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XIV. Nicolas De La Garde De Saignes et De Valon, chevalier, marquis de la Garde, baron de Saint-Angel, seigneur de Saint-Pancrasse, de Langlade, de Puycastain et autres lieux , naquit le 8 janvier 169^ , et fut reçu page du roi en la grande écurie en 1710 (1). Il épousa au château de Luzignac, en Périgord, par contrat passé devant Saunier, notaire royal, le 4 novembre

1720, Renée De La Porte, fille de haut et puissant sei- dwun^rïT gneur Élie-Jean de la Porte, chevalier, seigneur de la jSJta,**!* Porte, de Luzignac, de la Sarladie, etc., et de haute et ^(,lle !ur puissante dame Marthe de la Touche de Ghillac. Le marquis de la Garde fit son testament olographe le 5o novembre 1753, et mourut avant le 21 février 1760, date du testament de sa femme. Il en avait eu quatre fils et trois filles:

1° Tbibaucl, II» du nom , qui suit;

2° Pierre de la Garde de Saignes de Saint-Angel, reçu chevalier de l'ordre de Malte, en 1739, depuis commandeur, en 1788. Il avait servi comme capitaine dans le régiment d'Artois, infanterie;

3° François de la Garde de Saignes de Sainl-Angel, reçu chevalier de l'ordre de Malte , page du grand-maître au mois d'août 1740. Depuis il fut officier des vaisseaux de cet ordre et commandeur, en 1781;

4° Thibaud-François de la Garde, vicomte de Saint-Angel, écuyer du roi en sa grande écurie;

5° Marthe de la Garde de Saint-Angel, mariée avec haut et puissant seigneur messïre François de Rouffignac, seigneur de sauna, et de Crogniac;

6° Biaise de la Garde, demoiselle de Saint-Angel;

7° Jeanne de la Garde, demoiselle de Saint-Pançrasse, religieuse.

XV. Thibaud De La Garde De Saicnes et De Valon, IIe du nom, chevalier, comte de Saint-Angel, seigneur de Langlade, de Saint-Pancrasse et autres lieux, épousa

(1) Voir ses preuves dans le fonds de d'Hozier, à la bibliothèque du roi. Elles contiennent une traduction très-détaillée des principaux actes depuis le contrat de mariage de Barthelemi de la Garde (1479).

au château de Beynac, en Périgord, par contrat passé devant la Grange, notaire royal, haute et puissante bureiéBdv"ide demoiselle Anne-Marie De Beynac , demoiselle de pieuks. Montgaillard, fille de haut et puissant seigneur messire Pierre, marquis de Beynac, premier baron de Périgord, seigneur de Comarque, de Montgaillard, de Montfort et autres places, et de haute et puissante dame AnneMarie Boucher. Le comte de Saint-Angel partagea avec ses frères et sœurs la succession du marquis de la Garde, leur père, par acte sous seings-privés du 27 mai 1763. De son mariage avec Anne-Marie de Beynac est issu:

XVI. François-Thibaud De La Garde De SaintAkgel, comte de la Garde, né le 26 octobre 1762 , reçu page du roi en la petite écurie, le 29 décembre 1777. Il entra sous-lieutenant au régiment Dauphin, dragons, le 12 avril 1782, fut fait enseigne surnuméraire dans les gardes françaises, le 28 juillet de la même année, puis successivement enseigne, le 29 février 1784, et sous-lieutenant le 2 mars 1788. Le comte de la Garde Saint-Angel a fait ses preuves de cour au cabinet des ordres du roi, le 28 février 1789 (i). 11 a été condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, le 6 thermidor an 11 (24 juillet 1794).

Une autre branche cadette de la maison de la Garde, celle de Brousselte, subsistait, avant la révolution, dans M. de la Garde, capitaine au régiment de Bourbonnais , infanterie. Son fils , dernier rejeton de cette branche, est mort capitaine dans les gardes d'honneur.

^1) Elles sont paraphées par M. Cherin fils, et existent dans l'ancien fonds du cabinet du Saint-Espril , à la bibliothèque du roi.

ï'Ves Dk Mude , De Nieowlandt, etc., en Flandre.

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Armes : de gueules, à 3 bustes de vierge de ,; carnation, posées de front, habillées d'azur et chevelées d'or. Supports : deux dragons d'or qui tiennent chacun un étendard.,'**' > 1 frangé du même, celui à dextre d'azur, au chevron d'or, accompagné de 3 étoiles d'argent, qui est De Mude; l'autre : de •-. :; gueules, au chef d'or, qui est De NiecwLahdt. L'écu timbré d'une couronne de comte. Cimier : un maure issant de sable» ■ tortillé et juponné d'argent, tenant à la ... main droite une branche de rosier de sinople, fleurie de 3 roses du champ.

DeTÏse : In Als Goet (1).

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La maison de GOETHALS, autrefois BONICOLLI, passe dans l'opinion des historiens pour l'une des plus anciennes et des plus relevées de la Flandre, où, de;

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puis le x* siècle , elle n'a cessé de tenir un rang distingué dans toutes les carrières honorables, telles qut la magistrature (1),les conseils souverains , la diplomitie et le sacerdoce.

Elle vînt s'établir à Gand vers l'an Qg5 , en la personne de Pietro, appartenant à une famille sénatoriale de Rome, et petit-fils d'un guerrier célèbre, llonorius. qui , en l'an 880, à la tête d'une légion, contribua î> délivrer la Calabre et l'Apulie, envahies par les Sarrasins de la Sicile. Ce Pietro, aussi distingué par sa valeur que par sa naissance, ayant été remarqué parnii les chevaliers lombards par Arnould-le-Jeune, comte de Flandre, s'attacha au service de ce prince, et reçut de sa libéralité la terre de Mude, dont ses descendants ont adopté et conservé le surnom pendant plus de trois siècles.

Cierem , quatrième seigneur de Mude , prit part, en 1096, à la première croisade. Pendant son séjour en Orient, il reçut le surnom à'Eulracheleus (de A, bo>i, et Tpct^»ioç, cou), traduction grecque du nom de ses ancêtres Boni colli, surnom traduit par les mots Goelhals après son retour en Flandre. Ces noms, dans la suite, ont sqbî diverses modifications. Celui d'Eulrdcheleus fut latinisé par contraction: en Eu collus, et celui de Goet-hals, paraphrasé par Als-goet (s), devint le cri d'armes de cette illustre famille. Enfin, dans

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(1) En Frimce les>préjogeshMidnaUrplaçaierit1 la magistrature après l'épéoi! Dans les Pars->Bsls,'|au"popli>aiBC, la magistrature tenait le premier- rang parce qu'elle y exerçait la puissance souveraine. C'est^à, swlput qu'on pouvait' faire la juste et entière application de cet adage si connu, et si rarement compris chez nous : Cédant arma iogœ.

(2) Algoëtus, ou sa traduction grecque (rcâv â-yafloç), PaiiagdtAukU 'i/.0«'l *si<>: .1'; ".' '■>> s;> !0«il: ...ïl'abbéi EeHeq pa/jlej de des dilJÇrents noms de la maison de Coethals dans son JHctiqnngire historique, t. vi, article de Henri ite'GiOiH:'€ Cette' famille de Goethals, dit-il','établie dans la ville de Gand depuis plus de 700 ans, est une des plus honorables de la Flandre. Elle a fourni d'excellents sujets à l'église, à la niagftlrstuFe>;<a; la république^ des lélttos. 'Blle'est connue dans l'hisi<Mc#s*nre los,dénominations diverses de Gredels, Golthat, AlgoeJut, Eucollus, Eutracheten.i et Panagathus. » «i • :> •

les temps recalés, quelques - uns de ses membres, comme Henri de Gand et François de Bruges, furent désignés dans les chroniques par le lieu de leur naissance : Quod nonnultœ ibi familiœ sint, qui bus ab urbibus cognomen datum. (Yalère André, ltibliotheca Belgica, in-4°, Bruxelles, 1759, p. 446)

Lorsque l'armée des croisés s'avança vers Jérusalem, affranchissant par de rudes combats toutes les places de la Palestine qui environnaient la cité sninte, Gerem , sire de Mude, eut le bonheur de délivrer, au péril de sa vie, trois jeunes vierges chrétiennes qu'un maure de Joppé était sur le point d'immoler à la vengeance de son prophète. Cette action généreuse, admirée de toute l'armée, et louée publiquement par Robert, comte de Flandre, détermina ce seigneur, pour en perpétuer le souvenir, à orner son écu de 3 bustes de jeunes filles. Un maure tenant une tige de 3 roses et surmontant l'écu, achevait de compléter le symbole de cette particularité mémorable (1).

Les monuments nombreux qui attestent la grandeur originaire de cette famille, ses nobles alliances, sa participation continuelle à tous les événements qui ont marqué dons l'histoire de Flandre, ont été mis récemment en lumière par une plume savante et exercée. Nous voulons parler des Esquisses biographiques extraites des tablettes généalogiques de la maison de Goethals, publiées par M. le chevalier L'Évêque de la Basse-Moûtnrie, et dont il est fait mention avec de justes éloges dans le Journal de Clnslitut historique (t. iv, p. 266). C'est clans ce livre curieux que nous avons puisé les faits intéressants et les preuves fondamentales de cette généalogie. Nous y renvoyons ceux du nos lecteurs qui préfèrent aux déductions rigou

(1) M. le Mayeur, dans son poème sur la Gloire Belgique, vin, p. 505, a rappelé ce fail dans le quatrain suivant:

Boni-Colle, ancien nom , l'effroi du Sarrasin ,
Sous le nom de Goethals qu'il tient du souverain,
Ayant sauvé les j ours de trois jeunes captives,
Fait orner son blason de leurs têtes naïves.

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