Marie

Couverture
P. Masgana, 1848 - 330 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 100 - Qui, déployant soudain ses deux ailes de feu, Partit, et s'éleva joyeuse et louant Dieu. Bien des jours ont passé depuis cette journée, Hélas ! et bien des ans ! Dans ma quinzième année, Enfant, j'entrais alors ; mais les jours et les ans Ont passé sans ternir ces souvenirs d'enfants ; Et d'autres jours viendront et des amours nouvelles; Et mes jeunes amours, mes amours les plus belles, Dans l'ombre de mon cœur mes plus fraîches amours, Mes amours de quinze ans refleuriront toujours.
Page 98 - C'était plaisir de voir sous l'eau limpide et bleue Mille petits poissons faisant frémir leur queue, Se mordre, se poursuivre, ou, par bandes nageant, Ouvrir et refermer leurs nageoires d'argent; Puis les saumons bruyants; et, sous son lit de pierre, L'anguille qui se cache au bord de la rivière; Des insectes sans nombre, ailés ou transparents...
Page 98 - Un jour que nous étions assis au pont Kerlô Laissant pendre, en riant, nos pieds au fil de l'eau, Joyeux de la troubler, ou bien, à son passage, D'arrêter un rameau, quelque flottant herbage, Ou sous les saules verts d'effrayer le poisson Qui venait au soleil dormir près du gazon; Seuls en ce lieu sauvage, et nul bruit, nulle haleine N'éveillant la vallée immobile et sereine, Hors nos ris enfantins, et l'écho de nos voix Qui partait par volée et courait dans les bois, Car, entre deux forêts...
Page 41 - Oh! ne quittez jamais, c'est moi qui vous le dis, Le devant de la porte où l'on jouait jadis, L'église où, tout enfant, et d'une voix légère, Vous chantiez à la messe auprès de votre mère; Et la petite école où, traînant chaque pas, Vous alliez le matin, oh! ne la quittez pas!
Page 334 - Oui, nous sommes encor les hommes d'Armorique ! La race courageuse et pourtant pacifique! Comme aux jours primitifs la race aux longs cheveux, Que rien ne peut dompter quand elle a dit : Je veux! Nous avons un cœur franc pour détester les traîtres ! Nous adorons Jésus, le Dieu de nos ancêtres! Les chansons d'autrefois toujours nous les chantons : Oh! nous ne sommes pas les derniers des Bretons! Le vieux sang de tes fils coule encor dans nos veines, O terre de granit recouverte de chênes!
Page 214 - Dans le calme, la paix, les bienveillants discours, Huit jours chez ces amis ont passé, mais si courts, Si légers, que mon âme alors rassérénée Comme ailleurs un instant eût vu fuir une année. Là nul vide rongeur, mais les soins du foyer, L'ordre, pour chaque jour un travail régulier, Une table modeste et pourtant bien remplie, Cette gaîté du cœur qui se livre et...
Page 131 - Au travail ! au travail ! à l'œuvre ! aux ateliers ! Et vous, de la pensée habiles ouvriers, A l'œuvre! Travaillez, tous dans votre domaine, La matière divine et la matière humaine ! Inventez, maniez, changez, embellissez, La Liberté jamais ne dira : C'est assez ! Toute audace lui plaît ; vers la nue orageuse Elle aime à voir monter une aile courageuse. Aimons la Liberté ! c'est le souffle de Dieu ; C'est l'esprit fécondant qui pénètre en tout lieu ; C'est l'éclair dans la nuit; sur...
Page 316 - Que sa plus douce vierge en était retirée. Elle mourut ainsi. — Par les taillis couverts, Les vallons embaumés, les genêts, les blés verts, Le convoi descendit, au lever de l'aurore. Avec toute sa pompe avril venait d'éclore, Et couvrait, en passant, d'une neige de fleurs Ce cercueil virginal et le baignait de pleurs ; L'aubépine avait pris sa robe...
Page 143 - S'anime , un rayon d'or luit sur chaque cloison ; Le couvert s'élargit ; comme des fruits d'automne D'enfants beaux et vermeils la table se couronne ; Et puis mille babils , mille gais entretiens, Un fou rire, et souvent de longs pleurs pour des riens. Mais plus tard, lorsqu'on touche au"x soirs gris de septembre, En cercle réunis dans la plus vaste chambre , C'est alors qu'il est doux de veiller au foyer ! On roule près du...
Page 334 - La race sur le dos portant de longs cheveux , Que rien ne peut dompter quand elle a dit : Je veux ! Nous avons un cœur franc pour détester les traîtres ! Nous adorons Jésus, le Dieu de nos ancêtres ! Les chansons d'autrefois toujours nous les chantons: Oh ! nous ne sommes pas les derniers des Bretons ! le vieux sang de tes fils coule encor dans nos veines.

Informations bibliographiques