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Hé! rriDnciil oui.

(LePéd.joué, II, 2, p. 38.) 2° Au en a:

La dame

En choisis! un, odorant comme basme.
(Hug. Salel, Iliad. VI, p. CCVII.)

Eu en u:

K Et dit-on de plus qu'ayant ramassé tous les bonnets des morts, elle se monstrait ici avec un rouge, là avec un blanc, ailleurs avec un gris ou un blû. » (H" deCarcass, aux arch. de Carcassonne, cité par Bull, du bouq.)

Ou en o .

Ains faisoient ainsi que formis
Es creux de la terre leurs nis.
(Jeh. deMontl. p. 296.)

VI. — TRANSFORMATION D'UNE DIPHTHONGUE EN UNE AUTRE.

Au enow:

De la roïne oussy qui tient grande tenour.

(Hug. Capet, vs. 1297.)
Avoir si charité non faincte
Pauvreté sans nulle contraincte
Et aussi de cueur et de corps
Estre aux pauvres misericors. (')

(Extr. du Bull, du bouq.) 2° Eu en ou:

D'oiseaux , de chiens, d'armes, d'amours,
Pour un plaisir mille doulours.
(H. Est. Précell. p. 123.)
Mon père m'a mariée
A un vieillard jaloux,

(1) Voy. aussi Recueil depoés. franc. Jannet, II, p. 155.

Le plus Ici de la ville
Le plus mal gratioux. (*)

(P. Atteignant, V1l"" recueil.)

Oi&neu:

Que tu es aise! si un bœuf
Passe par la, mourant de seuf...
(Ronsard; La grenouille.)

Oi ou oy en ai-ay, ei-ey:

Si recevrai la chrestiene let',
Serai ses Iiom par amur e par feid.

(Roland, Mult.vs.85.)
Jeo l'iendrai si ben endreit de met.

(LaRésurr. du Sauv. Buchon, p. 28.)

Ai en eu:

Vuefeublesse le prinst.

(Jeh. Rouch. fol. X, r'.)

Vi en u-eu:

Sun juigemens mesmes aureit.

(M. deFr.fabl. 33.)
Petite ptue abat grant vent.

(Gde D" Mac. p. 15.)

V. Chap. V, p. 49 où j'ai démontré l'attribution du son eu à la voyelle M.

V. TRANSFORMATION D'UNE TRIPHTHONGUE EN UNE AUTRE
TRIPHTHONGUE.

Eau en iau:

Vela un friau vaissiau.

(LePéd.joué,II,2,p. 34.)

(1) Cf. sari/uni ut sarcou, feu et/bu, etc. et les terminaisons normandes en ur, bourguignonnes en ur.

Ensi disoit Huon, ly damoisiautx faitis.
(Hug. Cap. vs. 35.)

VI. TRANSFORMATION D?UN SON MOUILLÉ EN UN SON
NON MOUILLÉ.

\ ° Ail en al:

Adorable copie et dont Y originat
N'est que d'or et d'azur, d'ébène et de corat.
(Desmar. Les Visionn.)

Euil en eu:

Au verger eut daims et chevreutx
Et aussi beaucoup 1ïeseureutx.
(R. de la Rose, p. 47.) .

VII . TRANSFORMATION D*UNE LIQUIDE EN VOYELLE.

L eni; Ex. : Empiastre, i\ pieuvait (emplâtre, il pleuvait). Usité surtout dans la partie du département de Loir-et-Cher qui avoisine la Sarthe.

« Ptaisir : aujourd'huy quelques-uns en fontptasir. » (H. Est. Précelt. p. 202.)

VIII. TRANSFORMATION D'UNE LIQUIDE EN UNE AUTRE.

1° Nen l; Ex. : îrombole, velin (trombone, venin).

Dragons, serpens, crapaus, tous vetins et ordures.
(LeDéb. du Corps, p. 62.)

C'est ainsi qu'aner (adnare) est devenu aller et orphenin, orphelin, et qu'on dit en blaisois caler pour caner.

L en», et réciproq. Ex. : canecon, luméro ou liméro.
Dit's ii ma tante que son n'veu
A éu Yliméro deux.

( Le conscrit de Corbeil.)

Et l'on redira les hauts féts
D'une charmante hospitalière
Sauvée par un catonnier francé.

(G. delà Landelle, dans l'ifroife, journal de l'ouest, du 6 juin 1873.)

R en /; Ex. : colidor, polirait, pallement.

« Je vous envoie le potirait de la vilte ou je suis. » (Ltre de Henri Placé, soldat de l'arrond1 de La Flèche, Sarthe, en envoyant a ses parents une vue de Magdehourg, où il était prisonnier. Vu a la montre de Coudray père, encadreur à La Flèche, le mardi 28 février 1871.)

C'est ainsi que plurier est devenu pluriel eiperegrin (peregrinus) pèlerin (').

« Les règles ne s'opposent point qu'un mot qui a un singulier n'ait aussi un pturier. » (9) (N"ll"' obs. quest. VI.)

IX. TRANSFORMATION D'UNE LIQUIDE EN CONSONNE.

1° /Jenzetset récipr.

D'euvre qui fust si maleuseuse. (')

(M. du S. d'Orl. vs. 16868.)
De le presse qu'it font fut grande la pourriére.

(Hug. Cap. vs. 3539.)

V. M. du S. d'Orl. p. 89, mitsaillts (murailles); vs. 7247, vois

(1) Voir Brachet, Dict. Etym., pag. LXXVI, etTnrneb. 344. 60.

(2) Cf. Prendray-je un autre cristère?

( M'" P. Path.)

Cf. passim dans les auteurs du moyen-âge Challes (Charles), palier (parler), uller (hurler), etc.

(3) Hlaleuseuse me semble signifier ici malheureuse, et n'est point, comme on pourrait s'y tromper, le féminin de maleuseur (malusatr, qui use mal):

Encontre gens diffamateurs
Maleuseurs, larrons, decepreurs.
(M. duS. d'Orl. vs. 18300.)

(voir); vs. 16869, désiz (désirs); vs. 12052, rebouz (rebours); vs. 4271, 4505, 4996, plaisa(plaira).

X. TRANSFORMATION D'UNE CONSONNE EN UNE AUTRE.

Benp, (') etréciproq.

« S'il faut écrire absinte ou apsinte avec un p. » (N"ll" obs. p. 21.) « L'èkspédia fapsolu qu'y adopf lé z'apsurd z'opticie toucha l'acsion d'eu l'activité dès axidan z'accessoir z'a bie dè z'objècsio zopseurz* à egzaminé; pourmoè, j'egzalt'san z'opstacl lè banté etc. (Bibl. desEuf. p. 234.) C'est par une opération inverse que capriole est devenu cabriole. (Cf. Cyr. de Berg. contre les Sorc. p. 105.)

Réciproquement en changeant p en b on dit coube (couple) aecoubler; tribe, tribler; quadrube, quadrubler, etc. 2° Menb:

Sy comme la flambe de leur cuisine monstroit.

(Très, des hist. cll. VII ; Biblioth. de Valenciennes.)

C en g:

Et pour savoir de son père en segret.

(J. Peletier. Odiss. I. ch. I. p. 10.)

« Pourquoi docc ces messieurs sont-ils si scrupuleux a l'égard des mots drachme, second, absolu, etc., qu'ils n'oseroient écrire dragme, segond, apsolu? » (Bibl. des Enf. p. 217.)

« J'en n'ègzamine poên... Jeu m'apstie da mo n'egzil; j'optie par ceu moiïen t'egzercis familié, etc » (Bibl. des Enf. p. 234. — Cf. Wailly, p. 416.)

D en g, très commun en blaisois, toutes les fois que d est suivi de deux voyelles dont la première est un i; Ex. : l'n'eume ni guieu, ni guiâbe. (V. IVe partie, des dentales D, T, Règ. 2° p. 232.)

(4) Cf. Quintil. 1,7; Turneb. 877, 47.

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