Oeuvres de M. Gresset, Volume 1

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Libraires associés, 1805
 

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Page 4 - Qu'aux fronts ornés de pompons et dentelles. Ainsi qu'il est pour le monde et les cours Un art , un goût de modes et d'atours , II est aussi des modes pour le voile ; II est un art de donner d'heureux tours A l'étamine, à la plus simple toile.
Page 47 - S'élève un antre aérien , Un astrologique ermitage , Qui paroît mieux, dans le lointain. Le nid de quelque oiseau sauvage Que la retraite d'un humain. C'est pourtant de cette guérite , C'est de ce céleste tombeau , Que votre ami, nouveau stylite, A la lueur d'un noir flambeau , Penché sur un lit sans rideau , Dans un déshabillé d'ermite, Vous griffonne aujourd'hui sans fard...
Page 2 - Pas n'est besoin, je pense, de décrire Les soins des sœurs, des nonnes , c'est tout dire ; Et chaque mère, après son directeur, N'aimait rien tant : même dans plus d'un cœur, Ainsi l'écrit un chroniqueur sincère , Souvent l'oiseau l'emporta sur le père.
Page 17 - D'un air auguste , en fille intérieure , Voulut parler à l'oiseau libertin , Pour premiers mots et pour toute réponse , Nonchalamment, et d'un air de dédain , Sans bien songer aux horreurs qu'il prononce, Mon gars répond, avec un ton faquin : « Par la corbleu ! que les nonnes sont folles ! » L'histoire dit qu'il avait en chemin , D'un de la troupe entendu ces paroles.
Page 132 - Tout nous appelle aux champs ; le printemps va renaître, Et j'y vais renaître avec lui. Dans cette retraite chérie De la Sagesse et du Plaisir, Avec quel goût je vais cueillir La première épine fleurie...
Page xxiii - D'un noble oiseau la touchante disgrâce, Soyez ma muse, échauffez mes accents, Et prêtez-moi ces sons intéressants, Ces tendres sons que forma votre lyre Lorsque Sultane, au printemps de ses jours. Fut enlevée à vos tristes amours, Et descendit au ténébreux empire. De mon héros les illustres malheurs Peuvent aussi se promettre vos pleurs. Sur sa vertu par le sort traversée, Sur son voyage et ses longues erreurs, On...
Page 131 - Quand, revenant au jour, je me vis délivré ! Je trompai le trépas , ainsi qu'une victime Que frappe un bras mal assuré; Inutilement poursuivie , Et plus forte par la douleur, Elle arrache , en fuyant , les restes de sa vie Aux coups du sacrificateur.
Page 133 - Les plus simples objets, le chant d'une fauvette, Le matin d'un beau jour, la verdure des bois, La fraîcheur d'une violette, Mille spectacles, qu'autrefois Ou voyoit avec nonchalance, Transportent aujourd'hui ; présentent des appas Inconnus à l'indifférence, Et que la foule ne voit pas.
Page 47 - II est un édifice immense Où dans un loisir studieux Les doctes arts forment l'enfance Des fils des héros et des dieux : Là , du toit d'un cinquième étage Qui domine avec avantage Tout le climat grammairien , S'élève un antre aérien , Un astrologique ermitage , Qui paroît mieux, dans le lointain.
Page xxiv - Non moins dévot, plus malheureux que lui : Mais trop de vers entraînent trop d'ennui. Les muses sont des abeilles volages ; Leur goût voltige , il fuit les longs ouvrages, Et, ne prenant que la fleur d'un sujet, Vole bientôt sur un nouvel objet.

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