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mieres perfobes, à cause d'un troifienie I qui furvient: Afn que nous perions ; que vous payiez : il redevient bref à la truifieme : qu'ils payeni. On prononce donc à l'indicatif, pai-ions, pai-iez, pai-iens : au subjonctif, paii-ions , paii-ie?, pai-ient. Mais c'eit abufivenient qu'on mettroit un Y comme autrefois dans Baye, Claye, Etaye, & altres 1cmblables, cù on ne prononce qu'un seul I. qui fait dipl: kongue avec l'A. On doit donc écrire, Baie, Claie, Eraie, & ainsi des autres, excepté Paye & Payemens.

S. 3. De l'A suivi des confones M & N.

L'A prend un son nasal en se joignant aux consones M & N: amtafadeur, ancêtres : mais il faut remarquer que pour exprimer ce fan naíal, on prend la lettre M avant le B, ambassade , unbition ; avand le P, amplifier , amputer : & avant le PH, amphibologie & amphiskeitre. Avant les autres consones, il prend la lettre N, Ånce:rzs, anche, endouille, anfractueux, ange, Anjou, ankylose, anse, anire, Anyers.

Si la lettré M ett doublée ou suivie de la lettre N, l'a ne devient point safal ; mais en conservant le fon simple qui lui est propre, il devient bref: Ammon, amnistie.

De même, fi la lettre n est doublée, l'A ne devient point nasal; mais il devient bref en conservant le fon qui lui eft propre: Annales, 623002, annulaire.

Le fon nasal de l'A se confond avec le son nasal de l'E : ambasadeur, & Empereur ; Anche , & Enchere : l'usage & l'étymologie determinent dans ces cas équivoques : nous y reviendrons en parlant de la lettre E.

S. 4. De l’A employé dans les mots composës. Quand la lettre A entre dans la compofition des mots comme préfofition, elle a souvent fait doubler la consone initiale du fimple : cet ul-ge nous est venu du Latin : Ainsi on écrit, Accourir, accroître, annota , apparoirre, apporter , apposer , arrirer; parce qu'ils font composés de la preposition à & des mots courir, cruitre , noret , paroître, porier , pofer tirer; ou plutôt parce qu'ils vienent du Latin, acerriere ,

accrefcere ,anEiste , apparere, apportare, apponere, aitrahere. Mais dans la pronontation on néglige souvent ce doublement; del vient qu'intensible Bent l'usage permet de le négliger en écrivant, sui-tout dans les mots purement François, tels que adoucir, amener, arilir, ou qui étant Dimne dérivés do Latin, ont été tellement francisés , qu'ils ont même perd: la forme de leur étymologie : ainsi du Latin, Abbreviare , on a d'abord formé en François, Abbrevier, & abfriger; mais on prononce Abréger , & aujourd'hui l'usage permet de l'écrire ainsi.

Ceci paroit mériter quelque détail : mais j'avertis que je negligerai communément les dérivés, parce qu'ordinairement ils suivent leur Izcipe.

Liste de mois go le doublement, après la lettre A, vient de

l'étymologie, Abbreviare. Abbréger L'Académie écrit néanmoins Abréger. Elle écrit

míme au i Abrevioreur & Abreviation, quoique ces deux mots vienent plus inını dialement au Latin, abbreviario Abbreviator. Ainh la raison d'étymologie ne doit pas toujours prévaloir sur l'ulage de la

provonciation. Accedere, Accéder. On peut remarquer que dans ces mots, ce Accelerare, Accelerer. n'eut pas un fimple doublement; parce que Aceptare, Accepter. le second C le prononce autrement que le Accidens, Accident.

premier, & par cette raison il doit être Accipere, Accepter. confervé. Acclamation Acclcmarion. Ce mot est plus Latin que François : on y

pronurice les deux C. Accommodare, Accommoder. Dans tous ces mots on néglige, ou du Acciedere,

Accroire. moins on fait peu sentir le doubleAccrescere, Accroître. ment du C; & fi l'on y conserve les Accumulare,

Accumuler. deux en écrivant, c'est à cause de l'éty. Accurrere, Accourir.

mologie, quel'Academie a néanmoins Accufare, Accuser. negligee dans Abréger & les dérivés. Additio, Addition. Ce mot eit plus Latin que François, on y

prononce les cieux D.
Aftabilis, Afible.
Afiecare, Afficher. Ces mots sont d'un usage fi commun qu'on
Aflectio, Afition.

у
fait

peu sentir le doublement, Algere,

Allicher.
Afiliare, Affilier. On y prononce les deux F.
Afhenare, smer.
Alligere, Affliger.

fait peu fentir le doubleinent. Anlere, Atuer. Asgravare, ggraver. On y fait peu fentir le doublement. . a gregare, Aggnger. Academie écrit Agréger, Agrégé, Agrégation. Aggreilor, A-grisseur. L'Academie écrit Agrefeur, Agreffion. Allaudare, Allouer. Allegare, Alleguer.

} On y fait

peli

fentir le doublement. Allevare, Allege. Aliicere,

Allicher On y fait peu sentir le doublement. Alligare,

Allier.
Allutio, Allision. Ce mot est plus Latin que François : on y

prononce les deux l.
Anneclere, Annexer.
Annihilare, sanihiler. On y prononce les deux v.
Annotsre, A71012r.
Annuntiare, Annoncer. On y fait peu sentir le doublement.

On y

A CS, Alla riere, Acura, Ableie,

Aurec ure,

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Acquere, Antogare,

}

Asparare, Appréuer
Aparere, Apparuirre

} On y fait peu sentir le doblement. Appeilare, appeler. L'Académie écrit dppeler, Appelant & Appelé :

Inau's elle confe ve Appellarif as appellarion ; parce que ces deux
poms tant beauco ip plus rares, on y confeive la prononciiion
des deus I, ainsi

que
des deux p,

dont le doublement eit negligé dans les trois premiers mots. Azzedere,

Appondre. drensis,

Alpindice. On y fait peu sentir le doublement.
Aperit.
Appiuudir.
Arriliqler.

Agrofer. portar, A porter.

Plous ces mots sont ultés, moins on y Apricur. fait tenir le doublement. dy herdere, App.eht der

Aouringver, 2:10 inquare, Approcher.

nati). Approximation. On prononce les deux P, parce qu'il
Dins unité
As cele, Acqui seer. On y fait peu sentir le C qui expride le
Acquerir.

doublement de la letire (.
Arroger. On y fait peu sentir le doublement.
Allurer.
Alirir.
Aliner.
Afeger.

Dans tous ces mots le doublernent de la

la lettre s est nécessaire en François , streoir.

pour lui conserver son articulation forte;

mais on la fait plus ou moins fontir, Aligner.

selon que ces mots sont plus ou moins Alaillir. Armiare, Alfimiler.

ultés. Ainti on prononce les deux S

dans affertion.
A ocier.
mpió, Afump!ion.

Atention.
Arrenter. Le doublement se fait plus ou moins sen-
Atténuer. tir dans ces iro's , selon qu'ils sont plus
Arrefter. ou moins ufités : ainti on prononce plus
Arteindre, diflinctement les deux T dans attribut,
Anirer.

attribution, attriburif. Airbucre, Antribuet.

D: ce detail il retulier°, Qu'il est difficile de donner des regles bien Prelles sur ce donb'ement, qui dans la proronciation s'exprime plus

& que l'Académie même néglige de conserver dans cerdias mots : 2°, que plus les mots sont uités , plus le doublement se

Aservice,
A ererare,
Andere,
2.7jere,
Allous,
Aliagare,

A mere, Avociaie,

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ruins,

miglige dans la prononciation : 3o, Que quand on le néglige dans la pronaociation, on peut bien aussi le négliger en écrivant, comine 1 Académie inéme le fait dans abréviation, agregation, agreffion.

Bite, Bon,

Liste de niots le doublement, n'étant point exigé par l'étymologie,

est négligé par l'Académie. De Bailler, Aboiler. Batard, Abitur ir On pouroit y joindre abandoner, que quel

tirent de Bandon.
Battre, Atarire. On peut remarquer que l'Académie écrit aba-

tage & aburis, avec un scul T, ce qui conduit à écrire également
abatement, abatures & abarre.

Abêtir.

Abonner & abonnir ; ou aboner & abonir : car on n'y pro-
nonce qu'une N.
Bord, Aborder.
Borner, Aborner. Ainsi l'Académie ne conserve pas un seul
Bouche, Aboucher. doublement du B: cela montre ce que
Dout, Abourir. l'on pouroit faire en pareil cas sur les
Breuvage, Abreuver. autres lettres.
Brute, Abrurir.

Dans ces trois mots, comme dans le fui-
Cens, Aceler.
Chaland, Achalander.

vant, le doublement eft negligé, parce Chemin, Acheminer.

qu'il ne peut avoir lieu fans changer

l'une des articulations. Chopper, Achoppement, ou Choper & achopement : car on n'y

prononce qu'un P.
Lonner, Adonier, ou adoner : car on n'y prononce qu'une N.

Adoffer.
Doux, Adoucir. Ainh l'Académie ne double point le D,
Dreier, Adrfler. Pourquoi faudroit-il doubler la lettre s?
Droit, Aurois.
Genouil, Agenouiller. On ne pouroit pas doubler fans changer l'ar-

ticulation du G. Grand, Agrandir, Gré,

Agréer.
Griffc, Agriffer, ou grife & agrifer : car on n'y prononce qu'une F.
Guerre, Aguerrir. On n'y prononce qu'une R ; mais on en écrit

deux pour marquer l'étymologie tirée de Guerre & non de
Guérir,

Aguers. Ainsi l'Académie ne double point le G.
Heurler, Aheurter. On ne pouroit pas doubler la lettre H.
Jour,

Ajourner.
Jutie,

On ne pouroit pas doubler la lettre .
Ajuster.
Largue, Alarguer.
Ligne, Aligner.

Dos,

Guet,

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ans le Oimine

logie,

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quel

.

chua

ment

pro

Mort,

feul

Neant,

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Nuit,
Paix,

Petit,

Deloi, Alvi.

Ling, Alonger. Pourquoi n'écriroit-on pas acourcir !
Lurl, Alourdir. Pourquoi n'écriroit-on pas apesantir ?
Maigrir, Amaigrir.
Mat, Angrir.
Meilleur, Ameliorer.
Mener, Amener. Ces mots, & les quatre suivans, mon-
Menu, Amcruiser.

trent que l'Académie ne double point
Meuble, Ameublir. la lettre M.
Meute, Ameuser.
Mince, Amincir.
Doindre, Amoindrir.

Amollir, ou amolir; car on n'y prononce qu'une L.
Monceau, Amonceler.

Amortir,
Nuser, Amuser.

Ameantir.
Noble,

Anoblir. Pourquoi donc écriroit-on annuller?
Anuirer.

Apaiser
Percevoir, Apercevoir.
Aperifer.

Voilà au moins huit P l'Académie
Aplanir.

que
Splarir.

ne double point : pourquoi donc dou

bleroit-on les autres ?
Potte,

Apofter.
Pollille, Apostiller.

Apurer.

Arafer. Pourquoi donc n'écrircit-on pas Arondir ? &c.
Terine, Atermoyer. Pourquoi donc n'écriroit-on pas Atabler?&c.
Avachir,

On ne double jamais en François la let-
Avenir.
Avilir.

fre V: pourquoi donc doubler en écri

vant tant d'autres lettres qu'on ne
Aviver.
Avoifiner.

double point en prononçant?
De tant d'exemples ne pouroit-on pas conclure qu'il y a encore
plusieurs mots où l'on pouroit négliger le doublement?
Lijte de mots ou, d'après les exemples précédens, on pouroit

negliger le doublement.
Acâbler.

De Couple, Acoupler.
Acoler,

Court, Acourir.
Compagnie, Acompagner.

Coulume,

Acoutumer.
Acofter.

Credit,

Acrediter.
Acoucher.

Croc, Acrocher.
s'Acouder.

Croupe, Acroupir,

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Plat,

-ger

ny

Pore,
Ras,

Vache,
Vecir,

D, s!

Vil.

Voisin,

D. Cible,

Col,

Cote,
Couche,
Coude,

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