Bibliothèque raisonnée des ouvrages des savans de l'Europe, Volume 2

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Wetsteins & Smith, 1729
 

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Page 387 - Je me trouvai dans une vieille maison qui tomboit , et il y avoit même dans le plancher de ma chambre un grand trou ; je le fis fermer de planches pour ne le pas voir. Je me couchai, et dormis aussi tranquillement que si j'avois été dans une belle, bonne et sûre maison. Mon lit étoit auprès de la porte , parce que la chambre étoit très-petite ; celui de mes femmes étoit à l'autre bout.
Page 391 - ... garde-robe du Roi , Rochefort me dit : « Attendez un moment. » Je vis qu'il faisoit entrer quelqu'un dans la chambre du Roi qu'il ne vouloit pas que je visse; après cela il me dit d'entrer. On ferma la porte sur moi. Je trouvai le Roi seul , qui me parut triste. Il me dit : « Je suis au désespoir de ce « que j'ai à vous dire. L'on a établi dans le monde, « me dit-il , que je vous sacrifiois pour faire la fortune « de M. de Lauzun ; cela me nuiroit dans les pays « étrangers : ainsi...
Page 385 - Ce fut un dimanche de carême : on dansa après souper ; il mena les deux Reines , la princesse d'Angleterre et moi dans une galerie qui étoit toute pleine de ce que l'on peut imaginer de pierreries et de bijoux, de meubles, d'étoffes, de tout ce qu'il ya de joli qui vient de la Chine ; de chandeliers de cristal , de miroirs , tables et cabinets de toutes les manières ; de vaisselle d'argent, de senteurs, gants, rubans, éventails.
Page 385 - Reine dans son cabinet, où je l'accompagnai et où l'on tira la loterie. Il n'y avoit point de billets blancs ; il donna tout cela aux dames et messieurs de la cour. Le gros lot étoit un diamant de quatre mille écus que le sort donna à La Salle , sous-lieutenant des gendarmes du Roi.
Page 392 - où elle ne le peut faire que par une grande vio« lence?» Je lui dis: « Sire, si vousm'ôtez M. deLau« zun, je suis trop heureuse de mourir à vos pieds. « Je n'ai jamais rien aimé que lui; il mérite si fort « la tendresse que j'ai pour lui par la conduite qu'il
Page 235 - Conquérant , \\ifqu'à la fin du règne de la Reine Anne, où l'on a joint un abrégé de l'hiftoire générale de chaque règne, trad.de l'angi.
Page 117 - Alors on luy demanda qui j, c'eft qui avoit ainfi prefché la bonté de la ^ terre de Judée , finon Moyfe. Voire, „ dit-il, comme fi d'autres n'en avoient point ,, efcrit aufll bien Ce que je diray j, pourroit eftre tenu comme incroyable, n'ef„ toit que nos magnifiques Seigneurs avec pluj, fieurs gens de bien & notables en font tes
Page 378 - T. 41. ï bon que je prisse par avance les habitudes qui pouvoient être conformes à l'humeur de l'Empereur. J'avois ouï dire qu'il étoit dévot ; et , à son exemple , je la devins si bien, après en avoir fait l'apparence quelque temps , que j'eus pendant huit jours le désir de me faire religieuse aux Carmélites : dont je ne fis confidence à personne. J'étois si occupée de ce désir, que je ne mangeois...
Page 377 - ... particuliers l'on peut juger que la Reine et Monsieur en durent sentir beaucoup d'avoir perdu leur plus grand ennemi. Toutefois ils ne jouirent pas sitôt de la bonne fortune que cette perte sembloit leur promettre. Tous les malheurs du cardinal subsistèrent , et l'on ne devoit pas s'en étonner, puisqu'il avoit eu le crédit de faire agréer au Roi celui qu'il avoit voulu substituer à sa place. Je pense qu'il n'ya jamais eu que lui au monde qui ait disposé, comme par testament , du bien qui...
Page 128 - Derechef, quand il lui fut objecté que doncque à son compte le diable serait substantiellement Dieu, — en riant il répondit bien hardiment : En doutez-vous? Quant à moi, je tiens ceci pour une maxime générale que toutes choses sont une partie et portion de Dieu, et que toute nature est son esprit substantiel.

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