Remarques de M. de Vaugelas sur la langue françoise, Volume 3

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Chez Clousier, 1738 - 445 pages
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Fréquemment cités

Page 154 - ... il entrait du je ne sais quoi ou de la bonne grâce, de l'air de la cour, de l'esprit, du jugement, de la civilité, de la courtoisie et de la gaieté, le tout sans contrainte, sans affectation, et sans vice.
Page 156 - ... de l'esprit, il est aisé d'en donner une définition; Mais quand on passe du corps à l'esprit, et que dans la conversation des Grands et des Dames, et dans la manière de traiter et de vivre à la Cour, on s'y est acquis le nom de galant, il n'est pas si aisé à définir; car cela présuppose beaucoup d'excellentes qualitez qu'on auroit bien de la peine à nommer toutes, et dont une seule venant à manquer suffirait à faire qu'il ne seroit plus galant. On peut encore dire la même chose des...
Page 154 - ... que l'un et l'autre fût accompagné d'un certain air, qu'on prend à la Cour et qui ne s'acquiert qu'à force de hanter les grands et les dames. D'autres...
Page 300 - ÔC ayant foient toujours placez après le nom fubftantif qui les régit , & non pas devant , comme fait d'ordinaire un de nos plus célèbres Ecrivains. Par exemple , il a écrit , étant le bienfait de cette nature , au lieu de dire , le bienfait étant de cette nature.
Page 431 - Aux pronoms possessifs, comme il a toujours aimé cette personne au milieu de son adversité. Ce son est équivoque, car on ne sait s'il se rapporte à cette personne ou à il, qui est celui qui a aimé.
Page 165 - Vaugelas (i), eft un des plus grands (ê» crets du ftyle : qui ii'a point cela, ne peut pas dire qu'il fâche écrire ; il a » beau employer de belles pbrafes & de beaux mots ; étant mal placés , ils ne » fauroient avoir ni beauté , ni grâce , outre qu'ils...
Page 381 - Si l'on m'objecle , dit-il, en parlant d'une expreC. fion qu'il condamne, que je m'enfuis fervi fortfouvent de cette forte, j'avouerai franchement , que j'ai failli en cela , comme en beaucoup d'autres chofes , & que je n'ai connu la faute dont j'avertis maintenant les autres , que depuis peu. Il eft fort naturel qu'un Auteur apprenne pendant l'impreffion d'un long Ouvrage quelque chofe qu'il ne fçavoit pas auparavant ; mais il eft bien rare , qu'il veuille l'avouer fi naïvement.
Page 114 - ... est d'ordinaire un très grand défaut ». Mais il admire ces phrases d'Ablancourt (Tacite, Annales, liv. II) : Tout à coup une grêle épaisse... déroba la vue et la conduite aux nautoniers. Le soldat apprentif dans les fortunes de la mer trouble les matelots par un service inutile. Les vaisseaux, abandonnés du pilote, flottent à la merci de l'orage ; tout cède enfin à la violence du vent. Vaugelas ne condamne pas le présent historique en lui-même, mais exige qu'il soit employé à propos...
Page 369 - Sire, non seulement le plus grand des rois, 'mais de tous les hommes le plus clément. On dira bien: Votre MAJESTÉ est infiniment ÉCLAIRÉE; mais on ne peut pas dire : Votre MAJESTÉ est LE plus ÉCLAIRÉ...
Page 206 - Cette façon de parler (perdre » le refpect à quelqu'un ) , dit Vaugelas , eft de la •, Cour s'il en fut jamais , & toute ma vie je l'ai » ainfi ouï dire aux hommes & aux femmes qui la *, hantent. . . Les Auteurs qui ont le plus hanté » la Cour , écrivent hampe & non pas hante «. Bouhours dit : » Perfonne n'ofoit plus hanter des » miférables qu'on croyoit devoir être brûlés au » premier jour. ... 11 fut charmé, dès qu'il fut...

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