Esprit des loix, ou Rapport qu'elles doivent avoir avec la constitution de chaque gouvernement, les moeurs, le climat, la religion & le commerce: avec de nouvelles recherches sur les loix romaines concernant les successions, sur les loix francoises & féodales, Volume 2

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Page 20 - Les paroles ne forment point un corps de délit; elles ne restent que dans l'idée. La plupart du temps elles ne signifient point par elles-mêmes, mais par le ton dont on les dit. Souvent, en redisant les mêmes paroles, on ne rend pas le même sens : ce sens dépend de la liaison qu'elles ont avec d'autres choses. Quelquefois le silence exprime plus que tous les discours. Il n'ya rien de si équivoque que tout cela.
Page 443 - Chose admirable ! la religion chrétienne, qui ne semble avoir d'objet que la félicité de l'autre vie, fait encore notre bonheur dans celle-ci.
Page 257 - C'est dans les pays de la liberté que le négociant trouve des contradictions sans nombre ; et il n'est jamais moins croisé par les lois que dans les pays de la servitude.
Page 435 - Un homme n'est pas pauvre parce qu'il n'a rien, mais parce qu'il ne travaille pas. Celui qui n'a aucun bien et qui travaille est aussi à son aise que celui qui a cent écus de revenu sans travailler.
Page 323 - L'objet de ces colonies est de faire le commerce à de meilleures conditions qu'on ne le fait avec les peuples voisins , avec lesquels tous les avantages sont réciproques.
Page 447 - Les principes du christianisme, bien gravés dans le cœur, seraient infiniment plus forts que- ce faux honneur des monarchies, ces vertus humaines des républiques, et cette crainte servile des états despotiques.
Page 23 - Comme ils font ordinairement compofés contre des gens puiflans, ils flattent dans la démocratie , la malignité du peuple qui gouverne. Dans la monarchie , on les défend; mais on en fait plutôt un fujet de police, que de crime. Ils peuvent amufer la malignité...
Page 454 - ... la miséricorde par de nouveaux crimes et de nouvelles expiations: qu'inquiets sur les anciennes dettes , jamais quittes envers le Seigneur, nous devons craindre d'en contracter de nouvelles, de combler la mesure , et d'aller jusqu'au terme où la bonté paternelle finit.
Page 441 - Prince qui aime la religion & qui la craint, eft un lion qui cede à la main qui le flatte , ou à la voix qui l'appaife : celui qui craint la religion & qui la hait , eft comme les bêtes fauvages qui mordent la chaîne qui les empêche de fe jetter fur ceux qui paflent: celui qui n'a point du tout de religion, eft cet animal terrible qui ne fent fa liberté que lorfqu'il déchire & qu'il dévore, Li v.
Page 444 - Gengiskan, qui ont dévasté l'Asie ; et nous verrons que nous devons au christianisme, et dans le gouvernement un certain droit politique, et dans la guerre un certain droit des gens, que la nature humaine ne saurait assez reconnaître.

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