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pence par gallon n'est pas suffisante pour contre-balancer les charges que les lois de douane et d'accise font actuellement peser sur les esprits de fabrication anglaise, et qu'une surtaxe limitée au taux de deux pence par gallon laisserait encore subsister sur les esprits de fabrication anglaise un droit différentiel en faveur des eaux-de-vie et esprits étrangers.

En conséquence, le Gouvernement de Sa Majesté Britannique ayant fait connaître ces circonstances au Gouvernement de Sa Majesté l'Empereur des Français, et Sa Majesté Impériale ayant consenti à ce que le montant de la dite surtaxe fût augmenté, les deux hautes parties contractantes au dit Traité de commerce sont convenues par le présent article additionnel que le montant de cette surtaxe serait de cinq pence par gallon, et Sa Majesté Britannique s'engage à recommander au Parlement l'admission dans le royaume uni des eaux-de-vie et esprits importés de France à un droit exactement égal au droit d'accise perçu sur les esprits de fabrication indigène, avec addition d'une surtaxe de cinq pence par gallon.

Le présent article additionnel aura la même force et valeur que s'il avait été inséré dans le Traité de commerce du 23 janvier dernier. Il sera ratifié, et les ratifications en seront échangées à Paris, dans le délai de cinq jours, à partir de la date de sa signature.

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OBSERVATI0NS PRÉLIMINAIRES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

CHAPITRE PREMIER.
Époque gauloise.

Enfance vigoureuse du commerce bordelais. — Gouvernement pa-
triarcal des tribus. — Principe fécond de la liberté des échanges.

CHAPITRE II.

Époque romaine.

Le luxe et les relations des Romains donnent une nouvelle étendue
au commerce de Bordeaux. — Grande prospérité de cette ville à
l'époque d'Ausone. — Mais bientôt l'Empire se corrompt et s'af-
faiblit. — Le torrent des Barbares s'avance. — Les dépenses
exagérées, la fausse politique et la peur font naître tous les
désordres : impôts excessifs, altération des monnaies, prohibi-
tions.— Le commerce de Bordeaux disparaît presque entièrement
avec la confiance et la liberté. — Ce qui en reste assiste languis-
sant à la mort de l'immense société romaine et doit mourir avec

Invasion des Barbares. - Ducs d'Aquitaine.

Anglais. — Croisades. — Retour de la Guyenne à la
couronne de France.

La société européenne sort enfin du chaos causé par l'invasion
barbare. — Le commerce de Bordeaux s'agrandit de toutes les
relations anglaises.— Mais l'esprit de privilége domine le monde.
— Le principe de liberté étouffé dans les sociétés l'est encore

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Pages.
plus pour l'Industrie et les relations commerciales : privileges des
castes : privileges des corporations : priviléges de l'industrie
· nationale , privileges des produits de l'agriculture; privilèges des
villes. — Cependant les croisades produisent pour le commerce
des effets inattendus. — Le besoin et le développement des rap-
ports avec le Levant font rechercher une route directe pour les

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Principales institutions créées à Bordeaux pendant les XVI° et
XVIIe siècles . . . . . . -

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L'organisation du commerce de Bordeaux se perfectionne; mais la
lutte des tarifs continue à retarder le progrès; heureusement,
le commerce des colonies grandit. — Bordeaux en devient l'en-
trepôt principal. — Le goût des produits coloniaux se répand
dans des proportions inespérées. — La prospérité de notre port
atteint le plus haut degré. Cependant, cette fortune commer-
ciale n'était, en général, que le résultat de circonstances excep-
tionnelles. — Nos produits agricoles, richesse immuable et sûre,
demeuraient toujours victimes de l'exagération des droits étran-
gers. — Le gouvernement de Louis XVI reconnaît le mal et a le
courage de le combattre. Le traité de 1786 fut un acte d'une
grande valeur. — Conçu toutefois avec hésitation, et n'ayant pas
pour base une réciprocité réelle, il ne put produire que des résul-
tats peu décisifs. — En ce moment, des embarras financiers for-
cent l'État à consulter la nation. — Les idées de réformes
sociales s'agitent et se répandent. — De grands malheurs inté-
rieurs entraînent enfin une guerre générale. — Anéantissement

Pages.

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Paix d'Amiens. — Reprise des hostilités. — Pertes du commerce
de Bordeaux. — Mesures extrêmes à l'égard des marchandises
de fabrique anglaise. — Paix de 1814. — Reprise rapide du
commerce. — Après l'événement des Cent Jours il reste languis-
'sant et paralysé. — Les anciens éléments n'existaient plus.—
Efforts énergiques des armateurs bordelais pour créer de nou-

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