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d'or, """ mer- Il épousa Louise Geslin (i) , héritière de la branche 5e,""."' de Geslin de Kertanguy, laquelle était veuve de lui lorsque, par acte du 14 avril 1581, elle transigea sur partage avec Anne Couffon, sa belle-sœur. Guillaume III et Louise Gesiin sont rappelés dans une requête présentée par Jean Couffon, leur petit-fils , aux juges de la juridiction de Plouha le 17 mars i63i, comme leur héritier principal et noble par représentation de Philippe Couffon , son père, et encore comme héritier principal et noble de Vincent Geslin, sieur de Kerletoux , frère de Louise. Du mariage de cette dernière et de Guillaume Couffon sont provenus:

1» Philippe, IIe du nom, dont, on va parler;

2° Renée Couffon, femme de Guillaume de Poences (2), seigneur de Prathingant;

3» Marie Couffon;

4° Marguerite Couffon.

Hhomt; VI. Philippe Couffon, II* du nom , écuyer, épousa épées d'argent en Catherine Hingant (3), fille de Jean Hingant, écuyer, T"'' sieur de Pennelan, et de damoiselle Jeanne Phelippe.

Les 3 et 4 octobre i63a, leurs enfants partagèrent leurs successions comme étant de gouvernement noble et de partage avantageux, c'est-à-dire que l'aîné eut les deux tiers, outre la maison noble et principale de Kerdellech, avec un enfeu dans l'église paroissiale de Plouha, et l'autre tiers échut aux puînés. Les noms de ces enfants sont:

lo Jean, II» du nom , qui suit;

(1) Famille qui a passé à la réformation de 1427. Elle s'est divisée en de nombreuses branches qui ont été maintenues en 1669 et 1670. (Voir les Registres de la recherche de 16G8, à l'Arsenal.)

(2) De Poences, famille qui a passé aux anciennes réformations, et dont était Guillaume de Poences, évèque de Sl-Brieuc en 1260. (Voir l'ouvrage de M. Habasque, sur les Côtes du Nord.) De gueules, à l'épervier d'or, se repaissant d'une cuisse de perdrix au naturel.

(3) Cette famille, maintenue noble d'ancienne extraction lors de la dernière recherche, avait aussi passé aux anciennes réformations.

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2° Guillaume Couffon, écuyer, sieur de Bellevue , né le 19
avril 1604, marié : 1° avec Plese Gourou: 2» avec Fran-
çoise de Tanouarn (1), avec laquelle il vivait le 27 janvier
1662. Il eut du premier lit:

Jean Couffon, écuyer, sieur de Kcrguilaven, né le 29
mars 1637.

3" Vincent Couffon, écuyer, sieur de Kerlau.

VII. Jean Couffon, II* du nom, écuyer, sieur de Kerdellech, est nommé dans une sentence rendue le 26 janvier i632, en la juridiction de Plouha, entre lui comme fils aîné, héritier principal et noble de feu Philippe Couffon , Guillaume de Poences et Renée Couffon, sa femme, représentant les puînés, pour le partage fait entre eux des immeubles, tant de la succession de Louise Geslin que des successions collatérales de Marguerite et Anne Couffon, et de Vincent Geslin, sieur de Kerleloux. Jean Couffon a laissé de son mariage avec Marguerite Garnier De Malabry:

1° Maurice Couffon, écuyer, sieur de Kerdellech, qui fut maintenu dans sa noblesse avec ses frères et ses oncles Guillaume et Vincent Couffon, par arrêt de la chambre établie pour la réformation de la noblesse de Bretagne du 11 juillet 1669. Il mourut sans enfants;

2» François Couffon, , sans Dostérité •

3° Alain Couffon , / morls sans Posténte

4° Julien, dont l'article suit.

VIII. Julien Couffon , écuyer, sieur de Kerdellech, né le 29 janvier i654, et baptisé le même jour en l'é

(1) De TANOtrARi», seigneurs du Bourblanc, en Bretagne. Cette famille, qui a passé aux anciennes réformations, a fait preuve, lors de la dernière recherche, depuis Alain de Tanouarn, qui vivait à la lin du quatorzième siècle , et a été maintenue dans la qualité de chevalier par arrêt du 17 mars 1671. D'azur, à 3 molettes d'éperon d'or; à la bordure du même, chargée de 8 macles d'azur.

Une autre famille de Tanouarn, seigneurs du Plessis-Bardoul, a été maintenue à la dernière recherche, comme descendue de Jean le Mesnager, sieur du Plessis-Bardoul, anobli au mois de décembre 1581. Jean le Mesnager, son fils, sieur de Piollaine, ayant épousé Jeanne de Tanouarn, ses fils obtinrent, en 1641, des lettres qui les autorisèrent à quitter le nom de le Mesnager pour prendre celui de Tanouarn. D'azur, à 3 étoiles d'or à 8 rais.

DD QuELLEIfKC: glise paroissiale de Plouha, épousa Barbe Du Quellect.efrTMgVeoie"" Nec (1), mariage célébré en la paroisse de Plonha, le 2 5 de'fjfcrîr"""* novembre 1688, en présence de Jean Couffon, écuyer, sieur de Kerguilaven, son cousin-germain, de Louise le Dauphin, dame du Colledon, aïeule de Barbe du Quellenec, et de Jean et Vincent du Quellenec , écuyers, seigneurs du Quellenec et de Pennaurum, ses frères. Julien Couffon, sieur de Kerdellech, donna déclaration le 25 avril 1690, au juge royal de Saint-Brieuc . conformément aux ordres du roi, pour le ban et arrière-ban, portant qu'il possédait une maison avec terres nobles, appartenances et dépendances, situées dans la paroisse et relevant de la juridiction de Plouha. Il comparut à la première revue de la noblesse de l'évêché de Saint-Brieuc, le 10 juin de la même année 1690, ainsi qu'il est constaté par un certificat de M. Guiard , commissaire des guerres. Comme mari de Barbe du Quellenec, fille puînée de défunt Vincent du Quellenec, écuyer, sieur de Pennaurum, et de dame Mathurine Gendret, Julien Couffon reçut conjointement avec Marie du Quellenec, dame de Kerglas, aussi fille puînée dudit sieur de Pennaurum, le partage provisionnais qui leur fut donné le 19 mai 1697, par le

(1) Celte famille d'ancienne chevalerie descend, suivant Pierre d'Hozier dans sa dédicace de l'Histoire de Bretagne de Pierre le Baud , aumônier de la duchesse Anne, de l'illustre maison d'Avaugour, branche puînée, par les comtes de Penthièvre, ses auteurs, de la maison souveraine de Bretagne. Jean, sire du Quellenec, ayant épousé, en 1371, Tiphaine, vicomtesse du Fou, Jean, sire du Quellenec, vicomte du Fou, chevalier, son fils, écartela ses armes de celles de sa mère. Le fils de ce dernier, nommé aussi Jean du Quellenec, amiral de Bretagne, souvent cité dans l'histoire de ce pays, portait de même : écartelé aux 1 et i d'hermine, au chef de gueules, chargé de 5 fleurs de lys d'or, qui est »u Quelles te; aux 2 et 3 d'azur, au léopard d'or, qui est Du Fou.

Deux branches de cette ancienne famille ont été maintenues dans la dernière recherche, celle des seigneurs de Belle-Isle et de la Brosse, par arrêt du 8 novembre 1668, et celle des seigneurs de Pennaurum et du Colledon, puinée de la branche des seigneurs de Kerjolly, par arrêt du 5 septembre 1669.

Il y a eu en Bretagne une autre famille Du Quellenec, portant: d'argent, à 8 mâcles de gueules, laquelle n'avait point de rapport avec la précédente.

sieur le Dauphin de Kerhamon, curateur des enfants mineurs desdits sieur et dame de Pennaurum, et en cette qualité représentant l'aîné de la -succession de défunt Alain du Quellenec, écuyer, sieur du Colledon, aïeul desdits mineurs (1), en présence de leurs parents paternels et maternels , savoir : écuyers , Pierre , seigneur du Quellenec, cousin issu de germain, Gabriel Harscouet, sieur du Quellen , époux de Marie du Quellenec, Mathieu Couffon, sieur de Kerlevarec, parent au 4e degré, François Harscouet, François-Joseph Courson , sieur de Cortang, Pierre Taillart, sieur du Guasve», et Claude Courson, sieur de Quevets. Julien Couffon et Barbe du Quellenec ont eu pour fils:

IX. Claude Couffon , écuyer, seigneur de Kerdellech , né le 8 août 1695, et baptisé le même jour parle recteur de l'église de Plouha. 1^ se maria, le 26 septembre 1718, avec Anne-Gillette Courson (a), dame Cotmow: de la Maisonnenve, laquelle en resta veuve en 1740. ^detnbifm"TMLeurs enfants furent: bitTMa.

1» Yves-Gabriel, qui suit;

2° Anne-Marie Couffon de Kerdellecli;

3° Marie Couffon de Kerdellech.

X. Yves-Gabriel Couffon , chevalier, seigneur de Kerdellech, né le 2 avril 1727, et baptisé !e même, jour en l'église paroissiale de Plouha, fut mis avec ses sœurs sous la tutelle de leur mère par acte exercé en la juridiction de Plouha le 5 mars 1740, et obtint des lettres de bénéfice d'âge en la chancellerie de Rennes le 18novembre 1 jbo. Il s'allia, par contrat du 25 avril

(1) Alain de Quellenec était fils de Philippe de Quellenec, seigneur de Pennaurum , et de Marguerite le Meur, et petil-fils de Jean du Quellenec et de Françoise Couffon, dame du Colledon. (Voir à la bibliothèque de l'Arsenal le Nobiliaire de Bretagne, dresse sur les registres de la réformation de 1668).

(2) Cette famille a été. maintenue, en 1P> S, dans sa noblesse d'ancienne extraction. Elle a figuré dans les anciennes réformations. ,

1700, passé devant Brunot et Leuiat. notaires des sénéchaussée de Guingamp et juridiction de Saint-Michel, Marie-Augustine-Louise Limon Du Timbub, (ilie de noble Toussaint Limon, sieur du Timeur, avocat en la ï"toîum il cour et ancien maire de Guingamp, et de défunte cbimpci«ccom. aame Louise-Catherine Philippe, dame du Timear.

pagnet de 3 mo _ _ II'

Icum d'cperen Yves-Gabriel Couffon passa un bail le 3o juin 1782 ,

du fécond émail. t wr i r» r% • ■

devant de Rerguenecn et F. Gourion, notaires en la juridiction de Plouha. Il eut de son mariage:

1° François Couffon de Kerdellech. Il fut parrain de GabrielMarie, son frère, le 29 avril 1772. Il mourut sans postérité;

2° Yves-Anne Couffon de Kerdellech , né le 4 février 1760. Il entra dans les gardes-du-corps de Louis XVI et fit preuve de son dévouement à ce prince malheureux dans les journées des 5 et 6 octobre 1789 (1). Lors du départ pour Yarennes, il précéda le roi, ayant accompagné à la frontière le comte d'Agoult, premier aide-major-général des gardes, qui avait ordre d'y*attendre S. M. Yves-Anne est mort à Lubeck, après le licenciement des armées des princes et de Condé, dans lesquelles il avait servi avec distinction. De son mariage contracté avant son émigration avec MarieAnne le Bikan de Pennelé (2), il n'a eu qu'une fille:

(1) Les titres qui prouvaient la filiation des Couffon et le gouvernement noble dans leur famille depuis un temps immémorial ont été perdus pendant la révolution , ayant été , par l'imbécillité de la personne à qui ils avaient été confiés, enfouis dans la terre dont ils ont été tirés presque totalement gâtés. Ces titres prouvaient que les Couffon étaient d'ancienne chevalerie et qu'ils avaient été bienfaiteurs de l'abbaye de Beauport près Paimpol. Yves-Anne Couffon , garde-du-corps du roi, se trouvant à Paris, avait donné communication de ces titres au généalogiste des ordres du roi, pour faire les preuves des carosses, mais la révolution qui éclata empêcha de donner suite à cette affaire. Si les monuments peuvent corroborer cette assertion, nous dirons que l'on voyait encore avant la révolution les armes des Couffon

• sculptées sur les murs de cette abbaye,détruite pendant la terreur,

et que l'on nomme, dans la paroisse de Plorihà, la Tour Couffon, un endroit où existait autrefois une tour bâtie, ainsi que l'indique le nom, par les auteurs de cette famille. Ce n'est plus actuellement qu'une fortification ruinée, située sur une éminence et dominant la mer. On a établi tout auprès un poste de douaniers.

(2) Le Bihak , famille reconnue noble d'extraction dans la dernière recherche. : d'or, au chevron de gueules, à la Champagne d'aiur.

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