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Mme Cartellier, veuve du savant professeur qui a laissé la Traduction du discours d'Isocrate sur lui-même, intitulé : l’Antidosis, récemment publié par les soins de M. Havet.

Voici le programme des prix proposés par l'Académie française :

Prix de poésie pour 1865. – L'Académie propose, pour sujet d'un prix de poésie à décerner en 1865, Vercingetorix.

Les ouvrages envoyés à ce concours seront reçus jusqu'au ler mars 1865. Ce terme est de rigueur. Ils doivent parvenir francs de port.

Prix d'éloquence pour 1866. – L'Académie propose, pour sujet d'un prix d'éloquence à décerner en 1866, une Étude sur Saint-Évremont.

Les ouvrages envoyés à ce concours seront reçus jusqu'au 15 février 1866. Ce terme est de rigueur. Ils doivent parvenir francs de port.

Prix Montyon pour l'année 1865; Prix de vertu. Ce prix est distribué annuellement par l'Académie; tous les départements de la France sont admis à concourir. Il peut être donne intégralement, ou partagé en plusieurs prix et en un certain nombre de médailles ou récompenses. L'Académie fixe, lors du jugement du concours, la somme qui sera allouée à chacune des actions qui ont mérité d'être distinguées par elle.

Ces sommes sont payables au secrétariat de l'Institut; les personnes doivent se présenter elles-mêmes, ou se faire représenter par un fondé de pouvoirs muni d'un titre notarié.

Les demandes d'admission au concours des prix de vertu sont faites notamment par les autorités du lieu où reside la personne présentée.

On adresse uu mémoire très-détaillé de l'action ou des actions vertueuses; on a soin d'indiquer les nom, prénoms, lieu de naissance, âge de la personne présentée, l'époque et la durée de l'action, qui doit s'être prolongée jusque dans le cours des deux années précédentes, le nom et le domicile des personnes qui en ont été l'objet.

Ce mémoire, signé des notables du pays, est soumis au chef municipal, qui en certifie les signatures, et même les faits qui

y sont énoncés, M. le maire adresse le tout à M. le sous-préfet où à M. le préfet; si ces deux fonctionnaires ont personnellement connaissance de ce qui est indiqué dans le mémoire, ils en attesteront la vérité, soit dans les pièces mêmes, soit dans la lettre d'envoi que M. le préfet écrit au secrétaire perpétuel de l'Académie française, en lui adressant toutes les pièces.

Ces pièces doivent être parvenues, franches de port, au secrétariat de l'Institut avant le 1er janvier de chaque année.

Prix de l'ouvrage le plus utile audo mours. - Ce prix peut être accordé à tout ouvrage publié par un Français, dans le cours des années 1863 et 1864, et recommandable par un caractère d'élévation morale et d'utilité pratique.

Deux exemplaires de chaque ouvrage présenté pour le concours devront être adressés, francs de port, avant le 15 décembre 1864, au secrétariat de l'Institut. Ce terme est de rigueur.

Prix extraordinaire pour 1865. – L'Académie française avait proposé pour sujet d'un prix extraordinaire de 3000 fr., qu'elle devait décerner en 1863, la question suivante :

« De la nécessité de concilier, dans l'histoire critique des leta tres, le sentiment perfectionné du goût et les principes de la i tradition avec les recherches érudites et l'intelligence historia que du génie divers des peuples, )

Le prix n'a pas été décerné, et l'Académie a maintenu la question au concours, le prix sera décerné en 1865; les ouvrages manuscrits présentés à ce concours devront parvenir, francs de port, au secrétariat de l'Institut, avant le 15 décembre 1864. Ce terme est de rigueur.

Prix extraordinaire pour 1866. – L'Académie, toujours préoccupée du désir d'aider à l'étude générale de notre langue en provoquant à des études partielles de cette langue chez nos grands écrivains, souhaiterait qu'il fût fait sur Mme de Sévigné le même travail qu'elle a demandé précédemment, dans des concours ouverts en 1844 et en 1857, sur Molière et sur Corneille.

Elle propose, en conséquence, pour sujet d'un prix extraordinaire de littérature qui sera décerné en 1866, un Lexique de la langue et du style de Mme de Sévigné.

La nature et l'importance du sujet annoncé s'expliquent trop d'elles-mêmes pour qu'on doive y insister. La langue de Mme de Sévigné, c'est spécialement celle du monde, du commerce ordinaire; mais telle que l'avait faite, à une époque mémorable, le progrès de la politesse sociale et du développement littéraire; ajoutons, avec ce cachet particulier que lui imprimaient, sous la main d'une femme, rivale inattendue des plus heureux génies, le naturel passionné des sentiments et des idées, la souplesse d'une pensée tour à tour affectueuse ou maligne, haute ou familière, grave ou enjouée, une imagination enfin que tout excitait, et qui prêtait à tout de l'intérêt et de la vie.

Etudier à ce point de vue, dans sa longue durée, qui embrasse une notable partie du dix-septième siècle, de 1648 à 1696, l'admirable correspondance de Mme de Sévigné; y choisir, en se conformant au texte récemment rétabli par la critique, en suivant dans ses citations l'ordre chronologique des lettres, les expressions et les tours, propres à notre langue, qu'un si heureux emploi semble avoir rendus plus français encore: caractériser, dans un travail à part, introduction du Lexique, cette originale manière d'user d'un fonds commun à tous, voilà la tâche nouvelle à laquelle l'Académie conyie les philologues curieux surtout de notre langue et de son histoire.

Le prix sera une médaille d'or de la valeur de quatre mille francs.

Les ouvrages envoyés à ce concours devront être déposés au secrétariat de l'Institut, avant le 1er mai 1866, terme de rigueur.

Priæ fondés par feu M. le baron Gobert. – A partir du 1er janvier 1865, l'Académie s'occupera de l'examen annuel relatif aux prix fondés par feu M. le baron Gobert pour le morceau le plus éloquent d'Histoire de France, ou pour celui dont le mérite en approchera le plus.

L'Académie comprendra dans cet examen les ouyrages nouveaux sur l'histoire de France, qui auront paru depuis le 1er janvier 1864. Les concurrents devront déposer au secrétariat de l'Institut trois exemplaires de leur ouvrage ayant le 1er janvier 1865.

Les ouvrages précédemment couronnés conserveront les prix annuels, d'après la volonté expresse du testateur, jusqu'à déclaration de meilleurs ouvrages.

Pric fondé par M. le comte de Maillé-Latour-Landry. — Le prix institué par feu M. le comte de Maillé-Latour-Landry en faveur d'un écrivain ou d'un artiste sera, dans les conditions de

la fondation, décerné par l'Académie, en 1866, à l'écrivain dont le talent, déjà remarquable, méritera d'être encouragé à suivre la carrière des lettres.

Prix fondé par feu M. Bordin. — La fondation annuelle de trois mille francs instituée par feu M. Bordin, et dont l'emploi, sous la forme d'un prix unique, a eu lieu pour la première fois en 1856, sera spécialement consacrée à encourager la haute littérature.

Ce prix, n'ayant pas été décerné dans la présente année, reste disponible pour le prochain concours, indépendamment du prix de même fondation et de même valeur qui appartient à l'année 1865.

Soit que l'Académie dispose de ce prix en faveur d'un ouvrage publié dans les deux années ou dans l'année précédente, et remarquable, quels qu'en soit l'objet ou la forme, par l'étendue des connaissances littéraires et le talent d'écrire;

Soit que, dans d'autres cas préalablement annoncés, l'Acadé. mie ait jugé convenable de proposer le sujet même du prix par la mise au concours d'une question d'histoire ou de critique littéraire empruntée soit à l'antiquité, soit aux temps modernes;

Pour la prochaine application du prix, en 1865, l'Académie statuera exclusivement par l'examen comparatif des ouvrages imprimés dans les deux années précédentes, qui lui paraitraient rentrer dans les conditions indiquées ci-dessus, et dont l'envoi à trois exemplaires lui aurait été adressé par les auteurs avant le 1er janvier 1865.

Prix fondé par feu M. Lambert. – L'Académie a décidé que le revenu annuel de cette fondation serait, dans les limites de la pensée du testateur, convenablement affecté, cette année, à tout homme de lettres, ou veuve d'homme de lettres, auxquels il serait juste de donner une marque d'intérêt public.

Prix fondé par feu M. Achille-Edmond Halphen. – L'Académie décernera, pour la troisième fois, en 1866, le prix triennal de quinze cents francs, fondé par feu M. Achille-Edmond Halphen, et se composant des arrérages de trois années d'une rente de cinq cents francs, pour être attribué à l'auteur de l'ouvrage que, selon les termes de l'acte de fondation, l'Académie jugera à la fois le plus remarquable, au point de vue littéraire ou bistorique, et le plus digne, au point de vue moral.

Les ouvrages adressés pour ce concours devront être envoyés avant le 1er janvier 1866. Les concurrents devront en déposer trois exemplaires au secrétariat de l'Institut.

Conditions pour tous les concours de l'Académie. — Les ouvrages manuscrits destinés à concourir aux divers prix devront être déposés ou adressés, francs de port, au secrétariat de l'Institut, avant le terme prescrit, et porter chacun une épigraphe ou devise, qui sera répétée dans un billet cacheté joint à l'ouvrage, et contenant le nom de l'auteur, qui ne doit pas se faire connaitre. Si quelque concurrent manquait à cette dernière condiion, son ouvrage serait exclu du concours.

Les concurrents sont prévenus que l'Académie ne rendra aucun des manuscrits qui auront été envoyés aux concours, mais les auteurs auront la liberté d'en faire prendre des copies, s'ils en ont besoin.

Académie des inscriptions et belles-lettres. — Voici le tableau résumé des prix décernés ou proposés par l'Académie des inscriptions et belles-lettres dans sa séance du 5 août 1864.

Ont été décernés : Antiquités de la France. — L'Académie décerne la première médaille à M. Henri Lepage, pour son Pouillé du diocèse de Toul, rédigé en 1412, publié pour la première fois d'après la copie conservée à la Bibliothèque impériale. 1 vol. in-8°, 1863, et pour ses autres ouvrages sur l'histoire de la Lorraine.

La deuxième médaille à M. Arthur Forgeais, pour sa Collection de plombs historiés trouvés dans la Seine. 3 vol. in-8°, 18611864.

La troisième médaille à M. Édouard Fleury, pour ses Manuscrits à miniature de la bibliothèque de Laon, étudiés au point de vue de leur illustration, 2 vol. in-4°, 1863.

Des mentions honorables sont accordées : 1o A M. du Fresne de Beaucourt, pour son édition de la Chronique de Mathieu d'Escouchy. 2 vol. in-8°, 1863.

2o A M. Champion, pour son ouvrage intitulé : Les Inondations en Franee, depuis le sixième siècle jusqu'à nos jours. 5 vol. in-8°, 1861-1863.

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