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Chez J. F. Quillau, 1760
 

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Page 47 - Français n'ont ofé penfer qu'à demi , & les Anglais qui ont volé jufqu'au ciel , parce qu'on ne leur a point coupé les ailes , font devenus les précepteurs des nations. Nous leur devons tout , depuis les loix primitives de la gravitation , depuis le calcul de l'infini , & la...
Page xi - Lafcaris , eft aux fciences & aux arts ce que la lumiere eft aux couleurs , & paroît avoir été formée moins par le befoin & par la convention que par la nature même. La plupart de ces propriétés...
Page ix - Ce que la Latine obtint des conquêtes de ce Peuple immortel , qui moins jaloux de fubjuguer les hommes que de commander à...
Page xvii - Italienne a confervé prefque tous les procédés, toutes les couleurs , en un mot, toutes les libertés des Langues Grecque & Latine. Elle trouble &. rompt à fon gré l'ordre grammatical & naturel , pour y fubftituer l'ordre...
Page xix - Arabes , fortit cet idiome , qui , comme l'Italien , perdit le plus précieux caradère de "fon origine , je veux dire , l'analogie ; mais dont la noblefle & l'élévation prouvent au moins que la longue fervitude fous laquelle l'Efpagnol avoit gémi , n'avoit point atteint fon ame. Cette Langue dont le poids & la gravité , dit Bentivoglio , femblent porter plus avant dans l'efprit les chofes qu?elle exprime ; qui -, par fa marche lente & majeftueufe, fait fouvenir de ces chants fpondaïques que...
Page xiv - Mais l'Italien n'avoit encore fait parler que fes befoins ck fes paffions : un homme s'éleva qui entreprit d'ennoblir & de fixer le langage de fa Patrie. Le Dante écrivit ce Poëme célèbre , dont les endroits fublimes n'ont été égalés par aucun...
Page 47 - Ils creufent à cent pieds le fol que nous effleurons. Il ya tel livre françois qui nous étonne par fa hardiefle , & qui paroîtroit écrit avec timidité, s'il étoife confronté avec ce que vingt Auteurs anglois ont dit fur le même fujet.
Page xxvi - Les hommes , que jufqu'alors rien ne féparoit tant de la vérité que leurs propres connoifiances, s'interrogerent fur leurs opinions : ils voulurent connoître l'origine , la chaîne &: l'ordre de leurs idées ; l'exercice de l'entendement & de la réflexion détruifoit de jour en jour & les objets & la puiffance de l'imagination. Une langue claire, nette, méthodique, qui procede comme la penfée & l'obfervation , la langue françoife , en un mot , devoit donc néceffairement devenir la langue...
Page xii - Monde y pniférent le peu de mots dont pouvoient avoir befoin des hommes avilis par l'ignorance & par la fervitude. Ces mots furent pris comme au hazard, fans choix & fans réflexion ', l'énergie en fut rétrécie...
Page xxvii - ... à l'effet que leur arrangement & leurs rapports peuvent produire. Tout terme , foit Latin, foit François , foit Italien , qui paroît à l'Anglois le plus propre à rendre fon idée , eft acquis à fa Langue, qui l'admet fur le champ , fans même fe foucier de le...

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