Images de page
PDF
ePub
[blocks in formation]

ET

CONFÉRENCES

DIRECTEUR : N.

FILOZ

.

France.

20 fr.

payables 10 francs comptant et le ABONNEMENT, UN AN surplus par 5 francs les 15 février et

15 mai 1908. Étranger.

23 fr. LE NUMÉRO : 60 centimes

Après quinze années d'un succès qui n'a fait que s'affirmer en France et à l'étranger, nous allons reprendre la publication de notre très estimee Revue des Cours et Conférences : estimée, disons-nous, et cela se comprend aisément. D'abord, elle est unique en son genre : il n'existe point, à notre counaissance, de revue en Europe donnant un ensemble de cours aussi complet et aussi varié que celui que nous offrons, chaque année, à nos lecteurs. C'est avec le plus grand soin que nous choisissons, pour chaque Faculté, lettres, philosophie, histoire, etc. les leçons les plus originales des maîtres éminents de nos Universités et les conférences les plus appréciées de nos orateurs parisiens. Nous allons même jusqu'à recueillir dans les Universités des pays voisins ce qui peut y être dit et enseigné d'intéressant pour le public lettré auquel nous nous adressons.

De plus, la Revue des Cours et Conférences est à bon marché : il suffira, pour s'en convaincre, de réfléchir à ce que peuvent coûter, chaque semaine, la sténographie, la rédaction et l'impression de quarante-huit pages de texte composées avec des caractères aussi serrés que ceux de la Revue. Sous ce rapport, comme sous tous les autres, nous ne craignons aucune concurrence : il est impossible de publier une pareille série de cours, sérieusement rédigés, à des prix plus réduits. La plupart des professeurs dont nous sténographions la parole nous ont du reste réservé d'une façon exclusive ce privilège ; quelquesuns même, ei non des moins éminents, ont poussé l'obligeance à notre égard jusqu'à nous prêter gracieusement leur bienveillant concours ; toute reproduction analogue à la nôtre ne serait donc qu'une vulgaire contrefaçon, désapprouvée d'avance par les maîtres dont on aurait inévitablement travesti la pensée.

Enfin, la Revue des Cours et Conférences est indispensable : indispensable à tous ceux qui s'occupent de littérature, de philosophie, d'histoire, par goût ou par profession. Elle est indispensable aux élèves des lycées et collèges, des écoles normales, des écoles primaires supérieures et des établissements libres, qui préparent un examen quel. conque, et qui peuvent ainsi suivre l'enseignement de leurs futurs examinateurs. Elle est indispensable aux élèves des Universités et aux professeurs des collèges qui, licenciés ou agrégés de demain, trouvent dans la Revue, avec les cours auxquels, trop souvent, ils ne peuvent assister, une série de sujets et de plans de devoirs et de leçons orales, les mettant au courant de tout ce qui se fait à la Faculté. Elle est indispensable aux professeurs des lycées qui cherchent des documents pour leurs thèses de doctorat ou qui désirent seulement rester en relations intellectuelles avec leurs anciens maîtres. Elle est indispensable enfin à tous les gens du monde, fonctionnaires, magistrats, officiers, artistes, qui trouvent, dans la lecture de la Revue des Cours et Conférences, un délassement à la fois sérieux et agréable, qui les distrait de leurs travaux quotidiens, tout en les initiant au ment littéraire de leur temps.

Comme par le passé, la Revue des Cours et Conférences donnera les conférences faites au théâtre national de l'Odéon, et dont le programme, qui vient de paraître, semble des plus attrayants. Nous continuerons et achèverons la publication des Cours professés au Collège de France, à la Sorbonne et dans les Universités de province, par MM. Emile Faguet, Abel Lefranc, Jules Martha, Gustave Lanson, Augustin Gazier, Victor Egger. Charles Seignobos, Pfister, Desdevises du Dezert, etc., etc. - ces noms suffisent, pensons nous, à issurer nos lecteurs, - en attendant la réouverture des cours de la nouvelle année scolaire. De plus, chaque semaine, nous publierons des sujets de devoirs et de compositions, des plans de dissertations et de leçons pour les candidats aux divers examens, des articles bibliographiques, des comptes rendus des soutenances de thèses.

mouve

Année scolaire 1907-1908

REVUE DES COURS

ET

CONFÉRENCES

LA REVUE PARAIT TOUS LES JEUDIS

DIRECTEUR : N. FILOZ

LA REVUE A PUBLIÉ CETTE ANNÉE :

LITTÉRATURE FRANÇAISE..

Cours de MM. Émile Faguet, Abel Lefranc,

Augustin Gazier, Gustave Lanson.
LITTÉRATURE LATINE..

Cours de M. Jules Martha.
LITTÉRATURE ALLEMANDE. Cours de M. Henri Lichtenberger.
LITTÉRATURE ESPAGNOLE. Article de M. N.-M. Bernardin.
PHILOSOPHIE.

Cours de M. Victor Egger.
HISTOIRE DE LA PAILOSOPHIE. Leçon de M. E. Joyau.
HISTOIRE.

Cours de MM. Charles Seignobos, Pfister et

G. Desdevises du Dezert ; leçons de MM.

J. Zeiller et P. de Labriolle.
CONFÉRENCES DE L'ODÉON. Conférences de M. N.-M. Bernardin, A. Capus

et C. Martel.
BIBLIOGRAPHIE.

Auteurs de l'agrégation, par MM. R. Basset,

H. Bornecque et W. Thomas.
SOUTENANCES DE THÈSES. SUJETS DE DEVOIRS, LEÇONS ET COMPOSITIONS.

PROGRAMMES DES COURS ET DES EXAMENS.
Listes D'AUTEURS. OUVRAGES SIGNALÉS. - RENSEIGNEMENTS DIVERS.

PARIS

SOCIÉTÉ FRANÇAISE D'IMPRIMERIE ET DE LIBRAIRIE

ANCIENNE LIBRAIRIE LECÈNE, OUDIN ET C'•

15, RUE DE CLUNY, 15

1908
Tout droit de reproduction réservé

[blocks in formation]

Poètes français du XIX° siècle qui continuent la tradition du XVIIIe (1)

Cours de M. ÉMILE FAGUET,
Professeur à l'Université de Paris.

Chênedollé; sa vie.

Chêaedolle a laissé un nom, et rien qu'un nom, dans l'histoire de la littérature française. Cependant, quelque modeste que soit la place occupée par lui dans le cheur de nos poètes, nous ne pouvons le laisser entièrement de coté dans l'étude que nous avons entreprise. Puisque nous avons parlé de Fontanes, il faut bien que nous nous entretenions de Chênedollé : d'autant plus qu'on ne le connait, en général, que par les extraits de ses œuvres qui figurent dans des anthologies plus ou moins bien faites, et qu’on a une tendance à se le représenter uniquement comme une de ces nébuleuses qui entouraient, vers 1820 ou 1828, les grandes répulations romanliques naissantes. Nous verrons comment Chènedollé, poète de l'école classique à la manière de Delille, de Fontanes ou de La Harpe, était presque oublié en 1820, lors qu'il publia un petit recueil de vers, les Etudes poétiques, qui allira sur lui l'atıention des jeunes gens. C'est ce Chênedollé « deuxième manière » qui, seul, est resté dans la mémoire des générations suivantes. Mais il y a un autre Chênedoilé, tout à fait

[ocr errors]

(1) Voir la Revue des Cours et Conférences 1906-1907. En attendant la réouverture des Cours, la Revue publiera des articles séparés, les conférences de l'Odéon, et achèvera la publication des cours de l'an passé.

« PrécédentContinuer »