Voyage de découvertes aux terres Australes: fait par ordre du gouvernement, sur les corvettes les Géographe, le Naturaliste, et la goëlette le Casuarina, pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804. Historique, Volume 2

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Page 72 - Les deux colosses rivaux se traînent pesamment; ils se joignent et se mettent, pour ainsi dire , museau contre museau ; ils soulèvent toute la partie antérieure de leur corps sur leurs nageoires ; ils ouvrent une large gueule ; leurs yeux paraissent enflammés de désirs et de fureur : puis , s'entre-choquant de toute leur masse , ils retombent l'un sur l'autre, dents contre dents, mâchoire contre mâchoire ; ils se font réciproquement de larges blessures ; quelquefois ils...
Page 66 - Un mois après leur arrivée, les femelles commencent à mettre bas. Réunies toutes ensemble sur un point du rivage , elles sont environnées par les mâles, qui ne les laissent plus retourner à la mer, et qui n'y retournent plus eux-mêmes, non-seulement jusqu'à ce qu'elles se soient délivrées de leur l'niii , mais encore pendant toute la durée de l'allaitement.
Page 72 - ... font réciproquement de larges blessures ' ; quelquefois ils ont les yeux crevés dans cette lutte ; plus souvent encore ils y perdent leurs défenses : le sang coule abondamment; mais ces opiniâtres adversaires, sans paroître s'en apercevoir, poursuivent le combat jusqu'à l'entier épuisement de leurs forces. Toutefois il est rare d'en voir quelques-uns rester sur le champ de bataille, et les blessures qu'ils se font, quelque profondes qu'elles soient, se cicatrisent avec une promptitude...
Page 83 - Ce grand et gros animal est d'un naturel très indolent; c'est même de tous les phoques celui qui paroît être le moins redoutable, malgré sa forte taille. Penrose dit que ses matelots s'amusoient à monter sur ces phoques comme sur des chevaux , et que, quand ils n'alloient pas assez vite, ils leur faisoient doubler le pas en les piquant à coups de stylet ou de couteau, et leur faisant même des incisions dans la peau. Cependant M. Clayton, qui a fait mention de ce phoque dans les Transactions...
Page 81 - Tous les jours le pêcheur s'approchait de lui pour le caresser, et dans peu de mois, il était si bien parvenu à l'apprivoiser, qu'il pouvait impunément lui monter sur le dos , lui enfoncer le bras dans la gueule , le faire venir en l'appelant. En un mot, cet animal docile et bon faisait tout pour son protecteur, et souffrait tout de sa part sans jamais s'offenser de rien.
Page 397 - L'auge ne pouvant contenir qu'une seule personne, nous y passâmes, M. Lesueur et moi, successivement : deux esclaves apportèrent de grands vases remplis d'eau, et nous les vidèrent sur la tête : nous reçûmes ainsi chacun vingt ablutions. Pendant que...
Page 244 - ... bien connue, qui, véritable cosmopolite, soit indistinctement propre à toutes les parties du globe.
Page 82 - ... pour son maître auquel il obéit avec toute complaisance ; nous l'avons vu s'incliner à sa voix , se rouler, se tourner , lui tendre une de ses nageoires antérieures , se dresser en élevant son buste , c'est-à-dire , tout le devant de son...
Page 83 - ... mouvemens; mais, dès qu'il fut dompté, il devint doux, au point qu'on pouvoit le toucher, lui mettre la main dans sa gueule et même. se reposer sans crainte auprès de lui et appuyer le bras ou la tête sur la sienne; lorsque son maître...
Page 77 - ... ils s'arrêtent aussitôt; et si, par des coups répétés, on les force à se mouvoir, ils paroissent souffrir beaucoup; ce qu'il ya de plus remarquable dans cette circonstance,- c'est que la pupille de leurs yeux, qui dans l'état ordinaire est d'un vert légèrement bleuâtre, devient alors d'une couleur de sang très-foncée.

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