Petite bibliotheque des théatres: Chef-d'œuvre d'Autreau. Danaus

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Au bureau [de la Petite bibliotheque des théatres], 1785
 

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Page 6 - Plus ou moins, selon l'esprit qu'on a. Le public ressemble à présent à un convive qui est sur la fin d'un repas. Il ya longtemps que le repas dure. Quand il se mit à table au commencement du siècle passé, il se contentait des plus grosses viandes. On lui a servi depuis les mets les plus friands et en abondance, dont il s'est rempli avec volupté. Il en a jusqu'au nœud de la gorge. Et quand on lui en offrirait encore de pareils, ce qui n'est pas possible, je ne sais s'il en serait touché.
Page 15 - A PARIS, || Au Bureau de la Petite Bibliothèque des Théâtres, || rue des Moulins, butte S. Roch, n° n.
Page 17 - ARLEQUIN, seul. \j) quelle tempête ! Quel ravage ! Quelle désolation ! le tonnerre étoit si épouvantable, que le soleil s'est caché de peur , et la pluie si horrible , que la rivière de Seine en est encore toute trempée. Le ciel resscmbloit à un jeu de paume.
Page 8 - Trafiquet d'évoquer le problème difficile en tous temps, du petit théâtre en quête d'une oeuvre de qualité. — De bonnes pièces ? En trouve-t-on comme on veut, de bonnes pièces ? Croyez-vous que d'habiles gens veulent risquer leur réputation sur votre théâtre ? — Et nous, nous n'en voulons point donner de méchantes. — Il faut au moins en risquer de médiocres, si vous en voulez donner de 1. Le Port-à-T Anglais, Prologue, se.
Page 17 - II n'ya pas moyen, vous dis-je. Il reSte auprès d'elles un dragon surveillant, une vieille duègne, un Argus en coiffe. LE CHEVALIER : Oh ! laissons faire l'hôte : il n'ya qu'à le mettre dans nos intérêts, il trouvera bien le moyen d'écarter la vieille. TONTINE : Mais, tout de bon, eSt-ce une envie qui vous presse si fort, que celle de parler à votre blonde ? LE CHEVALIER : Ma chère Tontine, je suis enchanté, vous dis-je, je péris, je meurs. TONTINE : Attendez, J'imagine un moyen de les...
Page 76 - Ce cabarcr-ci ne ressemble point aux autres , où l'on veut toujours avoir les Garçons auprès de soi. Ici , il ne faut monter que quand on vous appelle , et plutôt à la seconde fois qu'à la première. Moins vous servez, moins on vous voit , et mieux on vous paye.
Page 63 - FLAMINIA. Sans le départ du Comte de Trinquemberg , que j'aimois, j'en aurois encore plus que vous; mais il hausse ou baisse selon la joie ou le chagrin que nous cause l'amour , et l'embonpoint est le thermomètre du cccur d'une fille.
Page 19 - Hé bonjour, mon cher Arlequin. Comment as-tu passé la nuit ? ARLEQUIN : Je ne sais, car je dormais, je ne t'en saurais rien dire. Et toi ? VIOLETTE : Pour moi, je ne sais si j'ai dormi, car je n'ai fait que rêver toute la nuit, et quand on rêve, on ne sait ce qu'on fait non plus. ARLEQUIN : Et tu rêvais à moi sans doute ? VIOLETTE : Non. Je rêvais à ce gros garçon pâtissier qui...
Page 15 - Non, il es~t veuf. Il n'a que deux filles fort aimables et fort vives, mais malgré cela fort timides. Le monde les effarouche. Le moyen que cela soit autrement ? Elles sortent des prisons bourgeoises de Rome. LE CHEVALIER : II en eSl une blonde, non pas ? TONTINE : Oui, la cadette.
Page 41 - Cela eft vrai, il a tort dans toutes les défenses qu'il nous a faites à tous; mais je suis raisonnable, moi, et je vous donnerai du vin tant que vous voudrez, à condition que vous vous raccommoderez, Arlequin et vous, en buvant ensemble, car dans ma maison j'aime la paix et la joie.

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