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et que tous les vassaux et tenants dudict marquisat, tant nobles que roturiers qui en dépendent, soient tenus de lui rendre leurs hommages, adveux, dénombrements et recongnoissances soubs ledict titre et dignité de marquis, en ses plaids et gaige pièges qu'il pourra faire tenir en son manoir du Grand Quevilly, pour les teneurs dudit marquisat dans ladiete paroisse; et pour les teneurs d'Hocqueville et de Bertranville, en son manoir de Bertranville, sans estre lesdits vassaux et tenantz obligez à autres charges et deniers, pour raison de la présente érection, que ceux accoutumés, ni aussi que lesdicts sieurs marquis soient subjets à autres charges envers nous qu'ils estoient auparavant laditte union et érection, ny aussi qu'au moyen d'icelle il y ayt aucun changement de ressort et juridiction; sans aussi que pour ça, nous entendions rien innover aux droits de justice , ny contrevenir aux cas royaux et à ceux 'dont la juridiction est attribuée aux juges présidiaux, lesquels demeureront dans leur entier; et, de nos plus amples grâces , permettons audict sieur de Becdelièvre, ses successeurs et ayant-cause, de porter sur leurs armoiries et blasons les marques et titres de marquis ; déclarons, au surplus , que nous n'avons entendu et n'entendons qu'au deffault d'hoirs masles , nous ou nos successeurs roys, puissions prétendre droicts de propriété , réunion, reversion ou possession dudict marquisat, au moyen de nos ordonnances faites ou à faire sur l'érection des marquisats et comtez, même celle de 1366 , et de celle de Blois et autres; de la rigueur desquelles, pour les mesmes considérations susdictes, nous avons excepté et réservé, exceptons et réservons la présente érection, sans laquelle condition ledict sieur marquis n'eust voulu accepter ledict titres à la charge toutefois qu'advenant le décès dudict sieur de Becdelièvre et de ses successeurs en ligne masculine, sans hoirs masles, ladiete terre retournera en son premier estât; et, pour d'autant plus améliorer, décorer et ennoblir ledict marquisat, sçis en pays très-fertile et abondant de toutes sortes de vivres, et pour la commodité des vassaux et habitants desdicts lieux, avons, audict marquisat de Quevilly, créé et érigé, créons et érigeons , par cesdittes présentes, une foire par chacun an, en la paroisse du Grand-Quevilly, le jour de Saint-Pierre et Saint-Paul, à la fin de juin de chaque année , pour ladiete foire estre tenue auxdits lieux dorénavant, perpétuellement et à toujours , entretenue, gardée et observée; voulons et nous plaid que tous marchands fréquentant foires et marchés y puissent aller achepter, vendre , échanger, trafiquer de toutes sortes de marchandises permises et licites, et que ledict sieur marquis et marchands, habitants, jouissent tous de tels pareils droicts, privilèges et franchises dont jouissent et ont accoutumé de jouir les autres ayant pareilles foires en nostre royaume, pourvu qu'à quatre lieues à la ronde desdittes paroisses il n'y ait d'autres foires audict jour, auxquels ces présentes puissent nuire ni préjudicier, sans qu'au moyen

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Seigneurs De Bonnevie , De Pogniatj, De Lavort ,

CBOtSALOUX , DE Persignat , DE Mezieres , DE M

Cillac , comtes De Bonnevie , etc. , en Forez, Auvergne et en Bourbonnfl.it.

Armes : écartelé aux 1 et 4 d'axur, à 5 bar-
beaux d'argent en fasces, accompagnés en
chef de 3 étoiles du même, qui est De Boh-
Nevie ; aux 2 et 3 d'azur, semés de fleurs de
lys d'or, à la tour d'argent, maçonnée de *
sable, brochante, qui est De La Tour D'au-
Vergne. Supports : deux lions.

Les premiers titres qui fassent connaître la famille

De BONNEVIE* (en latin Bonœ vilœ)la présentent

* Il a existé à Paris une famille De Bonhevie, différente de celle qui fait l'objet de cette généalogie. Elle a eu pour auteur Jean Bonnevie, qui fut pourvu , en 1721 , d'une charge de secrétaire du roi qu'il résigna, en 1733, à son fils, Jean-Charles de Bonnevie, reçu, le 10 juillet de la même année, conseiller du roi, commissaire en la seconde cliambre des requêtes du Palais. {État de la France, année 1722, p. 106 ; année 1736, p. 107, 297.) Jean-Charles de Bonnevie acheta le marquisat de Vervins , en Picardie. De son mariage avec Marie Moreau, il a eu une fille unique, Marie-Jeanne-Olympe de Bonnevie, dame de Vervins, mariée: 1° en 1732 , avec Louis-François, vicomte de Rohan-Chabot, mort en 1758; 2» en 1765, avec Marie-François-Henri de Franquetot, possessionnée dans les provinces de Forez et d'Auvergne, au commencement du xiv" siècle. La position qu'elle y tenait dès lors offre tous les indices d'une ancienne origine, confirmés par de belles alliances et d'honorables services. Durant les longues dissensions causées par la réforme politique et les innovations religieuses , celte famille est restée constamment fidèle à la religion et à la royauté.

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Mathieu de Bonnevie, Ier du nom, seigneur de Monlaignet, épousa, vers l'an 1280, Manchette, laquelle était veuve lors d'un hommage qu'elle rendit en 1291, comme tutrice de leurs enfants pour la moitié de la grange de Monlaignet et pour les cens et autres devoirs situés dans la châtellenie de St-Bonnet. (Chambre des comptes de Paris, reg. a) «, fol. 66.)

Jean de Bonnevie, fils de Mathieu, seigneur de Montaignet, rendit hommage pour cette terre et pour d'autres domaines et mouvances situés en la même châtellenie de Saint-Bonnet, en 153-2 et 1037. (Ibid., reg. 4g°> p. 89; reg. a) p. 200.) Il eut pour fils:

Mathieu de Bonnevie, IIe du nom, seigneur de Montaignet, qui avait succédé à son père en i346 • époque à laquelle il fit hommage pour les mêmes fiefs. (Ibid., registre 4g2» p. 17'-)

Tous les titres de cette famille ont été brûlés sur la place publique d'Aubiat, en 1793. Mais les preuves qu'elle a faites en l'élection de Gannat, en i5gg; celles que mentionne M. de Tubeuf,' intendant de la généralité de Moulins, dans un jugement de maintenue de noblesse, du 12 mars 166g; celles enfin qui ont été faites en 1785, pour admission aux écoles militaires, établissent sa filiation ainsi qu'il suit:

I. Louis De Bonnevie, I" du nom, écuyer, seigneur dudit lieu et de Poignat, près Volore, vivant vers 1480,

duc de Coigny, pair et maréchal de France. Elle mourut le 27 septembre 1757, la dernière de cette famille, qui porlail pour armoiries : d'argent, semé de trèfles de sinople; au chef de queutes, chargé de 3 croisettes d'argent.

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