Galerie historique des acteurs du théâtre français: depuis 1600 jusqu'à nos jours, Volume 2

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J. Chaumerot, 1810 - 415 pages

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Page 66 - De votre nom j'orne le frontispice Des derniers vers que ma muse a polis. Puisse le tout, ô charmante Philis ! Aller si loin que notre los* franchisse La nuit des temps ! nous la saurons dompter, Moi par écrire, et vous par réciter. Nos noms unis perceront l'ombre noire ; Vous régnerez longtemps dans la mémoire, Après avoir régné jusques ici Dans les esprits, dans les cœurs même aussi.
Page 306 - Cela est vrai, elle a les yeux petits ; mais elle les a pleins de feu, les plus brillants, les plus perçants du monde, les plus touchants qu'on puisse voir.
Page 67 - Ils boivent, depuis le matin jusqu'au soir, de l'eau, du vin, de la limonade, et cœlera; rafraîchissements légers à qui est privé de vous voir. La chaleur et votre absence nous jettent tous en d'insupportables langueurs. Quant à vous, mademoiselle, je n'ai pas besoin que l'on me mande ce que vous faites : je le vois d'ici. Vous plaisez depuis le matin jusqu'au soir, et accumulez cœurs sur cœurs. Tout sera bientôt au roi de France, et à M"e de Champmeslé.
Page 55 - Jamais Iphigénie, en Aulide immolée, N'a coûté tant de pleurs à la Grèce assemblée Que dans l'heureux spectacle à nos yeux étalé En a fait sous son nom verser la Champmeslé 2.
Page 294 - Où vos appas éclataient sur la scène : Chacun des trois, avec étonnement, Vit cette grâce et simple et naturelle, Qui faisait lors votre unique ornement. « Ah ! dirent-ils, cette jeune mortelle Mérite bien que, sans retardement, Nous répandions tous nos trésors sur elle. » Ce qu'un dieu veut se fait dans le moment. Tout aussitôt la tragique déesse Vous inspira le goût, le sentiment, Le pathétique, et la délicatesse. « Moi, dit Vénus, je lui fais un présent Plus précieux, et c'est...
Page 59 - De six amants contents et non jaloux , Qui tour à tour servaient madame Claude , Le moins volage était Jean , son époux. Un jour pourtant, d'humeur un peu trop chaude, Serrait de près sa servante aux yeux doux , Lorsqu'un des six lui dit : Que faites-vous ? Le jeu n'est sûr avec cette ribaude. Ah ! voulez-vous , Jean-Jean , nous gâter tous ? IV.
Page 296 - Parmi ceux qui daignent ici m'entendre, plusieurs l'honoraient de leur amitié. Ils savent qu'elle faisait l'ornement de la société comme celui du théâtre ; et ceux qui n'ont connu en elle que l'actrice, peuvent bien juger par le degré de perfection où elle était parvenue que non-seulement elle avait beaucoup d'esprit, mais encore l'art de rendre l'esprit aimable. Vous êtes trop justes, Messieurs, pour ne pas regarder ce tribut de louanges comme un devoir ; j'ose même dire qu'en la regrettant...
Page 306 - CLÉONTE. Il est vrai ; mais elle a grâce à tout cela ; et ses manières sont engageantes, ont je ne sais quel charme à s'insinuer dans les cœurs. COVIELLE. Pour de l'esprit... CLÉONTE. Ah! elle en a, Covielle, du plus fin, du plus délicat. COVIELLE. Sa conversation... CLÉONTE. Sa conversation est charmante. COVIELLE. Elle est toujours sérieuse. CLÉONTE.
Page 61 - Cette femme n'était point née actrice. La nature ne lui avait donné que la beauté, la voix et la mémoire : du reste, elle avait si peu d'esprit, qu'il fallait lui faire entendre les vers qu'elle avait à dire, et lui en donner le ton. Tout le monde sait le talent que mon père avait pour la déclamation dont il donna le vrai goût aux comédiens capables de le prendre.
Page 184 - Pompeyo, qu'elle sait émouvoir et toucher : jamais comédienne n'eut plus d'entrailles, et c'est une belle représentation ; mais ce n'est point une actrice sans défaut. Deux ou trois choses m'ont choqué dans son jeu. Veut-elle marquer de la surprise, elle roule les yeux d'une manière outrée ; ce qui sied mal à une princesse. Ajoutez à cela qu'en grossissant le son de sa voix, qui est naturellement doux, elle en corrompt la douceur, et forme un creux assez désagréable.

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