Miranda: 1750-1816 : histoire d'un séducteur

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Perrin, 2000 - 250 pages
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C'est une Vie hors du commun que celle du précurseur de l'indépendance de l'Amérique latine. Né à Caracas en 1750, fils d'un drapier canarien, Francisco Miranda - " un don Quichotte qui n'est pas fou ", dira Napoléon - entame à vingt ans un étonnant parcours tissé par l'ambition, le charme, la parole, le rêve... Officier espagnol, il se met en tête de libérer les colonies d'Amérique du Sud, et notamment le Venezuela. Pourchassé par la police, considéré comme traître et déserteur, autotitré comte de Miranda, il va sillonner l'Europe et les Amériques. Cet homme d'origine modeste sera reçu par les sommités les plus diverses : Catherine II, Washington, William Pitt, Robespierre... Pourquoi ? Parce qu'il est un extraordinaire séducteur. Non seulement toutes les femmes se pâment, mais son éloquence, sa culture et ses idées séduisent (momentanément) les gouvernants. Prodigue d'un argent qu'il n'a pas, s'inventant des exploits et des moyens rêvés, il parvient à se convaincre, et à convaincre qu'il est un grand militaire. L'ex-officier espagnol devient colonel russe, et toujours sans avoir jamais rien commandé, se fera nommer général par la Convention ! S'il réussit par la parole, Miranda échoue dans l'action. Il parvient tout de même - petitement aidé par l'Angleterre et poussé par son compatriote Bolivar - à débarquer avec des mercenaires au Venezuela dont l'indépendance est proclamée en juillet 1811. Mais battu par les Espagnols, brouillé avec Bolivar, il est livré par ce dernier en 1812. Emprisonné à Cadix, il y meurt en 1816, tandis que Bolivar devenu " El Libertador " lui vole les lauriers dont il avait rêvé.

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