Almanach des muses

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Chez Delalain, 1767
 

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Page 105 - La raifon réglant tes defirs , ce cortege de la jeunefle , enchaîne , aux pieds de la vieillefle tes paffions & tes plaifirs ; tu peux , fans redouter le blâme , . rendre compte de tes momens : la -nature enrichit ton ame de ce qu'elle enleve à tes fens.
Page 128 - N'a pas besoin pour enchanter, De diamants, de pierreries: A d'autres je ferais porter Ces bagatelles si chéries: J'aimerais mieux vous les ôter. Oui, votre cou que j'idolâtre, Me poursuit partout dans Paris; Je le trouve même au théâtre, Où tant de cous sont réunis; On en voit là de tout pays, Et de tout rang et de tout âge: Cou voilé de prude sauvage, Cou de coquette bien paré, Cou de marquise pétillante, Cou de financière brillante, Cou d'actrice peu révéré, Cou penché d'aimable...
Page 124 - Quelque autre un jour vous parlera, Mais que de peines il faudra Pour obtenir votre tendresse ! Trop éloigné de mon printemps, Je n'en pourrai plus prendre aucunes Et je veux profiter du temps Où vous la donnez pour des prunes.
Page 59 - Sa dignité, sa vie et sa chaleur, Qu'à la pitié conduits par la terreur Nous éprouvions l'effet d'un pathétique Qui, malgré nous, déchire notre coeur; Que l'on, nous rende nu ensemble sublime Qui vers le but se presse avec vigueur, Et qui.
Page 103 - SLP ï ton agrefte folitude Je vais donc quitter le repos. Adieu ces tranquilles berceaux , Où je confacrois à l'étude Des jours plus fereins & plus beaux: Adieu cet inculte hermitage , Coupé de limpides canaux , Où la nature un peu fauvage Sort d'une forêt de rofeaux , Pour fourire aux vertus d'un Sage. Je ne verrai plus fur les eaux Se jouer tes cignes fideles, Mêlant l'albâtre de leurs alles Au verd naiflant des arbrifleaux.
Page 64 - Il estbieutôt cueilli, mangé; Et bientôt le père est vengé. De malheurs une longue file Accable ce fils indocile : Mais de ces maux le plus affreux , Celui qui plus le désespère , C'est de se voir privé de la clarté des cieux.
Page 92 - AND les Anacréon , les Ovide ont décrit Des plus beaux yeux la puissance suprême , Et certain charme dans l'esprit Qui pare encor la Beauté même; Quand on peignit si bien cet Amour qui...
Page 9 - C'est un ruisseau Dont l'onde pure Peint sa bordure D'un vert nouveau. Mais c'est Sylvie Qui rend ces lieux . Dignes d'envie, Dignes des dieux. Là, chaque place Donne à choisir Quelque plaisir Qu'un autre efface. C'est à l'entour De ce domaine Que je promène Au point du jour Ma souveraine. Si l'aube en pleurs A fait éclore Moisson de fleurs, Ma jeune Flore A des couleurs Qui, près des leurs, Brillent encore.
Page 80 - C'est ton amant, c'est moi : j'ai franchi l'intervalle Que met entre nous deux ton absence fatale ; Je viens jurer des feux qui ne mourront jamais : Chère Zelmire , entends les serments que je fais. Le ciel n'a pas toujours garanti du parjure...
Page 99 - Dame, en lui préfentant une violette: Modefte.en ma couleur, modefte en mon féjour, Franche d'ambition, je me cache fous l'herbe; Mais fi fur votre front je me puis voir un jour, La plus humble des fleurs fera la plus fuperbe.

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