Revue de Paris

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Louis Désiré Véron
Bureau de la Revue de Paris., 1839
 

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Page 152 - SIRE , en vérité , mon bonhomme de père ouvrirait de grands yeux » s'il me voyait dans un char , auprès du plus grand roi de la terre. Il faut avouer que Voire Majesté traite bien son maçon et son jardinier.
Page 177 - Trolles, magiciens habiles qui s'en vont parfois dans la demeure du paysan exercer leurs sorcelleries. Les Trolles ont le pouvoir de se rendre invisibles : ils assistent aux banquets de noces et dérobent d'une main inaperçue les mets posés sur la table. Quelquefois aussi ils sont tendres et généreux : ils recherchent les filles des hommes, et tâchent de les emmener dans leurs grottes solitaires. Si le pauvre les invoque, ils viennent à son secours et lui distribuent les trésors qu'ils tiennent...
Page 60 - ... détachons de cette galerie certaines physionomies, que de talent et de variété ne trouvonsnous pas dans leur peinture! La véritable héroïne du roman n'est pas délia Conti; c'est la duchesse Sanseverina qui dirige toute l'action, à l'aide de la passion la plus attachante et la plus vraie que puissent faire naître la tendresse et le cœur d'une femme adorée de toute une cour, d'une beauté éclatante, mais qui sent ses charmes décliner. Nous n'hésitons pas à placer la duchesse Sanseverina...
Page 58 - ... livre, j'ôterais ce mot de Parme, il rapetisse l'action, fait du roman le récit d'une province particulière, et le circonscrit dans un cercle trop restreint de mœurs et d'habitudes". Le conseil pouvait être poussé plus loin encore: on pouvait engager l'auteur à rayer non seulement le mot Parme du livre présent, mais même le mot Italie du livre à venir. Il ne s'agirait alors rien moins pour lui que de se placer dans cette vaste arène poétique où il n'ya plus de limites de mœurs,...
Page 171 - Bourbon à pied avec assez de monde autour de lui. Dès » que M. le comte d'Artois l'a vu, il a sauté à terre , et » allant droit à lui , il lui a dit en souriant : Monsieur, le » public prétend que nous nous cherchons. M. le duc de » Bourbon a répondu en ôtant son chapeau : Monsieur, je » suis ici pour recevoir vos ordres, — Pour exécuter les
Page 34 - PARIS. près les querelles du gnosticisme , de l'arianisme et du pélagianisme , on n'entendra plus parler de Jupiter et de Vénus. Cependant il n'en est point ainsi; quatre siècles ne suffisent pas pour extirper une croyance âgée de quinze ou vingt siècles.
Page 58 - ... à un roman développé, suivi, tel que La Chartreuse de Parme, sans que la disette de passions, la transparence des pensées, le défaut d'unité, toutes choses inhérentes au pays, ne s'y fassent plus d'une fois sentir. Mais n'est-il pas temps de laisser de côté une critique sur laquelle nous n'avons si vivement insisté que parce qu'il nous a paru bien simple et bien facile, dans le cas où l'auteur y ferait droit, de la faire disparaître au prochain livre? Rendons enfin pleine et entière...
Page 61 - J'ai toujours aimé dans Macbeth ce passage où Duncan fait remarquer qu'il a entendu, en entrant, chanter des oiseaux qui ont fait leur nid dans les frises du château. Une seule phrase, un mot, deviennent parfois une description tout entière ; mais s'interdire même la vue du ciel ou de la verdure, ne pas faire couler un seul fleuve, briller une seule fois le soleil, c'est peut-être bien de la sévérité, et il ne faut pas que les débauches du style moderne engendrent la pruderie ni le puritanisme....
Page 58 - ... On ne pouvait guère tirer un plus brillant parti d'une donnée que nous persistons à croire imparfaite, pour ne pas dire imprudente. Comment ne pas reconnaître, en effet, une touche vraiment supérieure dans plusieurs passages du livre où tant de traits brillants étincellent comme des diamants sur un fond un peu ténébreux? Parler de l'esprit de l'auteur, c'est à présent presque un lieu commun, on connaît sa profondeur et sa délicatesse. Il ya même dans son esprit (ce qui prouve sa...
Page 159 - J'ai ouï dire à feu M. le duc d'Antin que, lorsqu'il fut surintendant des bâtiments, il faisait quelquefois mettre ce qu'on appelle des cales entre les statues et les socles, afin que, quand le roi viendrait se promener, il s'aperçût que les statues n'étaient pas droites, et qu'il eût le mérite du coup d'oeil.

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