Discours sur l'histoire universelle: à Monseigneur le Dauphin, pour expliquer la suite de la Religion & les changemens des Empires

Couverture
chez Adrien Moetjens, 1702 - 217 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 451 - Monseigneur, que ce long enchaînement des causes particulières, qui font et défont les empires, dépend des ordres secrets de la divine Providence. Dieu tient du plus haut des cieux les rênes de tous les royaumes ; il a tous les cœurs en sa main ; tantôt il retient les passions ; tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain.
Page 400 - Grèce , de sorte qu'elles étaient toujours ennemies , plus encore par la contrariété de leurs intérêts que par l'incompatibilité de leurs humeurs. Les villes grecques ne voulaient la domination ni de l'une ni de l'autre : car outre que chacune souhaitait pouvoir conserver sa liberté , elles trouvaient l'empire de ces deux républiques trop fâcheux.
Page 433 - Au reste, si les lois romaines ont paru si saintes que leur majesté subsiste encore malgré la ruine de l'empire, c'est que le bon sens, qui est le maître de la vie humaine, y règne partout, et qu'on ne voit nulle part une plus belle application des principes de l'équité naturelle.
Page 408 - Aussi avez-vous vu que dans leurs commencements , et même bien avant dans leurs progrès, la pauvreté n'était pas un mal pour eux : au contraire , ils la regardaient comme un moyen de garder leur liberté plus entière , n'y ayant rien de plus libre ni de plus Indépendant qu'un homme qui sait vivre de peu...
Page 360 - ... humaines, doit les reprendre de plus haut; et il lui faut observer les inclinations et les mœurs, ou, pour dire tout en un mot, le caractère tant des peuples dominants en général que des princes en particulier, et enfin de tous les hommes extraordinaires qui, par l'importance du personnage qu'ils ont eu à faire dans le monde, ont contribué, en bien ou en mal, au changement des États et à la fortune publique.
Page 361 - Par là vous apprendrez ce qu'il est si nécessaire que vous sachiez ; qu'encore qu'à ne regarder que les rencontres particulières, la fortune semble seule décider de l'établissement et de la ruine des empires , à tout prendre il en arrive à peu près comme dans le jeu, où le plus habile l'emporte à la longue. En effet , dans ce jeu sanglant où les peuples ont disputé de l'empire et de la puissance ; qui a prévu de plus...
Page 359 - Ainsi, quand vous voyez passer comme en un instant devant vos yeux, je ne dis pas les rois et les empereurs, mais ces grands empires qui ont fait trembler tout l'univers ; quand vous voyez les Assyriens anciens et nouveaux, les Mèdes...
Page 422 - ... appelés en justice par les magistrats et jugés coupables d'un attentat envers le public; Quand on a commencé à prendre ce train, les grands hommes se font les uns les autres, et, si Rome en a plus porté qu'aucune autre ville qui eût été avant elle, ce n'a point] été par hasard; mais c'est que l'État romain...
Page 422 - C'est sans doute les grands hommes qui font la force d'un empire. La nature ne manque pas de faire naître dans tous les pays des esprits et des courages élevés, mais il faut lui aider à les former. Ce qui les forme, ce qui les achève, ce sont des...
Page 404 - ... rendre son nom plus fameux que celui de Bacchus , il entra dans les Indes , où il poussa ses conquêtes plus loin que ce célèbre vainqueur. Mais celui que les déserts, les fleuves et les montagnes n'étaient pas capables d'arrêter, fut contraint de céder à ses soldats rebutés qui lui demandaient du repos.

Informations bibliographiques