Marc Aurèle

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Fayard, 1 avr. 2014 - 452 pages
Les Romains avaient mis longtemps à se réconcilier avec la monarchie. Mais le poids de l'Empire et les guerres civiles leur avaient appris que c'était le seul régime possible pour eux, et les philosophes que ce pouvait être le meilleur. Marc Aurèle entreprit d'en donner la preuve. Il porta l'Empire à son apogée et nous a, en même temps, laissé le témoignage le plus sincère et le plus émouvant qui soit sur la solitude des rois, des Pensées qu'il n'écrivait que pour lui-même et qui sont, certes, d'inspiration stoïcienne, mais fort éloignées des abstractions de l'école.

S'il est vrai que les actes d'un prince font l'Histoire, les mobiles profonds qui les inspirent restent le plus souvent secrets. Marc Aurèle nous permet d'aller au-delà de ses propres vertus, que les historiens regardent souvent avec une indulgente ironie, parfois avec agacement. Philosophie, piété véritable envers les dieux, admiration et respect pour la Rome des anciens temps, que semblent menacer les excès et les déviations d'une religion nouvelle dont il est pourtant à même, mieux que personne, de comprendre l'esprit, font de lui le plus grand, le plus efficace, le plus humain des empereurs, sans doute, entre tous, le plus proche de nous.
P.G.

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À propos de l'auteur (2014)

Pierre Grimal (1912-1996) fut un latiniste de renom ; par ailleurs spécialiste et humaniste de Rome, il s'est toujours efforcé de comprendre Rome de l'intérieur. Avec une sensibilité et une intelligence hors du commun, et dans un souci permanent de vérité, « le dernier des Romains » - comme on l'appelait dans la Rome d'aujourd'hui - a cherché à replacer dans le contexte particulier à chacun les hommes qui y ont vécu - les philosophes comme les poètes, les dramaturges, les orateurs, les politiciens. Il s'est intéressé à chacun des aspects qui ont contribué à façonner l'originalité et l'importance de Rome et de sa civilisation. Tous ses ouvrages témoignent de son sens profond de l'humain, et de son esprit de synthèse lié à une grande clarté.Après l'École normale supérieure de 1932 à 1935, Pierre Grimal passe l'Agrégation en 1935, et est membre de l'École française de Rome. En 1944, il devient docteur d'État en 1944, après une thèse sur Les Jardins romains. De 1945 à 1952, il est professeur à l'Université de Bordeaux, et de 1952 à 1982, professeur de littérature et philosophie latines à la Sorbonne. Officier d'Académie, chevalier de la Légion d'honneur, il est élu, en 1978, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, et en 1993, « Cultore di Roma » (Citoyen de Rome) par la ville de Rome. Pierre Grimal est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Les Jardins romains. Essai sur le naturalisme romain (De Boccard, 1944 ; 3e éd. Fayard, 1984) ; Frontin, De Aquae ductu Urbis Romae, édition, traduction et commentaire (Belles-Lettres, 1944) ; Sénèque (éd. PUF, 2é éd., 1966) ; La Mythologie grecque (PUF, 14e éd., « Que Sais-Je », 1990) ; Le Siècle des Scipions, Rome et l'hellénisme au temps des guerres puniques (Aubier, 2e éd., 1975) ; Dans les pas de César (Hachette, 1955) ; Les Romains grecs et latins, introduction et traduction (Gallimard, 1958) ; Horace (Le Seuil, 1958) ; Phaedra, édition et commentaire (PUF, 1965) ; Plaute et Térence, OEuvres complètes, introduction et traduction (Gallimard, 1971) ; Italie retrouvée (PUF, 1979) ; Mythologies, 2 vol. (Larousse, 1964) ; Cicéron, In Pisonem, édition et traduction (Belles-Lettres, 1967) ; Sénèque, De Uita Beata, édition et commentaire (PUF, 1969) ; Le Lyrisme à Rome (PUF, 1978) ; Sénèque ou la conscience de l'Empire (Belles-Lettres, 1978 ; Fayard, 1991) ; Le Théâtre antique (PUF, « Que-Sais-Je », 1978) ; Virgile (Arthaud, 1985) ; Cicéron (Fayard, 1986) ; Les Erreurs de la liberté (Belles-Lettres, 1989) ; Tacite, OEuvres complètes, introduction et traduction (Gallimard, 1990) ; Tacite (Fayard, 1990) ; Marc-Aurèle (Fayard, 1991) ; La Littérature latine (Fayard, 1994) ; L'Âme romaine (Perrin, 1997) ; Le Dieu Janus et les origines de Rome (Berg International, 1999) ; Histoire de Rome (Mille et une nuits, 2003) ; Voyage à Rome (Robert Laffont, 2004) ; Rome et l'amour (Robert Laffont, 2007).

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