyens, fiers de leurs richesses, ont dédaigné de regarder comme leurs égaux, des hommes condamnés au travail pour vivre; sur...
Page 153 - Que nous importe vos lois de propriété? pourraient-ils dire , nous ne possédons rien. Vos lois de justice? nous n'avons rien à défendre. Vos lois de liberté ? si nous ne travaillons pas demain , nous mourrons...
Page 205 - C'est par ce partage inégal dont notre amour-propre nous empêche de nous plaindre, qu'elle nous rend plus utiles les uns aux autres, suffit à tous nos besoins et nous invite à ce commerce de services et de bienfaits qui nous est nécessaire. Ces dons...

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