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doient donner à la France un gouvernement.

Nous avons reproché aux autorités civiles la foiblesse de leur conduite; on doit cependant leur rendre la justice de dire

que

dans leur lutte contre les chefs militaires, elles ont employé tous les moyens pour arrêter dans son origine l'égarement d'une partie de leurs administrés, et maintenir le peuple dans l'ordre. En jugeant la conduite des Alsaciens, on n'a pas assez fait attention que la population de cette province s'est altérée depuis la révolution. Elle renferme quantité d'individus étrangers aux pays qui, après s'être enrichis pendant les campagnes d'Allemagne, ont préféré se fixer sur les bords du Rhin, plutôt que de retourner dans leurs déparlemens, où leur origine et leur conduite révolutionnaire éloient trop connues.

A ces nouveaux propriétaires on peut ajouter cette tourbe de suppôts de la fiscalité la plus odieuse, tels

que

douaniers et préposés des tabacs et des droits réunis. On doit encore regarder comme étrangers à l'Alsace les employés du timbre, de l'enregistrement, des domaines, des postes, des forêts et des contributions, ainsi

que

les fournisseurs de toute espèce, et ces commissaires se parant du titre usurpé d'administrations militaires. Presque tous ces individus sont étrangers à l'Alsace. Leurs opinions les lioientà cette soldatesque qui ne chérissoit en Buonaparte que sa tolérance pour le brigandage.

Non, ce ne sont pas ces hommes qu'on doit qualifier d'Alsaciens. L'habitant de l'Alsace s'est de tout temps distingué par son attachement aux Bourbons et à la France.

No LXXXIX.

Bulletin officiel sur les évènemens qui se sont

passés sur le Rhin, depuis le 27 juin jus=

qu'au 30.

Le général major d'Udom marcha avec deux régimens sur Forbach , et avec deux autres sur Saint-Avold ; le lieutenant-général comte Beckers se porta avec toute sa division par

Faulquiemont sur Château-Salins.

Le L. G. comte Preysing s'avança avec la deuxième division de cavalerie légère jusqu'à Neuflott , et envoya de là de fortes patrouilles jusqu'à Nanci. Elles

у
furent bien

reçues,

et les habitans bien pensans leur assurerent que le veu de tous les honnêtes gens étoit

que

les alliés entrassent bientôt dans la ville.

Le L. G. baron de Zoller bivouaqua avec la

envoya

quatrième division à Mazerulle. La première division d'infanterie s'avança jusqu'à Einville , après avoir laissé le quatrième bataillon d'infanterie légère pour cerner Marsal.

S. A. R. le L. G. prince Charles se porta avec sa division à Bouviller, et envoya de la des patrouilles vers Lunéville et sur la route de Saint-Diez et de Phalzbourg, sans rien découvrir relativement à l'ennemi. Lunéville déjà dans la soirée une députation à S. A. R. pour se recommander à la bonté des Puissances alliées.

Le G. M. de Maillot s'avança avec la tête de l'infanterie de réserve jusqu'au-delà de ChâteauSalins sur la route de Nanci. Le général comte Seydewitz s'avança avec la cavalerie de réserve jusqu'à Moyenvic, et assura son flanc gauche en envoyant des patrouilles sur la route de Strasbourg.

Le L. G. de la Molte se porta avec la tête å Grostinquin ; il plaça le reste de la division près d'Erstroff, à l'embranchement où la route de Saint-Avold à Dieuze croise celle de Belelange à Morange , et il y bivouaqua.

Le grand parc de l'artillerie de réserve et les pontons s'avancèrent jusqu'à Miterange.

Les grenadiers de la garde étoient à Cháteau-Salins , où le F. M. prit aussi son quartier, général.

Le 28, les L. G. comte Lambert et Tchernitscheff restèrent encore dans leurs anciennes positions.

Le comte Tchernitscheff poussa des partis sur la route de Metz à Paris , et interrompit ainsi la communication entre Metz et Thionville. Le même jour, il annonça qu'il avoit fait avancer un régiment entier de cosaques du côté de Verdun jusqu'à Estin, pour couper les communications sur la grande route de Metz à Paris.

Le L. G. de Raglovich s'avança sur Lunéville avec la première division d'infanterie et la première de cavalerie légère, de manière que l'infanterie bivouaqua sur les hauteurs derrière la ville, ayant la Meurthe en front, et occupant en force le pont et les avenues de la ville par la route de Phalzbourg à Saint-Diez.

S. A. R.le L. G. prince Charles marcha avec le

gros de la première division de cavalerie légère sur Marinville , et posta sa brigade die l'aile droite auprès de Monsel. On envoya de fortes patrouilles d'ici

par

Blamont sur Sarbourg et Phaltzbourg, pour

, pour établir autant que possible la jonction avec S. A. R. le prince héréditaire de Wurtemberg ; d'autres patrouillés, égale

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ment fortes, furent poussées sur la route de Şaint-Diez jusqu'à Baccarat, pour prendre des informations sur la marche du général Rapp- . Ni les patrouilles qui s'étoient avancées jusqu'à Strasbourg, ni celles qui avoient atteint Bacçarat ne rencontrèrent l'ennemi.

Le commandant de Marsal fit faire ce jour-là par deux cents hommes une sortie du fort, pour s'emparer de quelques maisons isolées et situées en avant du fort, et abattre les arbres dont elles sont environnées; mais l'ennemi , après avoir laissé quelques morts et quelques blessés , fut repoussé dans le fort. Nous eumes un homme tué et quelques blessés.

Les L, G. comte Beckers et baron Zoller bivouaquèrențavec leurs divisions derrière Nanci, ayant la Meuse en front.

Le L. G. comte Preising s'avança avec toute sa division par Nanci , et avec une brigade sur Saint-Nicolas , d'où il plaça sur la route de Bayon un corps de cavalerie qui s'étendoit jusqu'à Ferrière, en laissant son principal poste auprès de Saint-Hilaire. Il fit avancer l'autre brigade vers Barthelmont sur la route de Toul; de là il établit sur celle de Neufchâteau , près de Chavigny , un poste de cavalerie qui détacha un piquet sur le bord de la Moselle.

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