Petits éléments de morale

Couverture
C. Delagrave, 1870 - 127 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 109 - Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît à toi-même.
Page 125 - Plus je rentre en moi, plus je me consulte, et plus je lis ces mots écrits dans mon âme : Sois juste, et tu seras heureux ! Il n'en est rien pourtant, à considérer l'état présent des choses : le méchant prospère, et le juste reste opprimé. Voyez aussi quelle indignation s'allume en nous...
Page 125 - Brutus! ô mon fils! ne souille point ta noble vie en la finissant; ne laisse point ton espoir et ta gloire avec ton corps aux champs de Philippes. Pourquoi dis-tu , La vertu nest rien, quand tu vas jouir du prix de la tienne? Tu vas mourir, penses-tu : non , tu vas vivre, et c'est alors que je tiendrai tout ce que je t'ai promis.
Page 21 - Car la raison efface les autres tristesses et douleurs; mais elle engendre celle de la repentance, qui est plus...
Page 120 - Toi-même , chétif mortel , tout petit que tu es , tu entres pour quelque chose dans l'ordre général, et tu t'y rapportes sans cesse. Mais tu ne vois pas que toute génération se fait en vue du tout, afin qu'il vive d'une vie heureuse; que l'univers n'existe pas pour toi, mais que tu existes toi-même pour l'univers.
Page 125 - On dirait, aux murmures des impatients mortels, que Dieu leur doit la récompense avant le mérite, et qu'il est obligé de payer leur vertu d'avance. Oh ! soyons bons premièrement, et puis nous serons heureux. N'exigeons pas le prix avant la victoire, ni le salaire avant le travail. Ce n'est pas dans la lice, disait Plutarque, que les vainqueurs de nos jeux sacrés sont couronnés, c'est, après qu'ils l'ont parcourue.
Page 72 - Les étoffes de soie éteignent le feu de la cuisine. — Quand le puits est sec, on connaît la valeur de l'eau. — L'orgueil déjeune avec l'abondance, dîne avec la pauvreté et soupe avec la honte.
Page 117 - Et quand j'aurais le don de prophétie, que je pénétrerais tous les mystères et que...
Page 64 - Dieu, encore un coup, qui oserait parler de cette profonde et honteuse plaie de la nature, de cette concupiscence qui lie l'âme au corps par des liens si tendres et si violents...
Page 54 - Après quelques mouvements inntiles pour la chasser, le philosophe lui donna un grand coup de pied, qui lit jeter à la chienne un cri de douleur, et à Fontenelle un cri de compassion. « Eh quoi ! lui dit froidement le Père Malebranche, ne savez-vous pas que cela ne sent rien ?

Informations bibliographiques