Lettres & mémoires choisis parmi les papiers originaux du maréchal de Saxe: et relatifs aux événemens auxquels il a eu part, ou qui se sont passés depuis 1733 jusqu'en 1750 notamment aux campagnes de Flandre de 1744 à 1748, Volume 5

Couverture
J.J. Smits & Cie, 1794
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 24 - ... son commerce et de sa navigation ; que ce pays d'ailleurs est à portée des côtes de l'Angleterre, on sent combien la jalousie de cette nation est intéressée à ce que la France n'étende point sa domination d'un côté aussi important à tous égards. Dès qu'il est établi et constaté que le parti le plus convenable que la France puisse prendre dans la poursuite de la guerre sur terre, relativement aux Anglais, est de porter les plus grands efforts du côté des PaysBas, il s'agit ensuite...
Page 23 - ... c'est cette faction qui règne aujourd'hui en Hollande sous le nom et l'autorité d'un stathouder, uni à la famille royale d'Angleterre par la plus étroite alliance. Il est de la gloire comme de l'intérêt des Anglais de maintenir le nouveau gouvernement de cette république et son stathouder à quelque prix que ce soit, et, pour cet effet même, de procurer le rétablissement de la paix, s'ils ne peuvent se promettre de leurs efforts de remplir cet objet par les voies de la guerre. La situation...
Page 22 - ... celles qui ont été formées en faveur de la maison de Stuart. Il ne reste donc de moyen à la France de faire une guerre solide contre l'Angleterre qu'en l'attaquant indirectement dans ses alliés, et en prenant de si justes mesures pour assurer ses succès, que l'Angleterre puisse enfin reconnoître l'inutilité des dettes qu'elle contracte pour le soutien de la guerre, et les dangers auxquels elle peut s'exposer par l'abus qu'elle fait de son crédit. La conquête entière des Pays-Bas autrichiens,...
Page 28 - Liége et les environs de Cologne : tous ces quartiers sont peu éloignés de Maëstricht ; et si l'on n'use de surprise et de diligence, il ne sera pas aisé de les prévenir. Il paroît qu'on ne peut se proposer que deux manières de remplir cet objet. La première, en traversant le pays de Luxembourg à la droite de la Meuse, avec un corps considérable. Il est vrai que le chemin que prirent les ennemis en 1746, lorsque M. le maréchal de Saxe les déposta de devant Namur par les manœuvres en...
Page 25 - ... en 1702, comme on avoit pu le faire. Par la prise de cette place, on coupe pour ainsi dire les ennemis en deux, en séparant ce qui sera du côté de la Basse-Meuse d'avec ce qui sera dans le pays de Luxembourg; on les prive de toutes les subsistances en-deçà de la Meuse, et l'on s'en assure pour les troupes du Roi. Les ennemis ne peuvent plus se porter vers le Brabant que par un pays de bruyères et de sable, presque impraticable pour de grandes armées, et où elles ne peuvent point se tenir...
Page 26 - Maëstricht raflermiroit de plus en plus les alliés que le Roi peut avoir en Allemagne, contribueroit à conserver la neutralité de l'Empire, et pourroit peut-être produire quelques bons effets par rapport au roi de Prusse. Toutes ces considérations font sentir suffisamment l'importance de cette conquête. Il ne reste plus, dans le cas où l'on se déterminera à en faire le siège, qu'à examiner les moyens d'en assurer le succès. Cette entreprise en elle-même, à ne l'envisager que par la...
Page 19 - Il n'ya peut-être jamais eu d'occasion où l'on pût appliquer, avec plus de raison que dans la conjoncture présente , la maxime reçue de tout temps que nul projet de guerre ne peut être véritablement utile qu'autant qu'il est relatif à l'intérêt politique d'un État. Après les démarches que la France a faites , il ne...
Page 29 - Ce qu'il y auroit à craindre en prenant cette route, ce seroit : i°La distance, y ayant huit à neuf jours de marche, en partant de la frontière des Evêchés; 2° Tous les inconvéniens qui peuvent survenir dans une marche aussi longue et aussi combinée ; 3° Les retardemens que peuvent...
Page 24 - Il n'ya presque plus lieu de douter que les trente mille Russes à la solde de l'Angleterre et de la Hollande ne se mettent en marche dans le courant de ce mois, ou dans le commencement de l'autre. Les Hollandais d'ailleurs n'épargnent ni sollicitations ni dépenses pour tâcher de rassembler quelques troupes, tant en Allemagne qu'en Suisse. On doit donc s'attendre que les ennemis auront des forces très-considérables en campagne...
Page 22 - Roi n'en trouvera dans ses finances, et qu'enfin l'on sera obligé d'accepter les conditions qu'ils voudront dicter pour leurs alliés, quand même les nouveaux efforts qu'ils font pour augmenter leurs armées ne pourroient leur procurer des événemens assez heureux et assez décisifs pour parvenir à ce qu'ils se promettent de la seule durée de la guerre. Dans la situation où est l'Angleterre, ayant une marine nombreuse et supérieure, elle n'a rien à craindre de toute entreprise du dehors qui...

Informations bibliographiques