Voyage en Afrique au royaume de Barcah et dans la Cyrénaique [by P. della Cella] tr. et augmenté par A. Pezant

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Page 321 - Au concours bruyant qui se pressait sous ces portiques a succédé une solitude de mort. Le silence des tombeaux s'est substitué au murmure des places publiques. L'opulence d'une cité de commerce s'est changée en une pauvreté hideuse. Les palais des rois sont devenus le repaire des fauves ; les troupeaux parquent au seuil des temples, et les reptiles immondes habitent les sanctuaires des dieux !... Ah! comment s'est éclipsée tant de gloire! Comment se sont anéantis tant de travaux!... Ainsi...
Page 348 - Cette ville mystérieuse, qui , depuis des siècles, occupait les savans , et sur la population de laquelle on se formait des idées si exagérées, comme sur sa civilisation et son commerce avec tout l'intérieur du Soudan, est située dans une immense plaine de sable blanc et mouvant , sur lequel il ne croît que de frêles arbrisseaux rabougris, tels que le mimosa ferruginea, qui ne vient qu'à la hauteur de trois à quatre pieds.
Page 133 - Arabes, ils semblent condamnés d'une manière spéciale à la vie vagabonde par la nature de leurs déserts. Pour se peindre ces déserts, que l'on se figure, sous un ciel presque toujours ardent et sans nuages , des plaines immenses et à perte de vue, sans maisons, sans arbres , sans ruisseaux, sans montagnes ; quelquefois les yeux s'égarent sur un horizon ras et uni comme la mer. En d'autres endroits le terrain se courbe en ondulations , ou se hérisse de rocs et de rocailles.
Page 105 - Dieu fait bien ce qu'il fait. Sans en chercher la preuve En tout cet univers, et l'aller parcourant, Dans les citrouilles je la treuve. Un villageois, considérant Combien ce fruit est gros et sa tige menue : A quoi songeoit, dit-il, l'auteur de tout cela?
Page 119 - ... des cailloux jonchés, des rochers debout ou renversés; un désert entièrement découvert, où le voyageur n'a jamais respiré sous l'ombrage; où rien ne l'accompagne , rien ne lui rappelle la nature vivante : solitude absolue , mille fois plus affreuse que celle des forêts; car les arbres sont encore des êtres pour l'homme, qui se...
Page 119 - ... pour l'homme qui se voit seul : plus isolé, plus dénué, plus perdu dans ces lieux vides et sans bornes, il voit partout l'espace comme son tombeau : la lumière du jour, plus triste que l'ombre de la nuit, ne renaît que pour éclairer sa nudité, son impuissance, et pour lui présenter l'horreur de sa situation, en reculant à ses yeux les barrières du vide, en étendant autour de lui l'abîme de l'immensité qui le sépare de la terre habitée : immensité qu'il tenterait en vain de parcourir...
Page 407 - Les proportions du bec , du tibia , deTos de la cuisse et du crâne , comparés avec les restes les plus parfaits des ibis qu'on a trouvés dans les tombeaux des momies, sont absolument les mêmes.... Quoique les plumes des ibis embaumés soient brûlées , il est aisé d'en discerner la couleur , et sur-tout le noir des ailes et de la queue ; mais , je le répète, l'accord des proportions ne laisse aucun doute.
Page 30 - L'unité , tel est le premier caractère de Dieu dans le Coran. Dieu est unique et éternel; il vit, il est tout-puissant, il sait tout, il entend tout , il voit tout ; il est doué de volonté et d'action ; il n'ya en lui ni forme ni figure , ni bornes ni limites , ni nombres ni parties , ni multiplications ni divisions, parce qu'il n'est ni corps ni matière , qu'il n'a ni commencement ni fin ; qu'il existe par lui-même sans génération , sans demeure , sans habitation, hors de l'empire du temps;...
Page 79 - Egypte est une plaine àpeu-près horizontale , qui , comme la surface de la mer, se perd dans le ciel aux bornes de l'horizon : son uniformité n'est interrompue que par quelques éminences , ou naturelles ou factices , sur lesquelles sont situés les villages qui...
Page 119 - Qu'on se figure un pays sans verdure et sans eau, un soleil brûlant, un ciel toujours sec, des plaines sablonneuses, des montagnes encore plus arides sur lesquelles l'œil s'étend et le regard se perd sans pouvoir s'arrêter sur aucun objet vivant; une terre morte et, pour ainsi dire, écorchée par les...

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