Montage créatif et processus esthétique d'Eisenstein

Couverture
Harmattan, 2008 - 232 pages
Lorsqu'Eisenstein s'empare des savoirs des formalistes russes, la notion de film comme processus de création est à ses yeux au croisement de ces savoirs encyclopédiques qui agissent en lui. Eisenstein envisage le cinéma dans ses origines artistiques et pose le montage comme un travail sur le sensible. Le montage n'est pas une idée abstraite mais un travail ludique où l'impulsion du film se fonde sur l'organique, l'éprouvé et la quête de l'extase, au sens de sublime émotion de l'art. Eisenstein a construit sa posture auctoriale autour de ces savoirs comme enjeux dans la philosophie et dans l'histoire de l'art. Il a produit des films libérés des codes, de représentations pour imposer la pulsion, l'émotion, la force de l'image. L'esthétique filmique n'est pas une problématique indépendante de l'art et de la théorie. En Esthétique, la théorie est le produit du mouvement de l'art et de la force de la vie. La théorie n'est pas un savoir déclassé et dépassé, elle est branchée sur le nouveau, le non-su, le récent, la légèreté de l'être ou la matrice de la forme. La théorie incarne la vie pensante d'une époque, sinon elle n'a pas d'objet.

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