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Faire,

Ferme,
Terme,

Rang ,

Franc,
Fret,
Friand,
Front,

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ne

Di Cul,
Aculer.

De Parent, Aparenter.
Fede,
Afidir.

Puis,

Aparier.
Afaire.

Pauvre, Apauvrir.
Fain, Afamer.

Perant, Apelantir.
Afermer.

Point, Apointer.
Afermir.

Prendre, Aprendre.

Privé, Aprivoiser.
Afiner.

Profond, Aprofondir.
Foible,
Afoiblir.

Propre, Aproprier.
Fol.
Afoler.

Provision, Aprovifioners
Fourche,
A fourcher,

Aranger.
Afranchir.

Rive,

Ariver,
& frerer.

Rond, Arondir.
Afriander.

Table, Arabler,
Afrouter.

Tendre,

Arendrir.
Tút,

Terre,

Alerrer.
Lait,
Alairer.

Tiede,

Ariedir.
Lumiere,
Alumer.

Tute,

Arrifter.
Aniler.

Troupe,

Arrouper. Parcil, Apareiller. Si l'on compare cetie Lile arec la fricédente, il (era peut-être pas facile de dicerrer pourquoi on retien droit dans celle ci un doublement que l'Académie même suppriine dans l'autre. L'Academie, en retranchant une partie de ces doublenens qui s'érciçnent, semble nous inviter à supprimer de même ceux que l'usage étcint également dans la prononciation , en stendant qu'il'les éteigne totalement dans I'Orthographe. On avoit creint les preiniers avant que l'Académie rarifiât cette extinction dans son Dictionaire; elle semble par - là témoigner qu'elle approuve cette nouvele Orthographe, & que comme elle en a ratifié le conmuncement, elle en ratifiera de même les progrès.

ARTICLE II. De La Lettre B. La Lettre B fe prononce toujours de la même maniere, quand on doit la prononcer. Quelques-uns supposent qu'elle se confond quelfois avec le P, comme li Obrenir devoit le prononcer Optenir ; mais c'est une altération que rien n'exige. Dans quelques Provinces on

les confond aufli le B avec le , V confone. Ainsi pour dire Boire , uns disent Voire, tandis que les autres disent Poire. Ces deux prononciations sont également vicieuses.

Lorsque B se trouve doublé au milieu des mots , il arrive souvent qu'on n'en prononce qu’un , comme on vient de le voir dans "Abbrégé, d'où l'on a formé Abrégé, parce qu'on n'y prononce qu’un B. Plus les mots font ufités, plus ces doublemens incommodes le négligent; on vient d'en voir une muluude d'exemples dans les mots composés de la lettre A. Il en est de même des mois fimples: ainsi pour conserver

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l'etymologie, on écrit Abbé, Abbelfe, Abbaye ; mais on prononce Abé,
Arte
, Abaye

, parce que ces mots font devenus parmi nous très-frequens : au contraire, dans Abbatial, qui est plus rare, & qui vient encore plus immédiatement du Latin, Abbariolis , on fait sentir les deu B.

Comme felon l'étymologie on a dû écrire en Latin Obmitsore, on a azih ecrit en François Obmettre : mais la prononciation s'ett adoucie dans les deux Langues, de maniere qu'on écrit en Latin Omitiere; &quen François on écrit de même Ometire, sans A

Lorsque le B se trouve à la fin des mots, on le prononce dans les Doms propres , Jacob, Rahab : mais dans les autres mots l'ulage varie. Aici dans plomb, on ne le fait pas sentir : on prononce Plur : cependart on le conterve en écrivant, parce qu'il vient du Latin Plumbum ; & parce qu'il fert à former les dérivés, Plomber, Plomberie , Plombier, Plantagine ou Mine de plomb. Quelques-uns pretendent qu'il en est de même du mot Rumb, déo tire du Larin Pumbus , en parlant du vent ; & il peut se faire que parni ceux qui se servent souvent de ce mot, on prononce hon; inais este ceux qui s'en servent rarement, l'usage ett dy faire sentir le B. L'Aademie avertit qu'on prononce Romb. L. Ble joint avec les lettres L & R , & il y conserve son articulation naturele , soit au commencement des mots, Blåmer, Braver : soit 1 m.lieu, sabler, sábrer.

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ARTICLE III. De la Lettre C.

ment

3101

once comme

elle TC5

iel

La Lettre C exprime deux articulations différentes. Devant les
bogeles A. O, U, elle se prononce comme le K; ainfi on dit : Cabares,
Cilone
, Cure
. Derant les voyeles E, 1, Y, elle se

pronor
la lettres ainhi on dit : Cesure, Cimeni, Cycle.

Pour lui donner devant les voyeles A, O, U, l'articulation de la dettre S, on met au dessous une queue que l'on nomme cédille : aina on ecrit, il s'avança, il façona, il reçur. Alais on retranche cette cea dille, quand le C se trouve suivi des voyeles E, I : ainfi quoiqu'on daire, il plaça, il reçut, néanmoins il faut écrire placer & recevoir, fans cedille.

Le C a pris la place du K dans Kalende , d'où on en a fait en Latina mime Calende, & en François, Calendes.

laC, qui ell la troiserne Lettre de l'Alphabet des Latins , vient dGumma, qui eft la troisieme lettre de l'Alphabet des Grecs : celui-ci rient du Ghimal, qui eti la troisieme lettre de l'Alphabet des Hábreux; & de cetto origine le C a conservé quelque atlinité avec le G.

li le confond avec le G, en Latin clans Gaius, d'où on a formó Coins; & au contraire en François dans Claude, que l'on prononce bahvement Glaude, d'où l'ona formé par corruption Glandor & Gundon.

De mène au milieu des mots le C fe confond avec la G, de maniera

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que du Latin Cicada, on a fait en François Cigale ; de Ciconia , e venu Cigogne; l'Académie l'écrit ainfi : & de Cicura, on a form Cigue : mais on conserve cependant Cicutaire; parce que ce mot e plus rare. De Secundus on a tiré Second ; & on l'écrit ainsi à cause d Í étymologie ; mais on prononce Segond.

Le c fe confond avec le g, en sorte que du masculin Public , o forme le féminin Publique : Du Latio Africa, on forine en François Afrique ; mais de ce lub!tantii on forme enfuite l'adjectif Ajricain , o le c reparoit; parce que dans cet adjectif, il s'apuie sur 1, au lie que dans le fubilantit il ne pourroit s'apuier fur fon Emuet, fans perda fa forme.

Lec se confond également avec la lettre S, en sorte que de Sour se forme Souriciere.

Devant la voyele l, le c se confond avec le T, en sorte qu'en Lati méme on écrit Nuntius & Nuncius, d'où est venu en François Nonci De Pænitentia, on a fait en François Penitence & Penitencier. Mai l'Académie conserve pénitentiaux & Penitensiel avec un T, parce qu ces mots beaucoup plus rares sont moins derivés du François, Pér. tence, que du Latin , Panitentiale, Panitentiales.

Le C doublé au milieu des mots devant les voyeles A, 0, 0,1 double plus ou moins dans la prononciation, selon que les mots for plus ou moins utités. Ainsi on apuie sur ce doublement dans Acu Laurentia : il s'afoiblit & s'éteint dans Accabler, accommoder , accuse: On le conserve néanmoins dans l'Orthographe de ces deux derniei mots, parce qu'ils vienent du Latin Accommodare , accusare ; mais femble qu'on pourroit le négliger dans Accâbler, accoler , accoster, &c co:nme venant immédiatement du François, Cable, Col, Cûre, au trefois Cofte.

On conserve ce doublement dans la prononciation même devan les voyeles E, I, parce qu'alors le premier C se prononce comme l K , & le second comme la lettre S. Ainsi on dit & on écrit, Accep tion & accidene , qui vienent l'un & l'autre du Latin. Mais du Fran çois Cens, on forme Acenser, sans doublement.

Le C tient aussi lieu de la lettre l, lorsqu'on veut la doubler : ain on dit en Latin acquiefcere, acquirere ; & delà en François, ccquiefcer acquérir : mais le grand fage de ces mots fait qu'en François on lait éteindre ce doublement dans la prononciation.

Le C au coinmencement & au milieu des mots , fe joint ave les lettres L, M, N, R, T, Claquer, Craquer; Búcler, Sacrer; Aficier & en Latin Cneus, Acmon, Acne. Dans tous ces mots il conserve I. prononciation forte du K. Il s'afoihlit devant la lettre I dans Ecloga d'où l'on a fait en François, L-glogue ; l'Académie l'écrit ainai. D. Claffcum, on a fait en François, Clas : c'eit ainti que l'Académii l'écrit.

Le C conserve fa force devant la lettre H, dans les mois peu nite qui nous vienent du Latin, ou du Grec, ou de 18.brou, comint

wan:

dans Chaos , Chetidoine, Chiromancie, Choréveque, Chus , Chylose. La une articulation C H retient encore toute la force devant les confones, L, R, T, comme dans Chloris , Chrême, Autochthone.

L'articulation forie C, ou CH, pouroit au se joindre avec la letise S; mais alors les deux articulationis réunies forment la lettre X, Anf au lieu de Arphacfad, on écrit Arphaxad. De même on trouve Arhluph & Asophi C'est le même nom.

Larticulation CH se trouve encoro jointe au Z dans Achzid & dizioa: elle y conserve la force.

Mais elle s'a:loiblit devant les voyeles dans les noms fort usités : Chaleur, Chemin, Chicane , Chose, Chute , Chyle. Delà il cft arrivé que pour lui conserver sa force devant les voyeles, A, 0, on tupprime Ee!quelois la lettre H, en négligeant l'étymologie; ainfi on trouve Vicerique pour Mechanique, & Métenpsycose pour Meternpsychöje. L'A

debie a proure múme cette Orthographe, en facrifiant la raison d'exnologie à l'usage de la prononciation. Mais elle a néanmoins Cherré Chalallique , Chaleite , Chalcographe, Chalité, Chaos, Choréub, Chorésique , Chorion , Choriste , Chorographie, Chorographique,

di , &c. en avertissant sculement qu'on n'y prononce point la

H, c'eft-à-dire, qu'on y prononce C A & CO, quoiqu'on y e terve l'atpiration à cause de Tétymologie.

LeCou CH se fait sentir en conservant toute la force dans les Penolyllabes & dans les mois peu ulités : Bec, Bec, Crie-crac, Tic & la . Bre, Choc, Duc, Sruc, Baruch, Maros, Syndic , Echec , 2. Mais il s éteint & se perd dans les mois qui devienent d'un od ulage, comme dans Almanach , Corignac, Ellomach , Tabac , Cidret, Cric, inftruinent, Croc : ceux qui se serveut peu de ces 395 y font seniir le C; mais ceux qui les repetent souvent, le négli. geat: on dit communement un Almana, des" Almenas , di Tuba , d'où lon a formé Tabariere fans C : & l'Académic a pris soin de remarquer qu'on prononce Cri & Cro. On sait néanmoins sentir le C dans Croce 6-abz & quand on dit, Cela fait croc sous la dent.

Le CT se prononce dans Tact, Exact, Aspect , Abject, Correet, Diret, Infect, Suspect, District : il s'éteiat dans les mots d'un frequent Lage, comme Contract & Respect : l'Académie écrit même Conirat , sas C. Mais ces deux articulations C T reprenent toute leur force es les derives , Contracter , Respecter, &c. Quelquefois ce CT final s'apuie surun e muet, non seulement dans

ooms féminins, Cataracte & Epacie; Pandectes & Vindicie , mais Cos les nomis mêmes masculins, Acte , Pacle , Architecte , Dialecte , i fede; & pour les deux genres dans l'adjectif compacte, d'où il arrive, çce les voyeles A, E, I, demeurent breves au pluriel comme ül Hulier, au lien qu'elles devienent longues dans les mots ou ce's ceux articulations ne sont pas fuivies de l'È muet, Contracts, Respecis.

Le C final se change non seulement en Q, on parlant du maiculin all izisin, Public , Publique ; mais encore en CH , Sec , Sechu. On écrit

d

aul Grec, Grecque, en réunissant le C avec le l pour former un doublement: maisce doublement est inutile, puisqu'on ne le prononce pas , & qu'il n'est point fondé sur l'étymologie; Græcus, Græca.

ARTICLE I V. De la lettre D. Le D conserve toujours au commencement des mots l'articulation qui lui eft propre, soit avant les voyeles, soit avant la consonne R, à laquelle il peut se joindre. Dame, Demoiselle , Dictionaire, Docteur, Droiture , Dureté.

De même au milieu des mots : ainsi on dit, Adapter, Adepre, Adipeux, Adoration; Adrese, Adultere.

Autrefois on disoit , Addresser, Addoucir , &c. mais nous avons vu que l'Académie a supprimé ce doublement en écrivant, Adresser, Adoucir, &c. On le conserve néanmoins dans Addition & Reddition; non seulement parce qu'ils vienent du Latin , Additio & Redditio ; mais encore plus parce que, si on n'y mettoit qu'un seul D, ils ofriroient un fens iout différent : Adition, avec un seul , vient du Latin Adicio, & fignifie Entrée, arrivée ; de même, Rédition fembleroit venir du Latin Reditio , qui fignifie Retour.

Dans les mots qui devienent d'un grand usage, on supprime quelquefois le D devant les consones. Ainsi du Latin, Advenius , & Advocarus, on a fait en François, Avent & Avocat. Du mot ancien, Adjourner, on a fait Ajourner. Ceux qui emploient fréquemment Adjuger & admodier, prononcent ces deux mots sans D; & l'Académie qui conserve Adjuger, écrit Amodier , Amodiateur, Amodiarion. On varie sur Adjoint : ceux à qui ce mot et familier , prononcent ajoint : ceux qui le disent plus rarement, prononcent adjoint, & l'Académie l'écrit ainsi. On a conserve Adverse, vraisemblablement parce que le mot Averse , soit qu'on le prene du Latin Aversus , ou du François même Verse, offre un sens tout différent.

Le D, à la fin des mots , se conferve & fe prononce dans les noms propres , Galaad, Lamed , David , Nemrod, Abiud, &c. Dans la plupart des autres mots, ou on ne le prononce pas, ou on le prononce en T devant les voyeles & devant les H non aspirées.

On ne le prononce pas dans Laid , Grand, Chaud, Bled, Pied, Révé. rend, Nid, Froid, Fond, il absoud, Talud : l'Académie écrit inéme Talus : & de quelque façon qu'on l'écrive, on prononce Talu.

Mais de ce même mot Talud ou Talus, ou forme le verbe Tuluter , en changeant le D ou l'S en T. Du mot Bled, se forme Bléer, en supprimant le D ; l'Acadé:nie méme écrit Blé fans D. Elle conserve le D dlaris Pied: on le prononce inéme en T, en disant de pied en cap ; & on le change en T dans Piérer. Piériner , Piéton.

Devant les voyeles, le D final imite lc T : c'est ainsi qu'on le prononce dans ces expreslions , un grand Empereur ; il fait chaud aujour. d'hui ; il a fait hier un froid extrine : de même devant une H noo

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