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DE TA

RÉVOLUTION DE ROME

TABLEAU RELIGIEUX, POLITIQUE ET MILITAIRE

DM

ANNÉES 1846, 1847, 1848, 1849 ET 18.10
EN ITALIE

Par Alphonse BAULEYDItER.

TROISIÈME ÉDITION

Unie, corrigée et augmente
Accompagnée de portraits et d-un plan du siège de Rome.

TOME SECOND.

A PARIS,

AU COMPTOIR DES IMPRIMBURS,

COMOI». ÉDITEUR,
QUAI MA LAQUAIS, N. 16.

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Cri de guerre en Piémont: —Faible écho à Rome.— Décret ridicule — Création d'un triumvirat. — Bataille de Novarre. — Le roi CharlesAlbert. — Consternation du parti républicain. — Appel aux aventurier».— Le Pô décrété fleuve national.— Pasquin. — Changement de ministère.— La semaine sainte profanée. —Ferdinand If, roi des Deux

Siciles.

Tel était l'état des choses à Rome lorsque, sur un autre point de la Péninsule, le roi Charles-Albert, rêvant toujours, avec le sceptre suprême, l'indépendance de l'Italie, en appelait de nouveau au Dieu des batailles et faisait retentir le cri aux armes! Ce cri belliqueux ne trouva qu'un faible écho dans Rome. La république n'avait dela force et du courage que pour la persécution de pauvres prêtres et de faibles femmes. Néanmoins, le gouvernement romain répondit à l'appel du roi Charles-Albert en nommant un comité de la guerre et en déclarant par décret que tous les citoyens depuis l'âge de dix-huit ans jusqu'à cinquante-cinq,faisaient partie de lagarde civique mobilisable pour les hommes de dix-huit à trente ans. La commission exécutive rendit aussitôt une ordonnance qui mobilisait douze bataillons répartis de la manière suivante:

6 bataillons ordinaires,

3 bataillons de carabiniers,

2 bataillons universitaires,

i bataillon de douaniers (Finanzieri).

De son côté, l'Assemblée constituante adressait aux peuples de la république romaine la proclamatien suivante signée par son président C.-L. Bonaparte .

« Citoyens,

« Le canon italien, précurseur des batailles et de la victoire, tonne de nouveau dans les plaines de la Lombardie. Aux armes! Il nous faut maintenant, non pas de vains discours, mais des faits! Les phalanges républicaines, s'unissant à celles qui se rassemblent sous les Alpes et aux autres soldats de l'Italie, voleront au combat. Qu-il n'y ait d'autre émulation que celle de la valeur et des sacrifices! Malheur à celui qui, dans ce moment suprême, jetterait la division parmi les frères!

« Des Alpes jusqu'à la mer il n'y a pour nous ni vraie indépendance, ni vraie liberté, tant que l'Autrichien foulera le sol sacré de la patrie.

« La patrie réclame de vous hommes et argent;

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