Civilisation et barbarie: moeurs, coutumes, caractères des peuples argentins. Facundo Quiroga et Aldao

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A. Bertrand, 1853 - 383 pages
 

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Page xlviii - ... dans la Plata et offrir dignement leur prodigieux tribut à l'Océan, qui le reçoit dans ses flancs, non sans marques visibles de trouble et de respect. Mais ces immenses canaux creusés par la main diligente de la Nature n'introduisent aucun changement dans les mœurs nationales. Le descendant des aventuriers espagnols qui ont colonisé le pays déteste la navigation; il se considère comme prisonnier dans les étroites limites d'une barque ou d'une chaloupe. Quand...
Page 13 - ... gouvernement qui maintiennent la morale, telle que ces hommes la comprennent, l'ordre et l'association de la tribu. Mais le progrès est étouffé, parce qu'il ne peut exister sans possession permanente du sol, et sans la ville, qui développe la capacité industrielle de l'homme et lui permet d'étendre ses acquisitions. Dans les plaines argentines, la tribu nomade n'existe pas; le pasteur possède le sol en vertu de titres de propriété; il est fixé en un point qui lui appartient; mais pour...
Page 15 - Dieu et la nature qui le révèle ; la voix de cet homme simple et innocent faisait vibrer toutes mes fibres et me pénétrait profondément.
Page 6 - Dans ces longs voyages, le prolétaire argentin acquiert l'habitude de vivre loin de la société et de lutter individuellement...
Page 43 - III ASOCIACIÓN — LA PULPERÍA Le Gaucho vit de privations, mais son luxe est la liberté. Fier d'une indépendance sans bornes, ses sentiments, sauvages comme sa vie, sont pourtant nobles et bons.
Page xlv - CARACTERES. HÁBITOS E IDEAS QUE ENGENDRA L'étendue des Pampas est si prodigieuse qu'au nord elles sont bornées par des bosquets de palmiers, et au midi par des neiges éternelles.
Page 15 - C'était là un tableau homérique ; le soleil arrivait à son couchant ; les troupeaux qui retournaient au bercail fendaient l'air de leurs bêlements confus ; le maître de la maison , homme de soixante ans , d'une physionomie noble , chez lequel la race européenne pure se manifestait par la blancheur de la peau , le bleu des yeux, l'ampleur et le poli du front...
Page 117 - Il ya un quatrième élément qui arrive ; ce sont les Barbares , ce sont des hordes nouvelles , qui viennent se jeter dans la société antique avec une complète fraîcheur de mœurs , d'âme et d'esprit ; qui n'ont rien fait , qui sont prêts à tout recevoir , avec toute l'aptitude de l'ignorance la plus docile et la plus naïve.
Page 51 - D'abord, il faut expliquer Facundo. Et cet homme ne peut pas être compris si l'on ne connaît pas en détail la vie du peuple argentin 1292. Après avoir dépeint les faits et gestes du commandant de campagne, le sociologue se justifie : « Je donne tant d'importance à ces détails, parce qu'ils serviront à expliquer tous nos phénomènes sociaux 1293 ». La géographie. — Au départ, il faut expliquer l'homme par le milieu. Sarmiento mentionne plusieurs fois Herder. Il a pu le connaître par...
Page 11 - En sortant de l'enceinte de la ville, tout change d'aspect; l'homme des champs porte un autre costume que j'appellerai américain, puisqu'il est commun à tous les habitants; les mœurs sont différentes, les besoins sont limités et particuliers à lui ; ces deux, hommes, celui de la ville et celui de la campagne, semblent appartenir à deux sociétés distinctes, à deux peuples étrangers l'un à l'autre. Il ya...

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