Poésies complètes. Joseph Delorme. Les Consolations. Pensées d'août

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Charpentier, 1840 - 403 pages
 

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Page 70 - Pour trois ans seulement, oh ! que je puisse avoir Sur ma table un lait pur, dans mon lit un œil noir, Tout le jour du loisir; rêver avec des larmes; Vers midi, me coucher à l'ombre des grands charmes ; Voir la vigne courir sur mon toit ardoisé, Et mon vallon riant sous le coteau boisé ; Chaque soir m'endormir en ma douce folie, Comme l'heureux ruisseau qui dans mon pré s'oublie ; Ne rien vouloir de plus, ne pas me souvenir, Vivre à me sentir vivre !.... Et la mort peut venir.
Page 71 - An sublime spectacle un spectateur sublime. Moi, j'aime à cheminer et je reste plus bas. Quoi? des rocs, des forêts, des fleuves?... oh! non pas, Mais bien moins; mais un champ, un peu d'eau qui murmure, Un vent frais agitant une grêle ramure; L'étang sous la bruyère avec le jonc qui dort; Voir couler en un pré la rivière à plein bord; Quelque jeune arbre au loin, dans un air immobile, Découpant sur l'azur son feuillage débile; A travers l'épaisseur d'une herbe qui reluit...
Page 138 - L'esprit critique est de sa nature facile, insinuant, mobile et compréhensif. C'est une grande et limpide rivière qui serpente et se déroule autour des œuvres et des monuments de la poésie, comme autour des rochers, des forteresses, des coteaux tapissés de vignobles et des vallées touffues qui bordent ses rives.
Page 25 - ... Rime, qui donnes leurs sons Aux chansons, Rime, l'unique harmonie Du vers, qui, sans tes accents Frémissants, Serait muet au génie; Rime, écho qui prends la voix Du hautbois Ou l'éclat de la trompette, Dernier adieu d'un ami Qu'à demi L'autre ami de loin répète ; Rime, tranchant aviron, Éperon, Qui fends la vague écumante ; Frein d'or, aiguillon d'acier Du coursier A la crinière fumante; Agrafe, autour des seins nus De Vénus...
Page 61 - A toi , Ronsard , à toi , qu'un sort injurieux Depuis deux siècles livre aux mépris de l'histoire , J'élève de mes mains l'autel expiatoire Qui te purifiera d'un arrêt odieux. Non que j'espère encore , au trône radieux D'où jadis tu régnais , replacer ta mémoire ; Tu ne peux de si bas remonter à la gloire : Vulcain impunément ne tomba point des cieux.
Page 124 - C'est ainsi qu'achevait l'Aveugle en soupirant, Et près des bois marchait, faible, et sur une pierre S'asseyait. Trois pasteurs, enfants de cette terre, Le suivaient, accourus aux abois turbulents Des molosses, gardiens de leurs troupeaux bêlants.
Page 331 - Hugo puissant et fort, Vigny soigneux et fin, D'un destin inégal, mais aucun d'eux en vain, Tentaient le grand succès et disputaient l'empire. Lamartine régna ; chantre ailé qui soupire, II planait sans effort.
Page 178 - C'est qu'après bien des jours, bien des ans révolus, Ce ciel restera bleu quand nous ne serons plus; Que ces...
Page 191 - Oh ! quand je vous ai dit à mon tour 'ma tristesse, Et qu'aussi j'ai parlé des jours pleins de vitesse, Ou de ces jours si lents qu'on ne peut épuiser, Goutte à goutte tombant sur le cœur sans l'user ; •Que je n'avais au monde aucun but à poursuivre; Que je recommençais chaque matin à vivre...
Page 113 - Ne ris point des sonnets, ô critique moqueur! Par amour autrefois en fit le grand Shakspeare ; C'est sur ce luth heureux que Pétrarque soupire , Et que le Tasse aux fers soulage un peu son cœur...

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