Rose mafia 2, l'enquête

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JACOB DUVERNET, 14 juin 2012 - 163 pages
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Ancien maire d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville a été mis en examen en 2009 pour détournement de fonds publics et placé en détention provisoire durant 8 mois. Après avoir gardé le silence face à la justice pour protéger son parti, il a révélé les pratiques plus que douteuses de nombre d'élus socialistes dans le Pas-de-Calais. À la juge d'instruction d'abord, ensuite en écrivant un livre témoignage, Rose Mafia. Il a fait savoir qu'Hénin-Beaumont était loin d'être la seule commune touchée par les irrégularités, qu'un système, beaucoup plus vaste, s'étendait sur tout le bassin minier, et même au-delà. Ce système est bâti sur des relations contraires à l'intérêt général entre les élus et les chefs d'entreprises, s'articule autour de marchés publics truqués et a pour dessein de financer l'activité politique.
Mais ce système ne manque pas de servir au passage les intérêts personnels, à travers des emplois de
complaisance ou fictifs, des fausses factures, des prises en charge de frais privés...
Suite à la contestation de certains faits voire le déni qui entoure ces affaires, il fallait publier les preuves matérielles et demander à un journaliste indépendant la réalisation d'une enquête sur les faits et les pratiques dénoncés par Gérard Dalongeville, au sein même du bassin minier. Martin Leprince, correspondant à Paris du quotidien régional Nord Éclair a mené, d'un regard neutre, ses investigations sur des pratiques politiques où se mêlent soupçons et faits avérés.


EXTRAITS, LES ÉNIGMATIQUES AMIS DE LA ROSE
Gérard Dalongeville se souvient très bien de cette époque : " Les bulletins comprenaient quelques articles sur des sujets prétextes mais c'était du pipeau. Ces brochures représentaient une véritable machine à brasser de l'argent. Ensuite, pour la diffusion des bulletins, personne ne contrôlait à combien ils étaient réellement tirés. D'autant plus que la plupart du temps, ces publications n'étaient pas vraiment distribuées, elles restaient entassées dans le local ou finissaient à la poubelle. Les recettes des publicités servaient ensuite à financer des opérations politiques, comme des banquets directement facturés aux amis de la rose. Le but était de financer tout ce qui pouvait l'être pour le PS, en marge de la légalité. Ycompris durant les campagnes électorales." Pour multiplier les ressources, l'ancien maire Pierre Darchicourt avait également créé une autre association : Les amis de Léo Lagrange. " Il avait mis son secrétaire de mairie et son beau-père comme responsables ", explique Gérard Dalongeville.

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