Œvvres françoises de Ioachim Dv Bellay, Volume 1

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A. Lemerre, 1866 - 585 pages
 

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Fréquemment cités

Page 17 - Se compose donq' celuy qui voudra enrichir sa langue, à l'immitation des meilleurs aucteurs Gréez et Latins: et à toutes leurs plus grandes vertuz, comme à un certain but, dirrige la pointe de son style. Car il n'ya point de doute que la plus grand...
Page 76 - Si, par la lecture des bons livres, je me suis imprimé quelques traictz en la fantaisie, qui après, venant à exposer mes petites conceptions selon les occasions qui m'en sont données, me coulent beaucoup plus facilement en la plume qu'ilz ne me reviennent en la mémoire, doibt on pour ceste raison les appeller pièces rapportées?
Page 486 - Atque ego cum Graecos facerem, natus mare citra, Versiculos , vetuit me tali voce Quirinus, Post mediam noctem visus, cum somnia vera: „In silvam non ligna feras insanius , ac si „Magnas Graecorum malis implere catervas.
Page 481 - ... sumite materiam vestris, qui scribitis, aequam viribus, et versate diu, quid ferre recusent, quid valeant umeri.
Page 72 - Voulant donques enrichir noftre vulgaire d'vne nouuelle , ou pluftoft ancienne renouuelée poèfie, ie m'adonnay $ l'immitation des anciens Latins, & des poètes Italiens, dont i'ay entendu ce que m'en a peu apprendre la communication familiere de mes amis. Ce fut pourquoy, à la perfuafion de laques Peletier, ie choifi le Sonnet, & l'Ode, deux poèmes de ce temps là (c'eft depuis quatre ans) encores peu vfitez entre les noftres : étant le Sonnet d'Italien deuenu François , comme ie croy, par...
Page 489 - Apollo, ne, si forte suas repetitum venerit olim grex avium plumas, moveat cornicula risum furtivis nudata coloribus?
Page 9 - ... se sont privez de la gloyre de leurs bien faitz, & nous du fruict de l'immitation d'iceux: & par mesme moyen nous ont...
Page 33 - Françoys, quasi un seul, Guillaume du Lauris et Jan de Meun, sont dignes d'estre leuz, non tant pour ce qu'il y ait en eux beaucoup de choses qui se doyvent immiter des modernes, comme pour y voir quasi comme une première imaige de la langue Françoyse, venerable pour son antiquité. Je ne doute point que tous les pères cryroint la honte estre perdue, si j'osoy...
Page x - Privé , encore tout enfant , de mes parents, je suis, pour mon malheur, abandonné à la merci d'un frère. Sous sa tutelle, ma première jeunesse, qu'il eût fallu occuper par la culture des lettres, est perdue pour moi. Elle fut perdue comme en un vert jardin la fleur que nulle onde n'arrose , que nulle main ne cultive. A la mortde ce frère, lorsque j'étais parvenu à l'âge d'homme, i.
Page 11 - Pithô déesse de persuasion, pouvoir rien dire de bon , si n'etoit en langaige etranger et non entendu du vulgaire. Et qui voudra de bien pres y regarder, trouvera que nostre langue francoyse n'est si pauvre qu'elle ne puysse rendre fidelement ce qu'elle emprunte des autres; si infertile, qu'elle ne puysse produyre de soy quelque fruict de bonne invention , au moyen de l'industrie et diligence des...

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